Au 13éme siècle, Ibn Khaldoun avait constaté qu’en jeune enfant était ouvert aux deux culture : bien et mal. On ne peut exceller que dans un seul art, a-t-il précisé. J’ai longtemps pensé que ce verdict tranché peut être, exceptionnellement, démenti ou relativiser. Je me suis trompé.
Vers le milieu des années 80, l’historien algérien, Mohamed Harbi, avait, quant à lui, constaté : « …il existe des mafia dans tous les pays du monde. En Algérie, dit-il encore, c’est la mafia qui gouverne… ». La situation n’a pas changée depuis.
En avril 1999, de tous les patins candidats aux élections présidentielles algériennes, je pensait que l’enfant d’un illustre personnage, Taleb Ibrahim, que je ne connaissais que de nom, sans jamais l’avoir rencontré, pouvait être le meilleurs des 6 vieux lévriers rabatteurs du non moins géronte et sénile Abdelaziz de Bouteflika, un assoiffé de pouvoir, qui a le don de prolonger l’agonie de l’Algérie et d’accentuer la misère d'un peuple qui lui est étranger, qui n'est pa le sien.
De tout le personnel apolitique algérien : « pires que les bêtes », selon Aristote, c’est Taleb Ibrahimi qui m’avait longtemps paru comme étant relativement intègre, pouvant être sevrer de la pensée unique et curable du totalitarisme.
Issu d’une modeste famille patriote, n’ayant que le militantisme pour tout héritage, pour rester dans la lignée des miens et de la famille révolutionnaire algérienne, pour honorer la mémoire de nos valeureux martyrs, défendre la dignité bafouée du peuple auquel j’appartiens, depuis fort longtemps, j’ai pris un engagement d’honneur, en vers moi-même, de faire ce que je pourrais, là où je me trouverais, avec les moyens dont je disposerais… pour dénoncer l’arbitraire, quelque soit le tyran et quelque soient ses victimes et les motifs invoqués pour légitimer l’arbitraire et la barbarie. Et, pour éviter une ignominieuse catastrophe générale que je voyais et entendais se mettre en marche depuis le début des années 70.
Aux élections présidentielles d’avril 1999, j’ai soutenu la candidature de Ahmed Taleb Ibrahimi. Sans que ce candidat le sache, je m’étais procuré des tracts et des affiches que j’avais reproduits. Equipé ma voiture en matériel d’affichage, mobilisé des copains, parcouru les marchés et autres lieux publics pour distribuer les tracts. Braver des nuits fraîche et pluvieuses pour afficher, dans les endroits les mieux fréquentés et les plus visibles. Pour les besoin de la cause, ayant affaire à une population abrutie, voire même, fanatisée par la pensée unique, dépolitisée. J’avais développé un slogan : « Votez, cette fois-ci votre voie ne sera pas perdue ».
A tort, j’avais cru que si Taleb Ibrahimi, Aït Ahmed, Mouloud Hamchrouche, par exemple, s’étaient engagés dans la bataille c’est que le scrutin allait être enfin ouvert, propre et honnête. Que néné ! Que néné ! Ils se sont trompés et ils ont fourvoyé le peuple dans leur sillage. Les élections présidentielles de 1999 étaient les plus sales de toute la misérable histoire de l’Algérie. Elles ont porté à la tête d’un pays malade, un Néron sénile, un cruel masochiste qui se réjouit des malheurs du peuple et de la prolongatrion de son agonie.
Taleb vient d’écrire ses mémoires. Il s’agit en réalité d’une apologie du boumediénisme, du totalitarisme, du crime, de la corruption, du fascisme, du fanatisme et de la barbarie.
Qui était Houari Boumediene ? Nous rappelons encore une fois que Mohamed Boukharouba était un agent des services spéciaux coloniaux recruté, en 1954, en Egypte, instrumentalisé avant d’être infiltré dans les rangs des nationalistes algériens au Maroc et en Tunisie. Houari Boumediene a tué plus de valeureux combattants algériens que 12 généraux-salopards de l’envergure d’Aussaresses. H.B était devenu le point de ralliement de félons infiltrés par l’ennemi dans les rangs des nationalistes algériens pour y former une 5éme colonne.
C’est avec le soutien de pseudo déserteurs douteux, de la 25éme heure, qu’il a confisqué l’indépendance de l’Algérie, les villas coloniales, les fonds de commerce, les domaines agricoles et livré les algériens à l’arbitraire de la toute puissante sécurité militaire algérienne.
13 ans de pouvoir absolument de H. B. ont absolument désincarné l’Algérie de ses valeurs et le peuple de sa culture. Saad Saadi, un autre pantin politique algérien, qui se doit de connaître les ficelles du pouvoir, avait écrit, après 1989 : « … En Algérie, les grosses fortunes de la corruption ont été constituées à l’époque de Boumediene ». Avant d’ajouter : « Je dirai que Chadli a démocratisé la corruption ».
H. B avec le soutien de sbires félons, s’est emparé du pouvoir au nom de la légitimité révolutionnaire. Au nom de cette même légitimité, il a liquidé physiquement et/ou politiquement tous les symboles de cette même la révolution.
L’Algérie de 1962 n’est plus reconnaissables dans l’Algérie de 2008. Où est passé l’Algérie d’antan ? Le grenier à blé de Rome, de Byzance, de la grande armée napoléonienne ? Et la légendaire solidarité du peuple algérien algérien ?
Par millions, si toutefois on leur ouvrait les portes de l’exile, la sève de l’Algérie, ses jeunes cadres et diplômés, se jetteraient dans une eau infestée de requins, jonchée de danger, pour fuir l’Algérie, le boumediénisme, sans se retourner. Sont-ils des fous ?
Comment un despote aveugle, comme H.B., qui a ruiné l’agriculture algérien, assassiné des dizaines de milliers d’algériens, livré l’Algérie à la mafia, aux opportunistes, puisse-t-il encore trouver grâce aux yeux de Taleb Ibrahimi ?
Certes, ni les esclavagistes, ni les colonialistes, ni les impérialistes, ni Staline, ni Hitler, ni Mussolini, ni Pinochet… ne manqueront de nostalgiques pour les célébrer. En rendant un hommage apologétique à Boumediene, Taleb Brahimi a-t-il pensé aux millions d’Algériens : injustement arrêtés, cruellement persécutés et torturés, arbitrairement exécutés ou contraints à l’exile ?
Que les personnes que j’ai abordées pour leur tendre un tract, tenter de les convaincre, qu’aux élections présidentielles de 1999, contrairement aux simulacres des élections passées, que leur voie allait enfin compter, sachent, si toutefois j’avais réussi à surmonté leur légitime méfiance, que je les ai trompée de bonne foi. A présent, j’ai la conviction qu’Ahmed Taleb est le parfait produit d’un pouvoir totalitaire, sanguinaire et anti-populaire. Comme tous les produits d’un pouvoir malfaisant, Taleb n’a reçu que la culture de servir, aveuglément, les puissants et d’asservir le peuple, les faibles. Il est incapable de faire le bien quand bien même il le voudrait, son « ouazi’ » (sa morale, sa conscience, son cliquet de non-retour), comme dit Ibn Khaldour, l’en empêcherait. Comme tous ses lugubres compagnons de du despote Houari Boumediene, Taleb est animé par un seul et unique désir : devenir tyran à la place du tyran.
Le moment n’est-il pas encore venu pour juger le boumediénisme non pas à coups de slogans mais l’aune de ses œuvres. Après bientôt un demi siècle du boumediénisme, dans quel état général : culturel, politique, économique, social, sanitaire, infrastructures routières, les vieux immeubles haussmanniens, de grand standing se trouvent-ils ? Aussi doit-il être jugé au travers de son entourage. L’écrasante majorité des responsables qui continuent à ronger l’Algérie, ne sont-ils pas des proches du despote, les produits les plus achevés du boumediénisme ?
Si aujourd’hui, le gaz et le pétrole, qui ne sont pas les œuvres du boumediénisme mais un don de la nature, permettent encore au misérable peuple algérien de colmater sa faim, de maintenir sa tête hors d’une eau marécageuse, d’éviter l’asphyxie, qu’en sera-t-il le jour d’aprèsle gaz et pétrole ?
Je dédie mon texte à toutes les victimes de l’arbitraires du boumediénisme, aux faibles, au petit peuple algérien qui endure une enfer totalitaire planifié par l’ancienne puissance coloniale, mis en œuvre par Boumediene et sa sécurité militaire.
Afin que le qualificatif de nazi français ne paraisse pas déplacer ou exagéré, voici ce qu’a déclaré le successeur de Paul Aussaresses, le capitaine
la Bourdonnaye-Monluc , à la journaliste Marie Monique Robin l’auteur de : «Les escadrons de la mort »,
la Découverte , 2004:
«Certains membres de l’équipe que j’avais récupérés étaient devenus complètement fous. Ils avaient pris l’habitude de tuer les prisonniers d’un coup de couteau dans le coeur ». (Cité par Jean Charles Deniau dans : « Je n’ai pas tout dit ». De Paule Aussaresses, Rocher, 2008, page 93).
Pendant la guerre d’Algérie, certains services français se sont comportés comme leurs homologues de
la Gestapo du 3éme Reich durant le second conflit mondial. Ils ont égorgé, devant leur mère, des nourrissons et des bébés dans leur berceau, violé et tué des mères devant leurs enfants, torturé des prisonniers qui, pour abréger leurs insupportables souffrances extrêmes, avouent ce que leurs tortionnaires voulaient bien entendre. Des officiers français ont contraint des prisonniers algériens à creuser leur tombe avant d’être tuer par leurs geôliers à coup de tranchant d’une pelle, à coup de pioche, etc. Selon toute vraisemblance, le jeune professeur en mathématique, l’universitaire français, Maurice Audin, après avoir été cruellement torturé par des parachutistes français, il a été tué, par ces mêmes parachutistes d’un coup de couteau dans le cœur. La guerre d’Algérie a fait quelque 600.0000 morts sur une population de 8.000.000 d’habitants.
La mort dans les centres de concentrations nazis était-elle plus cruelle que celle infligée aux algériens par les soldats français durant la guerre d’Algérie ? Les cadavres des victimes des nazis, parce que non musulmanes, seraient-ils plus émouvants que ceux des algériens victimes de barbarie française ? La discrimination entre les victimes des camps de concentration nazis et les victimes algériennes des nazis français durant la guerre d’Algérie ne relève-t-elle pas du racisme ? D’un double crime ? De deux poids deux mesures ? Qu’aurait pensé les familles des résistants français si le nazi, Klaus Barbie, le bourreau de Monsieur Jean Moulin, l’un des symboles de la résistance française à l’occupant nazisme, était libre, assuré d’une impunité à toute épreuve, écrivait, allant jusqu’à donner des détails morbides, sur l’arrestation, la torture et l’exécution de Jean Moulin, de son illustre otage ? Ne seraient-elles pas tromatisées tout comme les algériens peuvent l'être?
Rappelons que la guerre d’Algérie (1954-1962) avait opposé
Dans ses méditations, Monsieur Djoubran Khalil Djoubran, dit le Prophète, un intellectuel et artiste libanais polyvalent, décédé au début de 1930, avait, quelque part en Angleterre, fait parlé un renard anglais traqué par 100 chasseurs armés, monté à cheval, chacun était accompagné de 4 chiens spécialisés dans la traque des renards. Avant de recevoir le coup de grâce, d’être écorchée vive, la bête à la noble fourrure avait ironisé sur la folie et l’extrême cruauté des humains :
« …L’idée de constituer une meute de 100 renards armés, chacun monté sur un lion et assisté de 4 tigres rabatteurs, pour pourchasser un seul homme, ne serait jamais venue à un renard », dit la bête. (Rappelé de mémoire).
Durant la guerre franco-algérienne, les rapports de forces entre les combattants algériens et la super puissance coloniale était encore plus surdimensionnée que ceux d’un renard isolé faisant face à 100 chasseurs armés, montés, assistés de 400 chiens dressés.
S’agissant d’une guerre psychologiques menée par des experts machiavéliques, conscients de la gravité de leurs crimes et des châtiments qu’ils en encouraient au cas où la guerre d’Algérie se terminerait mal, qui ne pouvait se terminer que par la substitution du colon brun au colon blanc, les archives de la guerre d’Algérie sont à l’image de leurs auteurs, des Aussaresses. C’est-à-dire, manipulées de manière à désinformer chercheurs et opinion publique. D’ailleurs, celles qui sont susceptibles de faire tomber les masques, d’identifier les légions d’indigènes félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens pour y former une 5éme colonne, les actuels colons brun, ne seront jamais déclassées. Dans sa dernière livraison : « Je n’est pas tout dit », Paul Aussaresses, à l’instar de plusieurs chercheurs, a indiqué que l’Arbi ben M’Hidi a été arrêté suite à une dénonciation. A Alger, tout le monde connaît le misérable dénonciateur de Larbi ben M’Hidi, de l’un des symboles de la révolution algérienne.
Dans un régime qui tire sa légitimité hypothétique de la lutte armée contre le colonialisme, comme le régime algérien, le misérable qui a donné Larbi ben M’Hidi aux parachutistes d’Allard, pour le gratifier de sa suprême trahison, a été nommé, au début des années 90, conseiller politique de Bouteflika à Bruxelles. Un individu aux origines hautement douteuses, sur sa descendance, sa nationalité, son rôle pendant la guerre de libération, comme Bouteflika, après avoir, en 1978, fait main basse sur le reliquat financier de son ministère (affaires étrangères), devenir président, en 1999, ne relève-t-il pas d’une injure aux martyrs, à la famille révolutionnaire, un bras d’honneur au peuple algérien tout entier ?
Pourquoi les dirigeants algériens ne citent-ils pas, devant une institution juridictionnelle internationale, l’armée française pour crime de guerre et pour crime contre l’humanité ? N’est-ce pas que les machiavéliques criminels français et leurs supplétifs algériens se tiennent, mutuellement, par là où ça fait mal ? Par les parties honteuses ? Par les testicules ?
Algérien ! Regarde Alger, la capitale de ton pays chéri, autrefois sous le joug des colons blanc était nommée : «Alger
Où va l’argent de tes maudits gaz et pétrole ? Médite ! Face aux divisions blindées des tes tyrans qui peuvent te sembler invincibles, sache que tu es le seul maître, l’unique souverain de ton pays. Algérien ! Ne te laisse pas aller sur le terrain favori de tes despotes, sur le terrain de la violence. Oppose lui la plus puissante arme élaborée par l’intelligence de l’homme, la non violence. Renonce à tes fléaux ancestraux : tribalisme, régionalisme, superstitions et égoïsme, qui sont l’alpha et l’oméga de tes malheurs passés et présent. Revendique ta couronne, saisi-toi de ton sceptre, prends, des deux mains, ton inaliénable souveraineté sur l’Algérie. Abas la tyrannie ! Vive le peuple algérien !
Par nature, les régimes totalitaires et leurs rabatteurs civils et militaires sont détestables. L’Algérie est entre les mains de la pire racaille politique que le monde ait connue qui est responsable de la ruine physique, économique de l’Algérie et de la perversion sociale algérienne. Pour résumer la culture algérienne imposée par un régime immonde, qui s’est lui-même imposé par la force, les algériens occupent, par le nombre et par les crimes les plus crapuleux, le premier rang des détenus étrangers dans les prisons : marocaines, tunisiennes, libyennes, françaises, italiennesrang et le second au Royaume Uni. Le pouvoir algérien a éduquéles algériens à vivre de rapine chez eux et partout ailleurs.
Même si l’on va pas souvent en Algérie, les médias algériens, dans leurs connivences et leurs contradictions, par une lecture assidue, il aisé de connaître les brigandages des autorités algériennes qui sont apolitique, pires que des bêtes. Aristote avait constaté qu’un animal politisé devient le meilleur des hommes et un homme apolitique demeure la pire des bêtes.
Suite à l’arrêt du processus démocratique de janvier 1992, j’avais pris un engagement d’honneur, en vers moi-même, de ne plus jamais remettre les pieds, mort ou vif, en Algérie tant que l’armée restera au pouvoir et tant qu’il y aura un seul prisonnier politique. Une cause à laquelle j’attache beaucoup d’importance m’a contraint de revisiter mon pays après dix-sept années d’une absence douloureuse et déchirante. J’ai retrouvé mon pays et son peuple dans un état général pitoyable.
Le 13 avril 2007, avec environ 300 passagers, je me suis embarqué à Marseille sur le navire « Méditerranée ». Bien que fort vieux, ce navire reste impeccablement propre, son personnel particulièrement éduqué, courtois et serviable. Nous avons fait une traversée agréable et paisible. J’ai partagé une cabine avec deux frères doctorants universitaires et un docteur en anthropologie âgé. Durant toute la traversée, nous avions conversé, sans retenue, sur la dramatique crise que traverse notre pays. Les deux jeunes universitaires sont de couleur noire. Les policiers et douaniers algériens sont-ils plus ou moins racistes que les policiers et douaniers européens, leur ai-je demandé ? Avec une voie étranglée, l’un d’eux me répond : « Non pas seulement que nous soyons méprisés par les policiers et les douaniers mais aussi par l’Etat algérien. Avez-vous vu, a-t-il ajouté, un ministre, un préfet ou un cadre supérieur noir alors que la communauté noire d’Algérie est aussi nombreuse que les Kabyles, par exemple ? » Et l’akhmokh (un personnage ridicule) que représente-t-il ? Avais-je ajouté. : « C’est un vestige du colonialisme », m’a-t-on précisé.
Le « Méditerranée », le navire a mis 17 heures pour traverser
Libéré à 18 :30, je prends immédiatement la route côtière, la nationale 11 pour aller à Gouraya. Les panneaux de signalisations faisant gravement défaut, à chaque fois que je sortais de la route nationale, je découvrais des rues et des la ruelles dévastées qui semblaient sortir d’un conflit nucléaire. Des cratères énormes succèdent à des bosses immenses.
Tous les dix kilomètres environs, les routes sont marquées par des barrages fixes de polices ou de gendarmerie. Il s’agit de coupeurs de routes qui se livrent, en toute impunité, à leur sport préféré, au racket des automobilistes. Les victimes de choix de cette pègre en casquette et armée de kalachnikov sont les véhicules utilitaires à appartenants à des fellahs et les transporteurs de passagers à qui il est reproché d’être en surcharge. La surcharge imaginaire étant une infraction grave au code de la route, l’automobiliste doit casquer ou voir son outil de travail chargé de produits agricoles périssables immobiliser sur le champ.
Le 11 mai, au retour vers
A l’approche des grandes vacances, nous estimons que les algériens qui doivent se rendre en Algérie sachent que les plus grands voleurs de leurs pays sont : le Président de la pétaudière, ses frères et cousins de l’Ouest, ses ministres, ses préfets, ses ambassadeurs, ses consuls, ses généraux, se policiers et gendarmes, ses députés et maires, ses journalistes, etc.
La guerre d’Algérie (1954-1962) avait opposé des tribus algériennes traditionnelles à
Les œuvres des manipulateurs rusés ne peuvent être qu’à leur image, manipulées. Dans le conflit franco-algérien, il n’existe par d’archives utiles ni de documents exploitables par des historiens. Consulter une telle prose pour écrire l’histoire reviendrait à déverser de l’eau dans des moulins à mensonges. Aussi, la plus part des historiens de la guerre d’Algérie n’ont fait aucun mystère de leur parti pris. D’autres, notamment des algériens, peut-être pensent-ils que leur peuple n’est pas encore mature pour connaître son histoire, feignent la candeur, jouent les flatteurs à outrance pour gagner les grâces de leurs seigneurs tyranniques, sauvegarder leur misérable pitance. Dans une guerre psychologique, la victoire revient toujours à celui qui a les moyens et qui maîtrise l’art d’infiltrer, d’instrumentaliser et de manipuler les rangs de son adversaire. Un bon manipulateur doit faire croire à ses victimes manipulées qu’elles sont infaillibles, géniales. Imaginons une star du cinéma des années cinquante, par exemple, qui, tout comme Robinson Crusoé, échouerait dans une île déserte, coupée du monde. Elle n’a qu’un seul miroir truqué qui, à 80 ans révolus, lui revoie l’image des ses 20 ans, de l’époque sa splendeur. Se fâcherait-elle contre son précieux et flatteur compagnon ?
D’abord il nous paraît indispensable de rétablir certains faits historiques simples, accessibles pour tous mais longtemps occultée par des fossoyeurs de l’histoire d’Algérie. Des slogans tels que : « Le peuple algérien a répondu comme un seul homme à l’appel du 1er novembre 1954 », « Le pays (Algérie) de un millions cinq cent mille martyrs », « La révolution par le peuple et pour le peuple », « Le seul héros c’est le peuple », etc., relèvent de l’enfantillage, d’une contrevérité scandaleuse et provocatrice. Le peuple algérien d’aujourd’hui, écrasé par le joug du colon brun n’est ni plus libre ni moins déshonoré qu’autrefois, sous le règne du colon blanc. Selon plusieurs sources difficilement réfutables, jusqu’au 18 mars 1962, soit un jour avant la fin de la guerre d’Algérie, au moins 260.000 algériens, autochtones, collaboraient : de bon cœur, ouvertement et très étroitement avec l’armée et l’administration coloniales blanches. A la même date, à l’intérieur du pays, selon ces mêmes sources incontestables, à peine 5000 nationalistes, à moitié nus, affamés, avec des moyens insignifiants, fuaient l’ennemi plus qu’ils ne cherchaient à guerroyer contre lui. N’est-il pas vrai qu’à l’heure de la : « Zerda » (des agapes) les convives se multiplient ?
Aujourd’hui, nous allons consacrer notre texte aux incohérences liées à l’affaire de Mr. X, à l’un des héros de la révolution algérienne. Pourquoi lui ? Parce qu’il est le parfait représentant du néocolonialisme ou du colonialisme brun. Comme beaucoup de se semblables, il est issu d’une familles parfaitement intégrées à l’ordre colonial. Originaire de Djelfa, le très honorable père de Mr. X, probablement ancien soldat colonial, en 1956, il était Bachagha (le plus haut degré de la collaboration pour un indigène). Destinés au métier des armes, à la même époque, au moins deux de ses fils étaient engagés dans les rangs des forces coloniales. L’un était capitaine et si Ahmed, notre héro, lieutenant.
Nous allons, au travers de cet illustre personnage, essayer de démontrer comment, pendant la guerre d’Algérie, les machiavéliques services coloniaux fabriquaient, clef en main, des héros avant de les infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens, dans les maquis internes et dans les camps des conspirateurs campés en Tunisie et au Maroc où, très vite, ils grimpaient, d’un seul pas, jusqu’au sommet de la hiérarchie politique et militaire nationalistes. Selon une légende cousue main par des experts en matière de manipulation et d’intox, Mr. X avait déserté les rangs de l’armée coloniale après avoir : « Fait égorger 3 soldats européens et 12 tirailleurs (autochtones) qui refusaient de déserter avec lui ». (Henri le Mire, l’Histoire militaire de la guerre d’Algérie, Albin Michel, page 307, 1988).
Pour égorger 15 soldats armés, il faudrait que notre héros ait, au moins, une bonne dizaine de vaillants complices avec lui. A notre connaissance, parmi les ouvrages estampillés historiques, consacrés aux évènements d’Algérie, publiés à ce jour, pas un seul n’indique : la date et lieu exacts de la tuerie ni le nom d’un seul complice. Mr. X, lui-même, dans ses écrits, n’a pas jugé utile de reprendre à son compte les principales légendes que les services coloniaux lui ont généreusement et maladroitement attribuées.
Pendant la guerre d’Algérie, l’une des techniques employées par les services coloniaux pour hausser le prestige d’un félon, avant de le faire déserter aux fins de l’infiltrer dans les rangs des nationalistes, pour y former une 5éme colonne, consistait à lui attribuer ou à l’aider à commettre de hauts faits d’armes imaginaires. Par suite, le pseudo héros est déclaré, par ses manipulateurs, comme ayant déserté après son forfait. Des moyens colossaux : aériens, terrestres, bruyants et spectaculaires, sont mis en œuvre pour faire semblant de l’intercepter. A grand renfort de publicité, le déserteur est condamné à mort par contumace. C’est précisément le cas de Mr. X
Précédé par sa réputation de foudre de guerre et de condamné à mort, Mr. X sera accueilli, dans les bivouacs à patins, en tunisiens, comme un suprême héros. Il sera immédiatement nommé membre du Conseil de la révolution, fonction politique et de l’état major de l’ALN, fonction militaire. D’une intelligence plutôt médiocre, ses manipulateurs ont fait de lui un génie à facettes multiples.
Très vite, il deviendra l’un des hommes liges de Boumediene, un autre félon, qui le nommera procureur des conspirateurs, chargé des hautes œuvres et des basses besognes, liquider physiquement tout nationaliste qui pouvait constituer un obstacle sur la voie de la marche effrénée de Boumediene vers le pouvoir absolu. Je dis, encore une fois, que le couple Boumediene et Mr. X ont lâchement assassiné plus de valeureux nationalistes algériens que 24 généraux coloniaux de la trempe de : Salan, Challe, Massu, Aussaresses, etc. Tous deux, ont passé par les armes, en Tunisie : les colonels Amouri, Ouachria, Nouaoura, le capitaine Mustapha Lakhale. Au Maroc : les capitaines : Zoubir, Yamani, Arbaoui, et des milliers de leurs compagnons ont été lâchement assassinés par Boumediene. Et des dizaines de milliers d’autres ont été contraints de traverser les frontières de l’est et de l’ouest, alors qu’ils n’avaient aucune chance de salut. Pourquoi Boumediene et ses félons de DAF, n’ont-ils pas, ne serait-ce que tenter, une seule et unique fois, d’approcher leurs orteils de l’une de ces deux mortelles frontières ? Aussi, ont-ils liquidé, de sang froid, suite à une imposture de procès, le colonel Mohamed Cha’bani. Quel est le général colonial qui pourrait se vanter d’avoir trucidé autant de vaillants combattants algériens ?
Vers 1958, indirectement, le MALG, (indigne grand-mère de la sécurité militaire), une mafia politique et la terreur du peuple algérien, s’était approché de Grundig, une multinationale ouest allemande pour lui commander une centaine de postes émetteurs/récepteurs ANGRC9. Qui serait naïf au point de croire, qu’au sortir du second conflit mondial, alors que l’ex. 3éme Reich ou la nouvelle RDA, qui s’échinait à tourner la page de son dramatique passé récent, permettrait à l’une de ses multinationales de traficoter avec une : « organisation terroristes ? » Par ailleurs, une multinationale bien gérée, négligerait-elle ses colossaux intérêts avec
Dans cette affaire, informées par la multinationale de la demande des algériens, les autorités d’outre Rhin ont informé leurs homologues français. Ceux-ci autorisent le deal. En fait, les ANGRC9 destinés aux algériens étaient spécialement conçus de manière à indiquer, dans le temps et dans l’espace, la position de leurs porteurs et les messages reçus ou transmis par ces engins de la mort sont immédiatement interceptés et instantanément décodés par les services coloniaux.
Un général de l’état major colonial a écrit : « …Ces postes constituaient, pour nous (l’état major) l’une des principale sources d’informations, fraîches et fiables, sur l’état militaire et moral de l’adversaire… ».
Aussi, en 1961, Boumediene et ses sbires, assoiffés de sang et de pouvoir absolu, ont livré le colonel Lotfi, leur bête noire, lesté d’un de ces ANGRC9 mouchard aux légionnaires du colonels Jaquin, le patron du BEL (bureau d’études et de liaisons). L’un de nos prochains textes sera consacré à l’affaire du colonel Lotfi.
En fin 1958 ou début 1960, Mr. X est renvoyé en Algérie, par Boumediene, pour prendre la direction de la wilaya 4 et pour lui préparer le terrain en vue d’une confiscation pure et simple du : pourvoir absolu, des villas, des fonds de commerces, des domaines agricoles coloniaux, une fois que la puissance coloniale blanche aura retiré ses billes d’Algérie. Nous avons déjà dit que la wilaya 4 était passée sous le contrôle des services coloniaux dès 1958. Encore une fois, ces mêmes services vont tricoter une légende sur mesure pour le revenant. Selon eux, pour revenir en Algérie, lors de la traversée de l’hermétique et de l’infranchissable frontière tuniso-algérienne, notamment ses larges et hautes haies de fils de fer barbelés sous haute tension électrique, surmontés de miradors serrés, équipés de projecteurs à longues portées hérissés d’automitrailleuses, Mr. X se serait battu avec acharnement au point d’y laisser tous ses compagnons sur le champs d’honneur. Il serait le seul à s’en sortir sans aucune égratignure. Donc, solitaire, il traverse la moitié de l’Algérie pour s’emparer, sans coup férir, de la direction de la wilaya du centre. Hercule pouvait-il en faire autant ?
En août 1960, dans la région de Médéa, Mr. X, la foudre de guerre, le condamné à mort par contumace, est arrêté par les forces coloniales du général Leguay qui s’apprêtait à le fusiller. Voici un ordre, en provenance de Paris, plus précisément du ministère de la défense, exigeant le transfère immédiat, à bord d’un avion spécial, de l’illustre prisonnier vers Paris. Libéré en 1962, il deviendra, dans une Algérie quasi parfaitement néocolonialiste, pendant 14 ans années, commandant de la gendarmerie nationale et membre du conseil de la révolution.
Personnellement, suite à 40 ans de recherches sans interruption sur les « évènements d’Algérie », je considère le nationalisme de Boumediene et de Mr. X, entres autres, comme étant hautement suspects. Souvenons-nous, qu’en 1954, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, était déjà, en Egypte, la bête noire de la délégation extérieure du MTLD/FLN. Il avait été embarqué, en février 1955, au port d’Alexandrie, dans un bateau affrété par les services français, les deux membres d’équipage du Dinah : Ibrahim al Nial et Milan Bachiche étaient notoirement connus pour être des agents des services israélo anglo-français. Boumediene servira de point de ralliement aux pseudo déserteurs de l’armée coloniale. Il a fait la guerre non pas contre le colonialisme mais contre tout individu susceptible de lui disputer le pouvoir une fois la guerre terminée.
Contrairement à la légende des services français selon laquelle Mr. X aurait franchi, avec une bravoure supra herculéenne, la frontière tuniso-algérienne, traversée la moitié de l’Algérie, pour s’emparer de la direction de la wilaya 4. Mr. Krim Belkacem, repris par le colonel Jaquin, affirme que pour se rendre de Tunis à Médéa, Mr.X était passé par Paris. Selon tout vraisemblance, il avait voyage sous une très haute protection des services coloniaux.
En 1989, l’ancien commandant de la gendarmerie nationale et ancien membre du conseil de la révolution, sous Boumediene, avait accordé une interview à
Depuis, il a écrit et publié mais il a omis de rappeler ses hauts faits d’arme : l’égorgement de 15 de ses compagnons, sa traversée héroïque de la frontière tuniso-algérienne, sa rocambolesque arrestation en 1960, les félons décorés dans les maquis, par l’ennemi. L’a-t-on convaincu qu’il était l’un des principaux bénéficiaires des ces promotions?
Désormais, il faut juger les dirigeants algériens, non pas sur leurs discours apologétiques mais sur leurs actes mafieux et criminels à l’égard de leur peuple. Par ailleurs, certains pseudo anciens moudjahidin et putatifs enfants de chouhadas, se comportent, souvent, de manière diamétralement opposé au serment de nos valeureux martyrs. Ils sont vus par les 90% d’algériens qui sont nés après la guerre de libération, ou qu’entre 1954 et 1962, ils n’avaient pas l’âge de prendre les armes contre le colonialisme, comme étant des privilégiés, des profiteurs, des supplétifs d’un pouvoir globalement malfaisant. A l’heure où des jeunes algériens : méprisé, réprimés, frustrés, dégoûtés…, par l’arrogance de leur administration corrompue jusqu’à la moelle des os, profanent, dans toutes les régions d’Algérie, des cimetières dédiés à nos martyrs, à l’une des plus hautes valeurs symboliques de notre histoire, ne seraient-ils pas bien inspirés de mettre leur drapeau en berne pour se faire oublier ?
Le site Internet http://www.lemaghrebin.com , dans sa livraison du 31.03.2008, a publié, entre autres articles : un texte portant sur les techniques de manipulations : politiques, militaires et psychologiques des : « Groupes armés extrémistes ». Ce texte est sans doute éclairant mais insuffisant pour situer : manipulateurs, manipulés et les ravages de cette pieuvre ravageuse, avant, pendant et après la guerre d’Algérie (1954-1962). Par ailleurs, tout au plus, le général britannique, Kitson, présenté par le Maghrébin comme un expert en matière de manipulations, n’est, en réalité, qu’un modeste emprunteur de méthodes machiavéliques employées, notamment durant la guerre d’Algérie, par les services français qui ont bénéficié d’un soutien massif : israéliens, américains, allemands, anglais, espagnols, italiens, suisses, arabes et, même de délateurs algériens, de hauts rangs, infiltrés dans les rangs de leurs coreligionnaires nationalistes.
Rappelons d’abord que durant le second conflit mondial, plus précisément entre juin 1940 et mai 1945,
Dès 1942, l’ONU avait inscrit dans sa charte : « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». L’Angleterre,
En 1958, le Général de Gaulle, fraîchement porté au pouvoir, dans son célèbre discours de Dakar, ne s’était-il pas époumoné : « Que ceux qui veulent leur indépendance-la prennent ».
Est-il nécessaire de rappeler que
De pareilles peuplades traditionnelles avaient surtout besoin d’être abondamment et longuement baptisée d’eau glacée pour les réveiller de leur torpeur plurimillénaire. Hélas ! Leurs prédateurs coloniaux et indigènes vont leur administrer de puissants anesthésiants, les flatter en les qualifiant de peuple : « révolutionnaire », « progressiste », « anticolonialiste », «boutefeu de l’impérialisme», pourfendeur du sionisme » et khorti-khroti. N’est-ce pas que les flatteurs vivent au détriment des misérables qui les écoutent ?
Au19éme, par exemple, il était plus aisé, pour une nation de moyenne puissance, de conquérir, militairement, des pays très lointains, de les coloniser, de soumettre leurs populations arriérées et de les administrer qu’à une superpuissance, au 20éme siècle, malgré que
Avant d’examiner : la légitimité, les desseins, les conséquences du congrès de
Avant le 1er novembre 1954, la trentaine de chefs « révolutionnaires » algériens étaient connus, soigneusement fichés par les services français. Gilbert Meynier a révélé que l’un des neuf pères historiques de cette révolution venait d’être fraîchement : « sauvé du naufrage de l’alcool et de la drogue », a-t-il écrit, en citant sa source. (Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN.1954-1962. Fayard.
Dans un pays peuplé de quelque 8 millions d’habitants, les 2, 6, 9, 22 ou 36 membres fondateurs du FLN, n’avaient aucune légitimité pour parler ni pour agir au nom et pour le compte du peuple algérien. Le groupe des 36 était composé de transfuges du MTLD. Tout au plus, ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Par ailleurs, il n’avait pas consulté, préalablement, le peuple algérien avant de déclarer une guerre longue, hasardeuse, fratricide et dévastatrice. En fait, l’aventure du premier novembre 1954 était un coup d’Etat meurtrier contre la personne de Monsieur Messali al Hadj, le père incontesté et incontestable du nationalisme algérien et de ses partisans.
Les coups de feu symboliques du 1er novembre 1954 étaient : irréfléchis, irresponsables, illégitimes, antidémocratiques, graves, lourds conséquences. Ils ont fait naître, chez les algériens, un complexe sectaire de supériorité aux primaux déclencheurs ? Après près d’un demi siècle de la fin de la guerre d’Algérie, alors que plus de 90% des algériens sont nés après guerre ou ils n’avaient pas l’âge, entre 1954 et 1962, de prendre les armes contre le colonialisme, d’être exclus au profit d’une minorité d’anciens pseudo moudjahidin, d’enfants de chouhada et d’anciens vétérans de la guerre d’Algérie qui, au nom d’une légitimité révolutionnaire à tout le moins douteuse, imposent encore, avec insolence, de manière sectaire, leurs dictature à toute la société algérienne ?
A noter qu’en 1954, seuls le MTLD de Messali al Hadj, l’UDMA de Ferhat Abbas, étaient doté d’une légitimité populaire incontestable et les oulémas, de Ben Badis, étaient très influents dans tous les rouages de la société algérienne. Les communistes algériens et les libéraux européens avaient aussi, leur mot à dire sur l’Algérie, leur pays. Ces 5 organisations pluralistes et pluriethniques des peuples d’Algérie avaient blâmé, voire même condamné le coup de force du premier novembre 1954. Peut-être n’avaient-ils pas torts ?
Peut-être croyaient-ils davantage à la vertu de la politique qu’aux vices de la violence pour décoloniser l’Algérie. A noter qu’en France, dès 1954, Guy Mollet avait mené campagne et était élu, porté au pouvoir, sur un programme de recherche d’une solution politique à la crise algérienne. Des hommes politiques français de hauts rangs, ont informé le groupe des algérois, sauf les messalistes, de l’imminence de la décolonisation de l’Algérie. Ferhat Abbas a reconnu, par écrit, dans l’uns de ses excellents ouvrages, qu’en 1956, conformément aux conseils de ses amis politiques, il avait dissous son parti, l’UDMA et rallié le FLN.
Après avoir condamné les coups de feux symboliques du premier novembre 1954, pour rattraper le train en marche, le groupe cité plus haut, dirigé par Abane Ramdhane, tente la création d’un nouveau parti politique plus fédérateur, plus fréquentable, croyait-il, pour diriger des négociations de paix encours. Dans un premier temps, ce groupe va tenter de convaincre la direction extérieure de dissoudre le FLN et de rallier un parti à naître. Abane Ramadhan a dépêché : Ben Khedda, Louanchi et Temmar à San Remo (Italie) pour soumettre leur projet à cette direction extérieure du FLN. Là où le trio algérois s’attendait à rencontrer Mohamed Khider, par eux jugé plus malléable, ils ont trouvé en face d’eux l’inflexible Ahmed Ben Bella. Comme il est prévisible, très vite, leur conversation tourne au vinaigre. Rendu fou de rage par une proposition qu’il avait jugée indécente, voir même injurieuse, leur vis-à-vis, leur claque les talons. A partir de ce moment là, les relations FLN/Centralistes et/ou groupe d’Alger seront émaillées, jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, par des méfiances réciproques voire même de règlements de comptes sanglants.
Cependant, avant le congrès de
A partir du moment où la délégation extérieure du FLN a refusé de s’auto dissoudre et de rallier le mouvement des algérois, les services français vont aider ces derniers à renverser la direction du FLN historique. Le général Jouhaux, dans l’un des ses ouvrages consacrés à l’Algérie, a accusé les services français d’avoir organisé le congrès de
Monsieur Ali Kafi, officier de l’ALN et participant au congrès, président du haut Conseil d’Etat (1992), a révélé, dans ses mémoires, qu’avant le congrès de
A noter que les 6 wilayat d’Algérie, la fédération de France, la délégation extérieure du FLN, l’armée des frontières, n’étaient pas équitablement représentées au congrès de
En effet, à peine deux mois après la clôture des travaux de
Le premier GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) n’était-il pas, aussi, l’œuvre des mêmes services? Présidé par Ferhat Abbas, pharmacien de profession et homme politique, bien estimé par le microcosme politique colonial, mais il n’était révolutionnaire ni malin. C’était un agneau entouré d’incultes, d’assoiffés de pouvoir. A noter qu’au début des années 70, alors qu’il était âgé de quelque 75 ans, il s’était fait roulé, jusqu’au coup, dans la farine par des bergers chèvres montagnards de la sécurités militaire algérienne et des services marocaines dans une affaire dite du : « Cap Sigli ». A 75 ans révolus, avec l’aide de la sécurité militaire algérienne et marocaine, notre brave Ferhat Abbas voulait entamer une carrière de révolutionnaire, monter ses petits maquis pour renverser le régime de Boumediene. Plût à Allah qu’il eût réussi. Ferhat Abbas était à la fois : un juste et un grand naïf. En fait, face à des finasseries d’analphabètes montagnards, il n’était pas dans son élément. Qu’Allah ait son âme,
Le congrès de
Le congrès de
En décembre 1954, les services égyptiens étaient déjà entièrement infiltrés par : le MI6 britannique, le Mossad israélien,
Aussi, dès le printemps de 1958, la wilaya 4 va passer sous le contrôle des éléments félons infiltrés par les services français dans les rangs des nationalistes. A la même époque, l’un des hauts responsables de cette wilaya, Omar Oussedik, alias si Taiéb, avait voyagé entre Larhat (Villebpourg) et Alger, à bord d’une voiture d’un notable de Gouraya, sous la protection des services français. Et probablement, d’Alger au Caire, via Paris, sous la même protection. Aussi, ce brave Monsieur avait été nommé, dans le premier GPRA (09.09.1958) secrétaire d’Etat chargé de l’information.
Limites de la trahison et l’héroïsme de l’action politique. Omar Oussedik, par exemple, qui avait connu la grande misère du peuple, l’enfer des maquis, a compris que dans un combat opposant des fellah analphabètes et illettrés, affamés, à moitié nus, dépourvus de moyens…, ne faisaient pas le poids contre une puissance mondiale, membre de l’OTAN, maîtrisant : air, mer et terre. Par conséquent, la voie politique était la plus appropriée, plus rapide et la moins coûteuses en vie humaine pour accéder l’indépendance l’Algérie. Il avait donc agit en bon père de famille, en homme politique responsable, en toute bonne foi. Aussi, le colonel Si Sallah (Mohamed Za’moum) et le commandant Si Lakhdar, tous deux de la wilaya 4, en se rendant au palais de l’Elysée (Paris) pour y rencontrer le Général de Gaulle, avaient agi avec patriotisme et un courage politique exemplaire. Cependant, Il existe des éléments matériels difficilement contestables, selon lesquels Boumediene et certains de ces compagnons, étaient des agents félons soigneusement sélectionnés avant d’être recrutés et infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens. A noter que dès 1954, en Egypte, le futur Boumediene passait son temps à chercher querelle à la délégation extérieure du FLN. Au Maroc et en Tunisie, il avait servi de point de ralliement aux pseudo déserteurs de l’armée coloniale. C’est grâce à eu qu’il s’était emparé du pouvoir et s’y était maintenu jusqu’à sa mort en 1978.
La raison d’être de Boumediene était le pouvoir pour le pouvoir. Pour être sûr d’arriver à ses fins, il avait éliminé tout combattant valeureux qui pouvait lui barrer la route du pouvoir. H. Boumediene a assassiné plus de valeureux combattants nationalistes que n’ont tué 12 généraux coloniaux de la trempe de Massu. Il avait servi de point de ralliement à des éléments félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens en Tunisie et au Maroc, qu’il avait protégés promus et utilisés pour réaliser ses funestes desseins. C’est grâce à eux qu’il a accédé au pouvoir et s’y était maintenu pendant 13 ans.
A l’heure où les dirigeants algériens font appel aux services américains et au Mossad israélien, à des lobbies sionistes français pour dénigrer leurs adversaires, pour se protéger d’autres algériens, se dotent de tout un arsenal : marins, aérien et terrestre non pas pour se protéger d’un ennemi étranger mais pour empêcher ses jeunes (Harragas) dynamiques, les plus diplômés, de fuir l’enfer algérien, n’est-ce pas la faute au boumediénisme ? Si Boumediene n’était pas aveuglé par l’éclat et l’ivresse du pouvoir, il aurait vu que son entourage, ceux qui l’ont porté au pouvoir, n’étaient pas des patriotes, ils n’aspiraient pas à le devenir.