Officiellement il existe un bloc de 22 pays dits arabes répartis entre le Golfe persique, à l’Est et l’Océan atlantique, à l’Ouest, entre le royaume « chérifien » du Maroc et le sultanat d’Oman. Bien que leurs régimes politiques soient officiellement différents : monarchies, émirats, sultanats, républiques, ils sont tous autocratiques, autoritaires, totalitaires, répressifs, corrompus jusqu’à la moelle des os et héréditaires. Ils ont tous été portés au pouvoir par des mains invisibles qui les y maintiennent contre la volonté de leur peuple parfois violemment exprimée. A part quelques partis rabatteurs, créés sur mesures pour cautionner l’arbitraire accompli, il n’existe aucune opposition : politique, philosophique ou économique dans les pays arabes. Grâce à Allah, tout y est monopole d’Etat. C’est le triomphe du parti unique, de la pensée unique, de l’esprit unique. Les quelque 300.000.000 d’arabes doivent demeurer mineurs, sous tutelle de leurs mafieux dirigeants qui sont souvent des analphabètes politiques. Les populations arabes sont soumises à une misère : économique, sociale, culturelle, morale, etc., noire. Les dirigeants arabes consacrent toutes leurs ressources, gaz et pétrole…à la consolidation de leurs pouvoirs tyranniques au détriment du mieux vivre et du bien être de leurs sujets. Dans ces pays, tout opposant autres que ceux conçus et élevés sous serre du pouvoir, éduqué, programmer à répéter, à l’instar des perroquets, ses petites histoires, est immédiatement accusé de : nostalgique du colonialisme, d’adepte des esclavagistes, de suppôt du sionisme, de mécréants communistes, et, la nouvelle trouvaille, de : « terroriste islamiste barbare ».
Ailleurs que dans un pays arabe, un opposant politique, quand bien même il serait extrémiste de droite ou de gauche, reste un être d’élite, honorable. En revanche, dans les pays arabes, même ceux connus pour intolérance, leur corruptibilité et répression, leurs opposants politiques sont toujours assimilés à des : « terroristes ». Sous prétexte de faire barrage à : « L’intégrisme islamiste… ». Les pays occidentaux, notamment
Les armées arabes : populaires, royales…ne servent qu’à réprimer leurs peuples. Sous prétextes de combattre : le sionisme et/ou l’impérialisme, les régimes arabes, notamment les pays dotés de matière première (malédiction noire), sont de très gros acheteurs d’armement. En réalité leurs arsenaux désuets ne servent qu’à intimider leurs peuples ou à les réprimer dans un bain de sang. Tous les régimes arabes sont tyranniques et tous les peuples arabes sont tyrannisés, soumis à des misères : économique, sociale, culturelle, sanitaires… insondables. Un chien affamé n’est-il pas plus docile qu’autre rassasié ?
A ce stade de la réflexion, on peut déjà constater qu’il existe 22 états arabes qui ont de nombreux points négatifs communs : autoritarisme, violence, corruption, goût immodéré de grands luxes, dénégation de la démocratie, violation frontale des libertés d’expression, des droit de l’homme, etc. Il existe aussi des liens communs entre les 22 peuples arabes : misère, ignorance, malnutrition ou famine, absence de réseaux sanitaires dignes de leurs rangs et conformes à leurs moyens. Les peuples arabes, hommes et femmes, sont réduits, par leurs mafieux dirigeants, à l’état de mineur à vie, d’incapables, avec une mise sous tutelle permanente et stricte.
Que signifie le mot arabe ? Quel rapport y a-t-il entre un berbère algérien, marocain, mauritanien… africains et un bédouin yéménite, saoudien ou iraqien… asiatiques? Les maghrébins et les orientaux, dits arabes, n’appartiennent pas à la même sphère géographique. Ils n’ont aucun lien de parenté ethnique. Pas davantage de liens culturels, la langue arabe est inaccessible ou peu accessible au petit peuple d’Afrique du nord. Donc il n’existe pas, non plus, de liens culturels solides entre les orientaux et les maghrébins.
Dans la langue du Coran, le mot Arabe est synonyme d’habitant de désert. « ‘aroubi », mot dérivé de la même racine, signifie nomade du désert. En arabe dialectal : marocain, algérien, tunisien…’aroubi signifie : paysan, habitant de la campagne, non citadin, arriéré. Au moins 90% des habitants du Maghreb ne sont pas ou ne sont plus des ‘aroubi : nomades dans le Sahara, montagnards, fellahs. Donc, ils ne sont plus arabes au sens sociologique du terme.
Au 19éme siècle, l’un des plus lumineux savant de la culture arabe de son époque, l’un des pères d’une renaissance arabe avortée, enseignant à al Azhar, la plus grande université du monde arabe, qualifié par Victor Hugo de : « Génie de l’Orient », Djamel Eddine al afghani, suite à un différent avec le pouvoir politique d’Egypte, il avait été excommunié et déclaré « A’djami », c’est-à-dire non arabe. Le savant dont la réputation avait franchi les frontières du monde arabe, ne manquait ni d’adeptes ni d’appuies parmi ses confrères pour prendre, en vain, sa défense. Ses sympathisants et confrères vont d’abord commencer par poser la question : « qui est arabe et qui ne l’ai pas ? » Il est peut être plus facile de répondre sur le sexe des anges qu’à la question qui nous préoccupe. Suite à de longues et chaudes veillées byzantines, comme il fallait bien mettre en terme aux interminables palabres sous bivouac, les débatteurs ont fini par accoucher d’une synthèse troublante. Pour eux, peut importe ses origines géographiques et ethniques : « Celui qui réfléchit et s’exprime en arabe est arabe », ont-ils décrété.
Cet arbitrage est-il acceptable ? Il est facile de savoir qui parle en arabe mais comment peut-on être sûr qu’untel pense dans la langue du Coran ? Ne peut-on pas penser en français, en hébreux et parler ou écrire en arabe ou en espagnol et vis versa ?
Le sociologue et politologue algérien Addi Lahouri (enseigne actuellement à l’université de Lyon, France), a constaté que la langue arabe est victime de ce qu’il appelle une : « Diglossie », définition du dictionnaire Hachette : « Deux langues socioculturelles différentes ». Il fait remarquer que l’école arabe enseigne l’arabe littéraire, cependant, dans les cours de récréations, dans les lieux publics, au café de commerce, dans les transports en communs, à la maison, le saoudien et le marocain, par exemple, parlent l’arabe dialectal, deux langue différentes.
Bien que d’un niveau souvent primaire, les dirigeants despotiques arabes, plus ou moins lettrés, baragouinent entre eux dans une langue ésotérique, en arabe littéraire, pour impressionner leur peuple qui ne pige que dal aux subtilités de la noble langue du Coran. Le lien d’arabité par la culture est certes séduisant mais inopérant. Certes, autre fois, il y a très longtemps, pendant 10 siècles, sur un vaste territoire de la planète : Europe du Sud, Asie et Afrique, l’arabe était synonyme de civilisation, de science, d’art raffiné. A présent, l’arabe incarne : l’ignorance, l’injustice, la violence, la tyrannie, l’autoritarisme, la corruption généralisée. Les peuples arabes d’aujourd’hui sont couverts d’opprobre, de bosses et de plaies, leurs discours ne sont que des gémissements. Leur légitime délivrance tarde à venir.
Jusqu’à preuve du contraire, le monde, dit arabe, n’est qu’une mode révolue. Un miroir aux alouettes, une coquille vide, un mythe dévastateur imposé par des tyrans pernicieux, dépourvus d’âme et sans morale.