Il ressort des écrits de Fethi Dib, de l’architecte concepteur de l’aventure Dinah : « Djamel Abd al Nasser et la révolution Algérienne », du félon et mégalo, Mohamed Boukharouba : « Un Algérien nommé Boumediene», et des déclarations tardives et manifestement lacunaires, de Ben Bella, au cours d’une émission : « Chahidoun ‘ala al ‘asr » (témoin contemporain), diffusée par la chaîne de télévision satellitaire qatarie Aljazeera, que ces trois témoins oculaires n’ont fait qu’entr’apercevoir, par une tiède nuit du 26 mars 1955, dans une crique située à l’Est d’Alexandrie, furtivement, une seule fois, le temps d’un transbordement hâtif de caisse d’armes et de l’embarquement précipité de sept passagers clandestins, avant de voir la silhouette de ce qu’ils croyaient ou faisaient semblant de croire être un yacht royal, lever l’ancre, quitter précipitamment sa crique pour faire cap vers Ouest, vers Nador (Maroc sous contrôle espagnol).
Ce mystérieux bateau pouvait-il avoir été offert par le roi Hussein de Jordanie à Dinah, à la princesse d échue d’Egypte et future, première et éphémère reine ? Bien que les documents consultés n’indiquent pas la date précise, un hymen royal a bien eu lieu entre le roi Hussein et Dinah. Volontiers, nous admettons qu’il ait pu avoir lieu le premier jour de l’année de grâce 1955. Dans ses écrits, Fethi Dib, le patron des moukhabarates égyptiennes, l’initiateur de l’opération Dinah, a précisé qu’il avait entamé les démarches de son projet de livraison d’armes aux nationalistes algéro-marocains en décembre 1954. Soyons un peu logique ! Si le roi Hussein de Jordanie avait réellement offert un yacht à sa première reine, le 1ère janvier 1955, le 20 janvier de la même année, le prestigieux cadeau serait encore neuf. Il n’aurait nécessité, tout au plus, qu’un coup de chiffon pour faire briller ses miroirs et luire, de tout leur éclat, ses cuivres royaux avant de prendre la mer par tout temps et dans la direction de son choix.
Or, le patron des Moukhabarates (services de renseignements égyptiens), le mieux informé sur l’affaire Dinah, avoue, dans ses mémoires : «… Ne pouvant pas employer un bateau de la marine égyptienne, suite à son échec de trouver un bateau, en décembre 1954, il avait recouru aux services de Milan Bachich, l’un des lieutenants de Hussein Kheiry, un célèbre trafiquant (Qaïd al ‘asrab). Le 20 janvier 1955, un accord avait été conclu entre les deux parties. Le représentant de Hussein Kheiry avait proposé un premier lot de 350 vieux fusils qu’il proposait de livrer, dans un délai de 42 jours, dans n’importe frontière maritime algérienne, à condition que les armes et les frais de leur transport lui soient préalablement et totalement réglés par les clients… »
Sans entrer dans les détails, le bateau de Hussein Kheiry était une épave ruinée qui avait nécessité 30 jours de travaux acharnés et des fonds conséquents pour le remettre à flot. Doutant du sérieux de son vis-à-vis, Fethi exige de connaître le nom du bateau et l’endroit où il peut être inspecter. Milan lui annonce que le bateau se nomme Dinah, propriété de la princesse déchue d’Egypte et reine de Jordanie, il se trouve à Port Saïd. Fethi délègue l’un de ses collaborateurs, Ali Sabri, pour vérifier. Ce dernier constate la présence d’un bateau en chantier dans un coin retiré de Port Saïd. Dans son rapport, Ali Sabri interprète l’isolement du bateau comme une exigence de discrétion et de sécurité.
Les biographes de Boumediene ont écrit : « L’étudiant algérien (Boumediene) doit, avec son groupe, maîtriser les gardes avant de s’emparer du Dinah, un yacht que le roi de Jordanie vient d’offrir à sa nouvelle épouse, en voyage de noce à Madrid…».
Le roi Hussein aurait-il offert à sa nouvelle épouse une antiquité de l’époque pharaonique ou nabatéenne ?
Il y a quelque temps, vers l’année 2006, au cours d’une émission : « Chahidou ‘ala al ‘asr » (témoin contemporain), diffusée par la chaîne qatarie aljazeera, Ben Bella avait déclaré : «…Les travaux effectués sur le Dinah tendaient à booster ses moteurs pour le faire aller plus vite». Essayons d’être encore une fois logiques, si Ben Bella dit vrai, cela indiquerait que la reine de Jordanie, Dinah, était préalablement informée sur la nature du trafic auquel son yacht allait être livrer, de l’identité des bénéficiaires et qu’elle ait, préalablement, donné son accord pour que son yacht flambant neuf soit bricoler par des contrebandiers. Or, une princesse et reine ne peut être que mondaine par définition et bavarde par nature. La tenir informer d’une mission à haut risques, top secrète, relèverait à la saborder à l’état de projet. Fethi Dib précise dans ses écrits, que Dinah, la femme, n’avait été informée de la véritable mission de son yacht qu’en 1963, en sa présence, à l’occasion d’une cérémonie organisée par l’ambassadeur d’Algérie en Egypte. Cette version des faits nous semble logique.
Par ailleurs, il est avéré que l’armateur, Monsieur Hussein Kheiry, était un notable de l’ancien régime égyptien de haut rang doublé et un homme d’affaire de haute futée. Par conséquent, il ne pouvait ignorer les hauts risques encourus par son trafic d’armement au profit : « D’une organisation terroristes ». Utiliser un yacht royal, flambant neuf, trop voyant, ne pouvait qu’exposer ses affaires à la ruine et compromettre une famille royale qui, comme tous les régimes illégitimes et corrompus arabes, sous pression de leurs peuples, par le bla-bla-bla, soutenaient la lutte du peuple algérien tout en préservant les meilleures relations possibles avec
la France et ses alliés occidentaux.
Dans les années : 30-40-50, du siècle dernier, le prénom féminin de Dinah était courant en Egypte. L’armateur aurait pu donné, à l’un de ses vieux bateaux, le nom du prénom de l’une de ses proches : mère, épouse, sœur, fille, petite fille ou même en l’honneur de la princesse Dinah d’Egypte, future reine de Jordanie, dont il aurait très bien pu être son parrain.
Aussi, un prestigieux nom, au dessus de tout soupçon, peut constituer un argument commercial. Une fois ses clients ferrés, l’homme d’affaire avait réparé un vieux rafiot, aux frais de ses clients. Au cas où elle viendrait à lui être arraisonné et confisqué par la marine française, la perte lui serait indolore.
Nous détonnons des informations dignes de foi que quelques mois après l’opération Dinah, vers 1956, suite à un évènement connue par les égyptiens sous le vocable de : « Hadeth al menchia » (évènement de Menchia), au cours d’un meeting tenu dans un quartier du nom de Menchia, à Alexandrie, Djamel Abd al Nasser s’était fait tiré dessus, plus précisément à côté, pour montrer à son peuple qu’il était courageux et qu’il avait la baraka. Hussein Kheiry avait été impliqué dans cette affaire guignolesque, condamné à mort par contumace, il est porté disparu depuis. Souvenons-nous aussi qu’il avait pour lieutenants : Ibrahim al Nial et Milan Bachich, deux agents avérés des services anlgo-israélo-français.
Au début des années 70, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, ne pouvait aucunement confondre le verbe actif : s’emparer de quelque chose après avoir maîtrisé les gardes, un fait d’arme héroïque, avec un verbe passif : s’être fait embarquer à bord une humble et fort vieille barque que seuls ses fantasmes ont imaginée royale.
Bien avant le 1ère novembre 1954, plus précisément, en mars 1954, à l’époque du CRUA (comité révolutionnaire pour l’unité et l’action), alors que la révolution algérienne était dans ses balbutiements,
la DST avait établi l’organigramme des militants nationalistes algériens avec force détails y compris les noms des principaux meneurs et leur projet de passer à l’action armée. Un rapport avait été adressé, six mois avant le déclenchement de la révolution, au ministère de l’intérieur. Cette dernière institution avait ordonné au patron de
la DST :
« Infiltrez leurs rangs et manipulez leurs chefs».
Qui était
la DST ? Après avoir créé et dirigé les BCRA (services secrets français) durant le second conflit mondial (1939-1945), Roger Weybot avait fondé, en 1946,
la DST (Directions de surveillance du territoire) qu’il a dirigée jusqu à 1958. Quelle méthode avait-il employée durant les : « Evènement s d’Algérie ?
Lisons :
« …En développant mon système d’infiltration des réseaux du FLN par des agents à nous. Les hommes que nous glissons dans le dispositif adverse, souvent dans des postes subalternes, nous les aidons à conquérir progressivement de l’importance au sein de la rébellion. Nous leur permettons par exemple de passer des armes, de l’argent pour le FLN. Leurs convois clandestins sont protégés par
la DST., alors que les transports d’armement d’autres chefs fellaghas sont bloqués, saisis. Avec notre accord et la complicité de l’armée française, nous agents FLN montent également des opérations bidon de manière à se couvrir de gloire aux yeux de l’état major du Caire et de Tunis. Chaque fois nous montons tout nous-mêmes pour rendre le coup de main rebelle totalement crédible.
Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major du FLN. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoint de wilaya…». Philippe Bernert, Roger Weybot et la bataille de
la DST , presse de
la Cité , 1975, P. 449. Infos ou intox ?
Entre 1954 et 1962, les services français avaient-ils les moyens de recourir à ce type d’opérations ? Si oui pourquoi s’en seraient-ils privés de l’arme la plus dévastatrice dans un conflit atypique où la ruse et la surprise constituent l’une des armes des plus efficaces ? Les nationalistes algériens étaient-ils totalement imperméables à ce type de manipulations ? Evidemment que non.
Jusqu’à preuve du contraire, nous tenons l’affaire Dinah comme étant une audacieuse prouesse des services français et Houari Boumediene comme leur agent glissé, conformément aux méthodes relatées plus haut par Roger Weybot, à un rang subalterne avant de le faire grimper d’abord jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire pour y devenir le point de ralliement, le protecteurs de convertis au nationalisme algérien de la 25éme heure, le patron d’une 5éme colonne. En 1963, le Général de Gaulle avait ordonné à ses services d’aider les militaires algériens et non pas les civiles. Le coup d’Etat sanglant du 19 juin 1965, qui avait porté Boumediene au pouvoir, était téléguidé par Paris. Boumediene est le fondateur d’un régime politique monstrueux où le guech bekhta (la valetaille), a pris le dessus sur les hommes intègres et le vice a triomphé sur la vertu.
Pendant la guerre d’Algérie (1954-1962, les services français disposaient de moyens humains et matériels quasiment illimités. Aussi avaient-ils pour alliés indéfectibles, pour le meilleur et pour le pire, leurs collègues de l’OTAN, du MOSSAD israélien et des judas arabes. Face à de tels moyens, Fethi Dib, ses Moukhabarate et Ben Bella, ne pouvaient, tout au plus, que jouer le rôle d’un cadavre entre les mains de ses fossoyeurs.
Lisons :
« …En développant mon système d’infiltration des réseaux du FLN par des agents à nous. Les hommes que nous glissons dans le dispositif adverse, souvent dans des postes subalternes, nous les aidons à conquérir progressivement de l’importance au sein de la rébellion. Nous leur permettons par exemple de passer des armes, de l’argent pour le FLN. Leurs convois clandestins sont protégés par
Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major du FLN. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoint de wilaya…». Philippe Bernert, Roger Weybot et la bataille de
Entre 1954 et 1962, les services français avaient-ils les moyens de recourir à ce type d’opérations ? Si oui pourquoi s’en seraient-ils privés de l’arme la plus dévastatrice dans un conflit atypique où la ruse et la surprise constituent l’une des armes des plus efficaces ? Les nationalistes algériens étaient-ils totalement imperméables à ce type de manipulations ? Evidemment que non.
Jusqu’à preuve du contraire, nous tenons l’affaire Dinah comme étant une audacieuse prouesse des services français et Houari Boumediene comme leur agent glissé, conformément aux méthodes relatées plus haut par Roger Weybot, à un rang subalterne avant de le faire grimper d’abord jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire pour y devenir le point de ralliement, le protecteurs de convertis au nationalisme algérien de la 25éme heure, le patron d’une 5éme colonne. En 1963, le Général de Gaulle avait ordonné à ses services d’aider les militaires algériens et non pas les civiles. Le coup d’Etat sanglant du 19 juin 1965, qui avait porté Boumediene au pouvoir, était téléguidé par Paris. Boumediene est le fondateur d’un régime politique monstrueux où le guech bekhta (la valetaille), a pris le dessus sur les hommes intègres et le vice a triomphé sur la vertu. Pendant la guerre d’Algérie (1954-1962, les services français disposaient de moyens humains et matériels quasiment illimités. Aussi avaient-ils pour alliés indéfectibles, pour le meilleur et pour le pire, leurs collègues de l’OTAN, du MOSSAD israélien et des judas arabes. Face à de tels moyens, Fethi Dib, ses Moukhabarate et Ben Bella, ne pouvaient, tout au plus, que jouer le rôle d’un cadavre entre les mains de ses fossoyeurs.
Esclaves de la tyrannie de la pensée unique, certains dirigeants algériens, en manque de légitimité révolution aiguë, ont imposé à leur peuple une histoire grossièrement biaisée. Ainsi, des hommes sans valeur et sans saveur, aux ressorts avachis, de quasi analphabètes, se sont taillés sur mesures, des légendes héroïques sans jamais être débattues encore moins démenties. Ingrats, les tenants du pouvoir algérien et leurs dociles et cupides relais ont effacé le rôle moteur joué par Djamel Abd el Nasser dans la révolution algérienne. C’est encore Nasser, au nom de la fraternité islamique et de la solidarité Tiers-mondiste et arabe, qui a forcé la main d’autres régimes arabes et musulmans qui, sous pression de leurs peuples respectifs, tout en gardant les meilleures amitiés et relations possibles avec
la France coloniale et ses alliés occidentaux, ont fait semblant de soutenir, du bout des lèvres, le peuple algérien en lutte pour sa dignité longtemps et encore bafouées par le colonialisme d’antan et ses successeurs néocolonialistes actuels. Si la sincérité de Nasser ne saurait être raisonnablement soumise à doute, tout comme celle de certains dirigeants nationalistes algériens, en revanche, leur manipulation et leur instrumentalisation, en large et en profondeur, par les services coloniaux, ne peut-être sérieusement réfutée.
En effet, dès 1952, suite à la chute de la monarchie égyptienne et de l’avènement de la révolution de juillet, le nouveau régime avait donné asile à ce qu’il croyait être des anciens nazis, spécialistes en fusées V2. Parmi ces experts, qui avaient leurs entrées dans les plus hautes sphères du pouvoir égyptien, des juifs allemands et agents du Mossad israéliens. Par conséquent, dès 1953, les conversations téléphoniques des hauts plus hauts dirigeants, civils et militaires et de l’administration égyptienne, étaient, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sous écoute du : SDECE, Mossad et MI6 coalisés. Les directives adressées par les autorités égyptiennes à leurs ambassades et autres attachés militaires en Occident et dans les pays arabes et d’ailleurs, mêmes celles acheminées par la voie de la valise diplomatique, étaient, avant de parvenir à leurs destinataires, interceptées et décodées par ces mêmes centrales de renseignements. Le réseau téléphonique et le matériel de bureaux égyptiens étaient installés par une société israélienne opérant sous couvert d’une société suisse.
A quelques exceptions près, les trafiquants d’armes : allemands, espagnols, italiens, luxembourgeois, suédois, suisses… avec lesquels les algériens et les services de Fethi Dib négociaient, agissaient sous les ordres et pour le compte des services français.
Au début des années 70, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, alors dictateur algérien depuis plus d’une interminable décennie, prétendait :
1°- « Par une tiède nuit de décembre 1954, l’étudiant algérien (Boukharouba), avec son commando, devait s’emparer du Dinah dont la propriétaire se trouve en voyage de noce à Madrid ».
2°- : « Avec son commando, après avoir neutralisé les gardes, il s’empare du bateau ».
3°- : « Cette princesse d’Egypte (Dinah), piquée de progressisme, n’est pas rancunière, elle mettra par la suite gracieusement son bateau à la disposition du FLN ».
4°- : « Le yacht (Dinah) que le roi Hussein de Jordanie vient (présent) d’offrir à sa nouvelle épouse… ».
Ania Francos et J. P. Séréni, Un algérien Nommé Boumediene, Stock, 1976, P. 53.
Certaines prétentions de Boumediene relèvent d’hallucinations et de délires enfantins. D’abord, Boumediene, sans neutraliser personne, avec ses compagnons, il avait été invité à embarquer (rôle passif). Cet évènement a eu lieu le 26 mars 1955 et non pas : « Par une nuite tiède de décembre 1954 ». En 1970, en tant chef d’Etat, il aurait dû le savoir.
Le yacht Dinah, utilisé par les services de Fethi Dib, début 1955, pour transporter, entre Alexandrie( Egypte) et Nador (Maroc espagnol), 7 combattants algériens et des armes destinées aux résistants algéro-marocains, comme nous allons le démontrer, n’avait jamais appartenu à la princesse d’Egypte déchue et à l’éphémère reine de Jordanie.
Le major Fethi Dib, patron des Moukhabarates égyptiennes et l’architecte de l’affaire Dinah a écrit:
« …Face à nos difficultés à trouver un bateau commercial, nous avons recouru à aux services de Hussein Kheiry, un expert en matière de contrebande (Qa’id al assrab), pour en utiliser l’un des siens. En présence d’Ali Sabri, (Officier des moukhabarates), Hussein Kheiry nous a proposé un premier lot d’armes de 350 fusils avec leurs munitions et s’engage à les livrer dans n’importe quelle frontière (maritimes algérienne). A ma demande, dans la matinée du 20 janvier 1954, à mon domicile, j’ai rencontré Milan Bachich, l’un des lieutenants de Hussein Kheiry, pour étudier avec lui les détails de l’opération. Le capitaine Milan m’a informé que le bateau qui allait être mis à contribution nécessitait des réparations banales (bassitta), d’environ 10 jours et des fonds (sans préciser le montant). Au terme du premier délai de 10 jours, Milan Bachich s’était présenté au siège des Moukhabarate pour voir Fethi et solliciter un nouveau délai de 10 jours et des fonds supplémentaires pour achever ses réparations. Ce qui a suscité le doute dans mon esprit. Je lui ai demandé le nom du bateau et l’endroit où il peut-être inspecter par mes soins. Le capitaine Milan m’avait avoué que le bateau est le yacht Dinah, propriété de Dinah Abdelhamid, princesse déchue d’Egypte et ancienne reine de Jordanie qui l’a cédé à Hussein Kheiry moyennant une location mensuelle et la prise en charge totale des frais de son entretien. Milan répond (à Fethi Dib) que le bateau est immobilisé à Port Saïd et que suite à sa longue immobilisation, il a subi des avaries au niveau de la coque et des machines. Milan précise que le Dinah sera utilisé, pour la première fois par Hussein Kheiry. Les travaux initiaux qui devaient durer 10 jours, se sont prolongés pendant 30 jours et coûtés au FLN une énorme somme d’argent… » (Traduit de l’Arabe par nos soins). Fethi Dib, Abd el Nasser et la révolution algérienne, maison de l’avenir arabe, 1984, P. 82-83. Fin de la 1ére partie.
Dans la 2éme partie, nous allons démontrer que l’affaire Dinah est une pure fiction, un mythe du SDECE, hissé par des agents félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens pour y constituer une 5éme colonne. En manque aigu de légitimité révolutionnaire, ils ont transformé une manipulation grossière en fait d’arme héroïque et d’une vérité historique.
En effet, dès 1952, suite à la chute de la monarchie égyptienne et de l’avènement de la révolution de juillet, le nouveau régime avait donné asile à ce qu’il croyait être des anciens nazis, spécialistes en fusées V2. Parmi ces experts, qui avaient leurs entrées dans les plus hautes sphères du pouvoir égyptien, des juifs allemands et agents du Mossad israéliens. Par conséquent, dès 1953, les conversations téléphoniques des hauts plus hauts dirigeants, civils et militaires et de l’administration égyptienne, étaient, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sous écoute du : SDECE, Mossad et MI6 coalisés. Les directives adressées par les autorités égyptiennes à leurs ambassades et autres attachés militaires en Occident et dans les pays arabes et d’ailleurs, mêmes celles acheminées par la voie de la valise diplomatique, étaient, avant de parvenir à leurs destinataires, interceptées et décodées par ces mêmes centrales de renseignements. Le réseau téléphonique et le matériel de bureaux égyptiens étaient installés par une société israélienne opérant sous couvert d’une société suisse.
A quelques exceptions près, les trafiquants d’armes : allemands, espagnols, italiens, luxembourgeois, suédois, suisses… avec lesquels les algériens et les services de Fethi Dib négociaient, agissaient sous les ordres et pour le compte des services français.
Au début des années 70, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, alors dictateur algérien depuis plus d’une interminable décennie, prétendait :
1°- « Par une tiède nuit de décembre 1954, l’étudiant algérien (Boukharouba), avec son commando, devait s’emparer du Dinah dont la propriétaire se trouve en voyage de noce à Madrid ».
2°- : « Avec son commando, après avoir neutralisé les gardes, il s’empare du bateau ».
3°- : « Cette princesse d’Egypte (Dinah), piquée de progressisme, n’est pas rancunière, elle mettra par la suite gracieusement son bateau à la disposition du FLN ».
4°- : « Le yacht (Dinah) que le roi Hussein de Jordanie vient (présent) d’offrir à sa nouvelle épouse… ».
Ania Francos et J. P. Séréni, Un algérien Nommé Boumediene, Stock, 1976, P. 53.
Certaines prétentions de Boumediene relèvent d’hallucinations et de délires enfantins. D’abord, Boumediene, sans neutraliser personne, avec ses compagnons, il avait été invité à embarquer (rôle passif). Cet évènement a eu lieu le 26 mars 1955 et non pas : « Par une nuite tiède de décembre 1954 ». En 1970, en tant chef d’Etat, il aurait dû le savoir.
Le yacht Dinah, utilisé par les services de Fethi Dib, début 1955, pour transporter, entre Alexandrie( Egypte) et Nador (Maroc espagnol), 7 combattants algériens et des armes destinées aux résistants algéro-marocains, comme nous allons le démontrer, n’avait jamais appartenu à la princesse d’Egypte déchue et à l’éphémère reine de Jordanie.
Le major Fethi Dib, patron des Moukhabarates égyptiennes et l’architecte de l’affaire Dinah a écrit:
« …Face à nos difficultés à trouver un bateau commercial, nous avons recouru à aux services de Hussein Kheiry, un expert en matière de contrebande (Qa’id al assrab), pour en utiliser l’un des siens. En présence d’Ali Sabri, (Officier des moukhabarates), Hussein Kheiry nous a proposé un premier lot d’armes de 350 fusils avec leurs munitions et s’engage à les livrer dans n’importe quelle frontière (maritimes algérienne). A ma demande, dans la matinée du 20 janvier 1954, à mon domicile, j’ai rencontré Milan Bachich, l’un des lieutenants de Hussein Kheiry, pour étudier avec lui les détails de l’opération. Le capitaine Milan m’a informé que le bateau qui allait être mis à contribution nécessitait des réparations banales (bassitta), d’environ 10 jours et des fonds (sans préciser le montant). Au terme du premier délai de 10 jours, Milan Bachich s’était présenté au siège des Moukhabarate pour voir Fethi et solliciter un nouveau délai de 10 jours et des fonds supplémentaires pour achever ses réparations. Ce qui a suscité le doute dans mon esprit. Je lui ai demandé le nom du bateau et l’endroit où il peut-être inspecter par mes soins. Le capitaine Milan m’avait avoué que le bateau est le yacht Dinah, propriété de Dinah Abdelhamid, princesse déchue d’Egypte et ancienne reine de Jordanie qui l’a cédé à Hussein Kheiry moyennant une location mensuelle et la prise en charge totale des frais de son entretien. Milan répond (à Fethi Dib) que le bateau est immobilisé à Port Saïd et que suite à sa longue immobilisation, il a subi des avaries au niveau de la coque et des machines. Milan précise que le Dinah sera utilisé, pour la première fois par Hussein Kheiry. Les travaux initiaux qui devaient durer 10 jours, se sont prolongés pendant 30 jours et coûtés au FLN une énorme somme d’argent… » (Traduit de l’Arabe par nos soins). Fethi Dib, Abd el Nasser et la révolution algérienne, maison de l’avenir arabe, 1984, P. 82-83. Fin de la 1ére partie.
Dans la 2éme partie, nous allons démontrer que l’affaire Dinah est une pure fiction, un mythe du SDECE, hissé par des agents félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens pour y constituer une 5éme colonne. En manque aigu de légitimité révolutionnaire, ils ont transformé une manipulation grossière en fait d’arme héroïque et d’une vérité historique.
En effet, dès 1952, suite à la chute de la monarchie égyptienne et de l’avènement de la révolution de juillet, le nouveau régime avait donné asile à ce qu’il croyait être des anciens nazis, spécialistes en fusées V2. Parmi ces experts, qui avaient leurs entrées dans les plus hautes sphères du pouvoir égyptien, des juifs allemands et agents du Mossad israéliens. Par conséquent, dès 1953, les conversations téléphoniques des hauts plus hauts dirigeants, civils et militaires et de l’administration égyptienne, étaient, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sous écoute du : SDECE, Mossad et MI6 coalisés. Les directives adressées par les autorités égyptiennes à leurs ambassades et autres attachés militaires en Occident et dans les pays arabes et d’ailleurs, mêmes celles acheminées par la voie de la valise diplomatique, étaient, avant de parvenir à leurs destinataires, interceptées et décodées par ces mêmes centrales de renseignements. Le réseau téléphonique et le matériel de bureaux égyptiens étaient installés par une société israélienne opérant sous couvert d’une société suisse.
A quelques exceptions près, les trafiquants d’armes : allemands, espagnols, italiens, luxembourgeois, suédois, suisses… avec lesquels les algériens et les services de Fethi Dib négociaient, agissaient sous les ordres et pour le compte des services français.
Au début des années 70, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, alors dictateur algérien depuis plus d’une interminable décennie, prétendait :
1°- « Par une tiède nuit de décembre 1954, l’étudiant algérien (Boukharouba), avec son commando, devait s’emparer du Dinah dont la propriétaire se trouve en voyage de noce à Madrid ».
2°- : « Avec son commando, après avoir neutralisé les gardes, il s’empare du bateau ».
3°- : « Cette princesse d’Egypte (Dinah), piquée de progressisme, n’est pas rancunière, elle mettra par la suite gracieusement son bateau à la disposition du FLN ».
4°- : « Le yacht (Dinah) que le roi Hussein de Jordanie vient (présent) d’offrir à sa nouvelle épouse… ».
Ania Francos et J. P. Séréni, Un algérien Nommé Boumediene, Stock, 1976, P. 53.
Certaines prétentions de Boumediene relèvent d’hallucinations et de délires enfantins. D’abord, Boumediene, sans neutraliser personne, avec ses compagnons, il avait été invité à embarquer (rôle passif). Cet évènement a eu lieu le 26 mars 1955 et non pas : « Par une nuite tiède de décembre 1954 ». En 1970, en tant chef d’Etat, il aurait dû le savoir.
Le yacht Dinah, utilisé par les services de Fethi Dib, début 1955, pour transporter, entre Alexandrie( Egypte) et Nador (Maroc espagnol), 7 combattants algériens et des armes destinées aux résistants algéro-marocains, comme nous allons le démontrer, n’avait jamais appartenu à la princesse d’Egypte déchue et à l’éphémère reine de Jordanie.
Le major Fethi Dib, patron des Moukhabarates égyptiennes et l’architecte de l’affaire Dinah a écrit:
« …Face à nos difficultés à trouver un bateau commercial, nous avons recouru à aux services de Hussein Kheiry, un expert en matière de contrebande (Qa’id al assrab), pour en utiliser l’un des siens. En présence d’Ali Sabri, (Officier des moukhabarates), Hussein Kheiry nous a proposé un premier lot d’armes de 350 fusils avec leurs munitions et s’engage à les livrer dans n’importe quelle frontière (maritimes algérienne). A ma demande, dans la matinée du 20 janvier 1954, à mon domicile, j’ai rencontré Milan Bachich, l’un des lieutenants de Hussein Kheiry, pour étudier avec lui les détails de l’opération. Le capitaine Milan m’a informé que le bateau qui allait être mis à contribution nécessitait des réparations banales (bassitta), d’environ 10 jours et des fonds (sans préciser le montant). Au terme du premier délai de 10 jours, Milan Bachich s’était présenté au siège des Moukhabarate pour voir Fethi et solliciter un nouveau délai de 10 jours et des fonds supplémentaires pour achever ses réparations. Ce qui a suscité le doute dans mon esprit. Je lui ai demandé le nom du bateau et l’endroit où il peut-être inspecter par mes soins. Le capitaine Milan m’avait avoué que le bateau est le yacht Dinah, propriété de Dinah Abdelhamid, princesse déchue d’Egypte et ancienne reine de Jordanie qui l’a cédé à Hussein Kheiry moyennant une location mensuelle et la prise en charge totale des frais de son entretien. Milan répond (à Fethi Dib) que le bateau est immobilisé à Port Saïd et que suite à sa longue immobilisation, il a subi des avaries au niveau de la coque et des machines. Milan précise que le Dinah sera utilisé, pour la première fois par Hussein Kheiry. Les travaux initiaux qui devaient durer 10 jours, se sont prolongés pendant 30 jours et coûtés au FLN une énorme somme d’argent… » (Traduit de l’Arabe par nos soins). Fethi Dib, Abd el Nasser et la révolution algérienne, maison de l’avenir arabe, 1984, P. 82-83. Fin de la 1ére partie.
Dans la 2éme partie, nous allons démontrer que l’affaire Dinah est une pure fiction, un mythe du SDECE, hissé par des agents félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens pour y constituer une 5éme colonne. En manque aigu de légitimité révolutionnaire, ils ont transformé une manipulation grossière en fait d’arme héroïque et d’une vérité historique.
2°- : « Avec son commando, après avoir neutralisé les gardes, il s’empare du bateau ».
3°- : « Cette princesse d’Egypte (Dinah), piquée de progressisme, n’est pas rancunière, elle mettra par la suite gracieusement son bateau à la disposition du FLN ».
4°- : « Le yacht (Dinah) que le roi Hussein de Jordanie vient (présent) d’offrir à sa nouvelle épouse… ».
Ania Francos et J. P. Séréni, Un algérien Nommé Boumediene, Stock, 1976, P. 53. Certaines prétentions de Boumediene relèvent d’hallucinations et de délires enfantins. D’abord, Boumediene, sans neutraliser personne, avec ses compagnons, il avait été invité à embarquer (rôle passif). Cet évènement a eu lieu le 26 mars 1955 et non pas : « Par une nuite tiède de décembre 1954 ». En 1970, en tant chef d’Etat, il aurait dû le savoir. Le yacht Dinah, utilisé par les services de Fethi Dib, début 1955, pour transporter, entre Alexandrie( Egypte) et Nador (Maroc espagnol), 7 combattants algériens et des armes destinées aux résistants algéro-marocains, comme nous allons le démontrer, n’avait jamais appartenu à la princesse d’Egypte déchue et à l’éphémère reine de Jordanie. Le major Fethi Dib, patron des Moukhabarates égyptiennes et l’architecte de l’affaire Dinah a écrit: « …Face à nos difficultés à trouver un bateau commercial, nous avons recouru à aux services de Hussein Kheiry, un expert en matière de contrebande (Qa’id al assrab), pour en utiliser l’un des siens. En présence d’Ali Sabri, (Officier des moukhabarates), Hussein Kheiry nous a proposé un premier lot d’armes de 350 fusils avec leurs munitions et s’engage à les livrer dans n’importe quelle frontière (maritimes algérienne). A ma demande, dans la matinée du 20 janvier 1954, à mon domicile, j’ai rencontré Milan Bachich, l’un des lieutenants de Hussein Kheiry, pour étudier avec lui les détails de l’opération. Le capitaine Milan m’a informé que le bateau qui allait être mis à contribution nécessitait des réparations banales (bassitta), d’environ 10 jours et des fonds (sans préciser le montant). Au terme du premier délai de 10 jours, Milan Bachich s’était présenté au siège des Moukhabarate pour voir Fethi et solliciter un nouveau délai de 10 jours et des fonds supplémentaires pour achever ses réparations. Ce qui a suscité le doute dans mon esprit. Je lui ai demandé le nom du bateau et l’endroit où il peut-être inspecter par mes soins. Le capitaine Milan m’avait avoué que le bateau est le yacht Dinah, propriété de Dinah Abdelhamid, princesse déchue d’Egypte et ancienne reine de Jordanie qui l’a cédé à Hussein Kheiry moyennant une location mensuelle et la prise en charge totale des frais de son entretien. Milan répond (à Fethi Dib) que le bateau est immobilisé à Port Saïd et que suite à sa longue immobilisation, il a subi des avaries au niveau de la coque et des machines. Milan précise que le Dinah sera utilisé, pour la première fois par Hussein Kheiry. Les travaux initiaux qui devaient durer 10 jours, se sont prolongés pendant 30 jours et coûtés au FLN une énorme somme d’argent… » (Traduit de l’Arabe par nos soins). Fethi Dib, Abd el Nasser et la révolution algérienne, maison de l’avenir arabe, 1984, P. 82-83. Fin de la 1ére partie. Dans la 2éme partie, nous allons démontrer que l’affaire Dinah est une pure fiction, un mythe du SDECE, hissé par des agents félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens pour y constituer une 5éme colonne. En manque aigu de légitimité révolutionnaire, ils ont transformé une manipulation grossière en fait d’arme héroïque et d’une vérité historique.
Et, voici encore l’appréciation de ces mêmes « vauriens » par Monsieur Lakhdar Bouchemaa, alias commandant si Lakhdar, de la wilaya 4 : « L’organisme suprême de la révolution est devenu un ramassis d’aventuriers, d’ambitieux ignares, qui profitent de notre combat, qui n’hésitent pas devant l’assassinat, l’enlèvement, la corruption le chantage pour assouvir leur désir de domination, pour se fabriquer une personnalité », op. Cit. P. 246.
La révolution algérienne, dès ses origines, eu égard au déséquilibre astronomique des rapports de forces entre, d’une part, l’une des puissance mondiale, moderne, poste industrielle, électronique, membre de l’OTAN, de l’autre, des tribus algériennes traditionnelles, dont la notion de la nation se limite à l’orée de leur tribu ou de leur région, particulièrement vulnérables : aux infiltrations, à l’instrumentalisation et aux manipulations des puissants services coloniaux et de leurs alliés de l’OTAN, du Mossad Israéliens et de certains services arabes.
Après avoir dirigé les BCRA (services secrets) durant le second conflit mondial (1939-1945), Roger Weybot avait a fondé, en 1946,
Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major du FLN. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoint de wilaya…». Philippe Bernert, Roger Weybot et la bataille de
Entre 1954 et 1962, les services français avaient-ils les moyens de recourir à ce type d’opérations ? Si oui pourquoi s’en seraient-ils privés de l’arme la plus dévastatrice dans un conflit atypique où la ruse et surprise constituent les armes les plus dévastatrices ? Les nationalistes algériens étaient-ils totalement imperméables à ce type de manipulations ? Evidemment que non ! Nous tenons pour sûr que Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene comme étant l’un des principaux agents colonialistes infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens. Par ailleurs, contrairement à une généreuse propagande colonialiste en faveur d’Ahmed Ben Chérif, ce Monsieur est issus d’une famille toute acquise au régime colonial, il n’avait aucun fait d’arme notable à son actif. Procureur de Boumediene, il n’a tué que de valeureux combattants nationalistes qui pouvaient constituer un obstacle devant la marche forcée de son protecteur vers le pouvoir. Parmi les cadres civils et militaires de l’Algérie poste coloniale, tous où presque sont issus de familles qui ont très étroitement collaboré avec l’ordre colonial. Certains déserteurs de l’armée coloniale, ont changé de camp suite aux conseils, que dis-je, aux ordres de leur hiérarchie. Pendant la guerre d’Algérie, ces cadres civils et militaires ont éliminé plus de valeureux nationalistes algériens que 12 généraux salopards et coloniaux.
Parmi les combattants nationalistes lâchement éliminés, le colonel si Lotfi qui constituait non pas un obstacle mais un véritable barrage sur la voie de Boumediene et de ses mercenaires. Suite au congrès de Tripoli (1959-1960), le colonel Lotfi déclarait : «… Je préfère mourir dans un maquis que de vivre avec des loups ». Il décide de rentrer au pays tout en invitant ses compagnons à l’imiter pour partager la misère du peuple et découdre avec l’ennemi. Et l’armée de lâches campées en Tunisie et au Maroc, commandée par Boumediene, devait multiplier les attaques aux frontières pour desserrer l’étau sur le maquis internes. Les services français qui avaient infiltrés : CCE, CNRA, le GPRA, le MALG à l’extérieur et les maquis internes, étaient informés par le menu, en temps réel, de l’ambiance et des décisions prises à Tripoli.
Il faut rappeler qu’en 1960, les maquis de toutes les wilayas internes étaient en état de quasi anarchie. Le congrès de tripoli avait décidé de faire rentrer 3 colonels : Hadj Lakhdar à la wilaya 1, Ali Kafi à la 2 et Si Lotfi à la 5. Seul si Lotfi était demandeur volontaire pour un voyage qu’il savait à très hauts risques. Les services coloniaux du BEL (bureau d’étude et de liaisons) dirigés par le colonels Henri Jacquin, décide d’intercepter et d’éliminer Lotfi et ses compagnons pour libérer la voie du pouvoir à leurs agents, à Boumediene et à ses complices.
Quand la racaille de Oujda livre si Lotfi et ses 26 compagnons aux légionnaires du colonel Jacquin. A noter qu’en 1960, les barrages Morrice à l’est et Challe à l’ouest, minés, électrifié, très étroitement surveillés, étaient déjà infranchissables. Dès informer du retour et de l’itinéraire de Si Lotfi, le colonel Jacquin montait son dispositif de la mort du côté de Colomb-béchar.
Le 5 mars 1960, au clair de lune, Si Lotfi et ses compagnons entame leur voyage. Les services du BEL sont informés de leur départ et suivent leur avancement pas à pas. Le 26 mars au soir, par message radio chiffré, Lotfi rend compte au P.C. d’Oujda de sa position et de son intention de prendre une journée de repos. Les services du BEL avaient intercepté et décodé, en temps réel, le message radio du colonel.
Le colonel Jacquin, alias : « IKS », pour ne pas attirer l’attention de ses légionnaires sur l’importance de l’opération, arbore des insignes de capitaine. Après avoir sélectionné l’endroit, le plus discret possible, nous verrons plus loin le pourquoi du grand secret de l’affaire Lotfi. Des T26, avions jaunes, armés d’automitrailleuses calibre 12/7 et de bidons de napalm, se tenaient prêts à prendre les airs. Pour ne pas être confondus avec les nationalistes algériens, les légionnaires sont vêtus d’une chasuble blanche frappée d’une immense croix rouge de manière à ce que les aviateurs des T26 ne les confondent pas avec les combattants algériens. L’ordre était donné par Jacquin à ses légionnaires et aux aviateurs d’épargner le chameau transportant le poste radio émetteur/récepteur et le bureau du colonel. Dans une zone rocheuse, dès que Lotfi et ses compagnons tombent dans la nasse des légionnaires, les avions ont surgi du ciel et les légionnaires du sol pour faire feu de toute la puissance de leurs armes automatiques. Jacquin achève les blessés, récupère le bureau et le poste radio de Lotfi. Désormais, la wilaya 4 et 5 passent sous le control du BEL.
A l’aide du poste radio émetteur/récepteur et des cachets du colonel Lotfi, IKS se substitue au Chahid Lotfi et commande les wilayas 4 et 5 pendant 6 mois. A l’aide du poste ANGRC de Lotfi, l’imposteur demande des renforts au P.C d’Oujda. Boumediene rassemble les éléments qu’ils jugeaient gênant, les envoie en Algérie pour se faire massacrer dès qu’ils tentent la traversée du barrage Morrice. Ceux qui refusaient d’obéir, Boussouf, Boumediene, Slimane… et leurs mercenaires les exécutaient en prétextant une désobéissance aux ordres en période de guerre. Pourquoi eux-mêmes : Boumediene, Boussouf, Slimane, Oueld el Kablia, Bouteflika…, pendant toute la durée de la guerre d’Algérie, n’ont jamais approché l’un de leur orteil de l’Algérie ?
Comment les services du BEL ont-ils pu suivre Lotfi et ses compagnons, pas à pas, intercepté ses messages échangés avec son P. C. d’Oujda et décodés en temps réel ? Y avait-il eu des informateurs au P. C. ? Des mouchards parmi ses compagnons ? Que nenni ! Que nenni !
La réalité est que le félon et l’assassin, le voyou… Abdelhamid Boussouf, au nom du MALG, avait commandé une centaine de postes émetteurs/récepteur ANGRC à une multinationale oust allemande. Les services français informés de cette démarche, autorisent la société sollicitée à livrer les appareils aux rebelles algériens. Pour leur utilisation, ces mêmes services font déserter, vers le Maroc, deux légionnaires d’origine allemande spécialisés en ANGRC. Eléments a priori douteux, après avoir été auditionnés, pour la forme, par des bergers, les pseudo déserteurs ont été jugés sûrs et promus, par Boumediene, au grade d’aspirant et formateurs des algériens sur les postes allemands. D’un part, ces engins de la mort étaient probablement conçus pour être localisés dans le temps et dans l’espace. Par ailleurs, les codes étaient transmis aux services français avant d’être assimilés par les maladroits apprentis opérateurs algériens.
A noter que les postes ANGRC ont longtemps constitués, pour l’état major colonial, l’une de leur principale source d’information sur l’état des maquis internes et de la lutte des opportunistes pour le pouvoir réfugiés et vautrés dans la luxure au Maroc et en Tunisie. Je lis : « … en 1960 il ne restait que 3 postes épargnés par les forces de l’ordre afin de conserver sur l’état de la rébellion une source irremplaçable de renseignement sûrs et frais ». Henri Jacquin, la guerre secrète en Algérie, Olivier Orban, 1977, P. 240.
Parmi les détenteurs des postes épargnés par les services de l’ennemi, les responsables des wilayas 4 et 5. Le premier deviendra, sous Boumediene, colonel de l’ALN, membre du conseil de la révolution, ministre de la gendarmerie nationale, pendant 14 années, entre autres hautes fonctions et le deuxième, également colonel de l’ALN, membre du conseil de la révolution et premier ministre. Qui a dit que la révolution algérienne ne fait pas de miracle ? Algérie : qui a tué le colonel Lotfi ?
Le pire qui puisse arriver à un peuple, c’est d’être livrés, tout comme les algériens, à l’autorité absolue de malfaiteurs sans foi ni loi. Dans de tels cas, le mensonge, la rapine, la débrouille, le vol, le viol, l’injustice, le mépris du faible, tout comme en Algérie, deviennent une nouvelle religion et la vertu une hérésie. Le mensonge et la corruption ? Mêmes les sourds les entendent et les aveugles, où qu’ils soient et où qu’ils dirigent l’extrémité de leur cane blanche, buttent dedans. L’injustice, la hogra, l’un des mots des plus employés par les algériens. Quel est son sens ? Prononcé du fond de leurs tripes, sonne comme profond soupir, comme l’expression d’un insondable désespoir. Le mépris de l’administration algérienne, des voyous/squatteurs d’el Mouradia et jusqu’aux plantons de leur pétaudière : policiers, gendarmes, juges, journalistes, écrivains, imams, adorateurs… hacha li ma iestahlouch, sont corrompus jusqu’à la moelle des os et/ou complices. L’Algérie post colonial a érigé le mépris du citoyen comme moyen de gouvernance, une fin en soi. Si un contrôle d’hygiène, de sécurité, de bonne gestion des affaires publiques, temporelles ou spirituelles de l’Algérie, était sérieusement entrepris, au moins 95% de leurs gérants seront légitimement jetés en prison pour longtemps, pour crime de banqueroute et d’empoisonnement et autant d’établissements de la honte seront définitivement fermés.
Puisque les historiens, les médias et autres intellectuels, dégénérés, débauchés et grassement stipendiés par un régime infâme, n’ont pas osé et n’oseront jamais dire la vérité à leurs auditeurs et à leurs lecteurs, d’ailleurs, quand bien même ils la leur diraient, tellement ils ont menti qu’ils ne trouveront plus personne pour les croire. Avec des moyens limités et des mots naïfs, nous tentons de dire notre vérité qui dérange. Nous ne prétendons pas retourner une opinion fourvoyée par un demi siècle de mensonges historiques. Le caractère mafieux des dirigeants algériens ne devrait plus, normalement, produire de doute pour personne. Nous invitons les visiteurs de notre modeste blog d’abord de douter par suite de faire les recherches qui s’imposent pour se rendre compte par eux-mêmes que la vérité assénée par le pouvoir algérien et ses rabatteurs n’est pas forcément la bonne. Nous invitons les algériens, si ce n’est déjà fait, à ne plus faire confiance à une mafia et ses relais traditionnels dont la notoriété est internationale.
Commençons par poser la question qui dérange, qui demeure tabou. En juin 1940,
Certains déclencheurs de
la Révolution
algérienne étaient certes en tous points honorables mais quelques uns étaient aussi des saligauds, des voyous, des vicieux incurables. L’alcool, la drogue, la rapine, le vol, le viol…faisaient partie de leur culture. Voici un petit échantillon de ce que pensait d’eux Cheikh al Ibrahimi, alors président de l’association des oulémas algériens : « …une Bande de vauriens, d’assassins, à manier avec des pincettes ». En juin 1955, ce même Cheikh avaient rappelé, par l’intermédiaire du journal de son association « al Baçaïr » et au micro d’une radio cairote : «
La Voix
des arabes », que l’islam interdit : « La torture, le meurtre des femmes, des vieillards et des enfants, de même que l’incendie des récoltes et l’abattage des animaux domestiques », Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN, 1954-1962, Fayard, P.188.
Et, voici ce que pensait Monsieur Lakhdar Bouchemaa, alias commandant si Lakhdar, de la wilaya4, de ces mêmes vauriens : « L’organisme suprême de la révolution est devenu (1960) un ramassis d’aventuriers, d’ambitieux ignares, qui profitent de notre combat, qui n’hésitent pas devant l’assassinat, l’enlèvement, la corruption le chantage pour assouvir leur désir de domination, pour se fabriquer une personnalité », o.p.cit. P. 246.
La direction de la wialay4 avait qualifié Houari Boumediene de : « Voleur d’armes ».
A noter que Abane Ramadhan, Chihani Bachir, dit Si Messoud, successeur de Mustapha ben Boulaïd, le colonel Lotfi (Dghine ben Ali) … tenaient des propos incendiaires à l’égard des seigneurs de la guerre confortablement installés au Maroc et en Tunisie. Aussi, les historiens et médias aux ordres de la félonie, parlent d’Egypte et des égyptiens, les principaux soutiens de la révolution algérienne, comme étant des moins que rien. Oui, les égyptiens ont exigé des algériens un minimum de tenue, de morale et de vertu. Pour les dirigeants égyptiens, les opportunistes, les proxénètes, les voyous, les alcooliques, les drogués… algériens n’avaient rien à faire dans les rangs des nationalistes algériens qui luttaient, avec des moyens certes dérisoires mais légitimes pour libérer leur pays du joug colonial.
En effet, dès 1954, en Egypte, les services coloniaux du SDECE, aidés par le MI6 (britanniques) et le Mossad (israéliens), ont manipulé les moukhabarates égyptiennes en même temps que la délégation extérieure du FLN/ALN pour recruter Mohamed Boukharouba avant de l’infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens au Maroc. Pour permettre à cet individu d’atteindre le sommet de la hiérarchie nationaliste, sans risquer un seul cheveu de sa tête, Houari Boumediene n’avait jamais remis les pieds en Algérie combattante avant l’indépendance, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Algérie, les services coloniaux ont éliminé tout nationaliste qui pouvait constituer un obstacle sur la voie de la marche forcée de Boumediene vers le sommet de la hiérarchie révolutionnaire et plus tard, vers le sommet du nouvel Etat algérien. En attendant tranquillement l’indépendance au Maroc et en Tunisie, pour asphyxier les maquis internes, Houari Boumediene et ses sbires ont confisqué les armes qui leur étaient destinées ou négligé de les leurs livrer. Aussi, à l’indépendance, sans coup férir, Boumediene et sa clique de félons, qui n’ont jamais combattu, sans expérience maquisarde, ont confisqué le pouvoir avec une facilité déconcertante.
Pendant la guerre, alors que le peuple algériens se saignait à blanc pour aider la révolution, au Maroc et en Tunisie, certains chefs du FLN/ALN, bien protégés par les services coloniaux, la bande à Boussouf et ses principaux brigands, entretenaient jusqu’à 4 maîtresses, chacune avait : sa villas de grand standing, sa Mercedes haut de gamme, son chauffeur, son garde du corps, etc. Au vu et au su de tout le monde, ce gibier de potence prenait ses repas dans les plus chics restaurants de ces deux pays voisins.
Dans l’une des répliques d’un film consacré à l’affaire Ben Barka, récemment diffusé par une chaîne de télévision française, Mohamed Dlimi, chef des services marocains, avait suggéré à son supérieur, à Mohamed Oufkir, ministre de l’intérieure (1965) : «… Si les dirigeants algériens continuent à soutenir Ben Berka, nous devons leur fermer leurs bordels au Maroc ».
Les services coloniaux ont sélectionné des fils de caïds, de bachaghas et grand- tentes du colonialisme, qu’ils ont promus pour les besoins d’une cause inavouée, avant de les infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens, notamment au Maroc et en Tunisie, pour y soutenir Houari Boumediene, l’un des tout premier agent félon. Nous rappelons encore une fois que Boumediene, avec le soutien actif des services coloniaux et de sa clique de convertis tardifs au nationalisme algérien, notamment à Oujda et à Ghardima’, a assassiné directement ou fait assassiné plus de valeureux combattants algériens que 12 généraux coloniaux de la réputation de Massu, Salan, Bigeard, Aussarresses, etc. En cas de doute, nous invitons les algériens qui ont le courage d’affronte la vérité, de faire les recherches qui s’imposent pour s’en rendre compte par eux-mêmes que Boumediene était, dès 1954, il était restait, jusqu’à sa mort, en 1978, un agent colonialiste. Monsieur Antoine Besbous, observateur libanais, spécialiste du monde arabe, avait constatait, dans l’uns de ses ouvrages : « …Les dirigeants algériens qui ont le moins contribué à la libération de leur pays, sous entendu les plus lâches, tiennent les propos les plus virulents à l’égard de
