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Dimanche 17 Février 2008
Nous ne prétendons pas détenir la solution miracle pour sortir les banlieues de l’étreinte d’une crise multidimensionnelle, aux racines profondes, fort complexes et extrêmement compliquées. En tant immigré de première génération, habitant une cité, nous tentons seulement d'exposer honnêtement notre point de vue de l’intérieure.  Comment en est-on arrivé là ? Il s’agit d’un malaise grave puisqu’il concerne quelques dix millions d’habitants. Vu que le ralentissement et/ou la récession de l’économie occidentale, qui se pointe à l’horizon, le malaise des cités risque de s’aggraver encore d’avantage. Les plans banlieues proposés à ce jour, aussi bien par la droite que par la gauche, relève plus du paternalisme, de la démagogie électoraliste que d’une réelle volonté de sortir ces quartiers de leurs misères : identitaire, culturelle, spirituelle, sociale, économique et morale.
Certains : « experts », « sociologues », « travailleurs sociaux », « hommes et femmes politique », qui prétendent connaître les banlieues, rapportent, parce qu’ils sont obligés, grassement payés pour ça, des contrevérités d’une mauvaise foi scandaleuse. Beaucoup d’entre eux cherchent à exonérer l’Etat, dont ils sont, directement ou indirectement les serviteurs, de son écrasante responsabilité en faisant semblant d’ignorer certains faits graves qui sont quasi quotidiennement commis dans certaines banlieues de France. Aussi, tentent-ils de renvoyer leur éventuelle solution aux calendres grecques, aux générations futures, en prétendant que l’intégration des migrants d’origine africaine et maghrébine se fera, avec le temps, naturellement, tout comme l’intégration des migrants  d’origine européenne de jadis : italiens, polonais, espagnols, par exemple.
Cette affirmation doit être contestée pour trois raisons essentielles : d’abord, les migrants d’origine européenne sont arrivés en France après les guerres de 14-18 et 39-45, à une époque de pénurie de main d’œuvre, où le taux de chômage était au niveau zéro. Ensuite, les migrants européens avaient de nombreux points communs avec les français : couleur de la peau, niveau culturel, religion, histoire, etc. Et, enfin,  le travail  constitue l’un des principaux facteurs intégration dans une société.

  Les migrants d’origine africaine sont de : couleur, de culture, de religions, d’us et coutumes, différentes voire même opposées à celles du pays hôte. Contrairement à leurs congénères européens, qui avaient avec la France des relations de bons voisinage, d’entente cordiale, de liens de sang, etc., les relation franco-africaine étaient celles de maître à esclave, de colon à colonisé, d’exploiteurs qui faisaient travailler les africains à coups de pieds au cul pour un salaire de subsistance.

 Aussi, les migrants africains de la première génération sont-ils analphabètes et illettrés, ils ignorent la magie de l’alphabet. Ils ont occupé ou occupent encore des emplois pénibles, exposés aux intempéries, aux accidents de travail, aux maladies professionnelles, peu valorisants, que les français de souche ont désertés.

 Contrairement à leurs semblables européens qui ont eu des frontières communes, la même langue souche, des relations de bon voisinage, la même religion, la même culture, les relations franco-africaines étaient essentiellement : conflictuelles, guerrières, sanglantes et cruelles. Les afro-américains, qui sont devenus indigènes de l’Amérique du nord depuis 5 siècles, ne sont toujours pas totalement intégrés au pays de l'Oncle Sam, dominée par les blancs. La misère sévit chez les noirs beaucoup plus que chez les blancs. La nature serait-elle discriminatrice  à l’égard des gens de couleur ? Les prisons américaines sont remplies à plus de  80% de noirs et de latinos. En France, la situation carcérale n’est pas différente de celle des Etat unis d’Amérique, les africains qui croupissent dans les prisons françaises sont largement majoritaires. La délinquance ne serait-elle pas la fille aînée de la misère matérielle et culturelle ?    

  Dans leur mémoire collective, qui tient lieu de culture, transmise oralement de père en fils et de mère en fille, pour les africains, la France reste un pays esclavagiste, colonialiste, capitaliste, répressif. Beaucoup d’Africain ne savent pas encore faire la différence entre la  France d’aujourd’hui : républicaine, pays des droits de l’homme par excellence (comparée aux républiques bananières africaines), qui n’a plus rien avoir avec l’empire esclavagiste et colonialiste  d’antan.

  A l’origine, la main d’œuvre africaine était essentiellement masculine, célibataire, qui ne pouvait ni ne devait se concevoir que comme étant une épreuve temporaire. Aussi cultivaient-ils, quasi religieusement, un mythe dit : « de retour ». Dans les années 60, 70, à l’époque du plein emploi, les immigrés africains travaillaient dur, jusqu’à 60 heures par semaines. La nuit, ils dormaient cachée, parce que personne ne voulait les voir,  entassés les uns sur les autres dans des caves, des greniers, des baraques de chantiers, des hôtels aux chambres borgnes, sans aucun confort, insalubres, gérés par des marchands de sommeil sans vergogne, qui ont les yeux dévoreurs et un tiroir-caisse à la place du cœur.

 En 1975, une loi avait fermé les frontières de l’Hexagone à tout nouveau migrant. A contrario, pour ceux qui étaient déjà installé, en situation régulière, cette loi permettait, au migrant qui le souhaitait, qui remplissaient les conditions exigibles par la loi, d’opérer : « un regroupement familial », faire venir leur épouse et leurs enfants en France. Pour accueillir et loger ces familles, des cités dortoirs ont été construites à l’hâte dans des banlieues des grandes agglomérations de françaises.

Au terme des : « trente glorieuses » (1975), l’économie française va durablement marquer le pas. C’est la fin du plein emploi. Aussi était-il prévisible que les jeunes issus de l’immigration africaine, grossièrement scolarisés, n’allaient pas accepter les mêmes emplois que ceux attribués à leurs aînés analphabète et illettré.

Pour résoudre les problèmes des quartiers, dans un premier temps, les pouvoirs publics français vont faire appel à des « Amicales » (associations) aux ordres et à la solde des certains états mafieux africains, qui vont entretenir le fameux mythe du retour. La France ira jusqu’à proposer le célèbre  million Stoléru  en guise : « d’aide » pour concrétiser le mythe du retour qui a été tué dans l’œuf par l’évolution négative, dramatique, catastrophique, des pays africains néocolonialistes.

Dans la gestion des cités, les autorités  françaises, de gauche comme de droite, ont gravement manqué à leurs prérogatives dans au moins trois domaines clefs :

 1°_ à l’accompagnement des parents d’origine rurale, analphabètes et illettrés, dans l’éducation de leurs enfants ;

 2°_ à la diversification ethnique des quartiers. Laissant des tribus africaines, avec leurs us et coutumes, leurs superstitions, leurs marabouts et chamanes…se reconstituées en France,

 3°_ à intégration des jeunes des cités dans le tissu culturel, économique et social de l’Hexagone.

  Plus grave encore, N’ayant pas pu assurer aux jeuens des cités un travail stable, avec un salaire décent, l’Etat français, par laxisme ou par négligence, a laissé se développer des trafics  de tous ordres, allant du simple vol à roulotte aux trafics de drogues dures. « Qui vole un œuf vole un bœuf », dit un sage adage.

 Livrés à un échec scolaire durable et à un chômage structurel, quatre à cinq fois plus élevés que la moyenne nationale, les banlieues ne font parler d’elle que lors d’accidents mortels, à la survenance d’émeutes spectaculaires ou à la veille d’une élection. Entre temps, depuis leurs créations, au début des années 80, leurs structures vieillissent prématurément et la paupérisation de leurs habitants s’accélère à vue d’oeil, dans une l’indifférence quasi générale. Combien de milliards d’euros de fonds publics sont-ils distribués chaque année, à fond perdu, à des associations opaques, non pas pour améliorer les conditions de vie dans les quartiers mais pour maintenir la crise à un niveau gérable. 

 Les parents des jeunes des banlieues ont-ils manqué à leurs devoirs parentaux ? Selon plusieurs sources historiques, en 1830, 52% des algériens étaient lettrés en arabe. Il y avait plus de lettrés chez les indigènes algériens que dans les rangs des envahisseurs français. En 1962, après 132 ans de présence coloniale français, 90% des algériens étaient analphabètes et illettrés bilingue. A noter que les humbles et honorables parents de Fadhela Amara, de Rachida Dati, deux ministres de la république, du comédien, Djemel Debbouz et du footballeur, Zine Eddine Zidane, entre autres, sont issus de ces  générations sacrifiées sur l’autel d’un colonialisme triomphant qui s’autoproclamait : « civilisateur ». Comment peut-on reprocher à des parents incultes de ne pas avoir transmis leur science à leurs enfants ?

  Certaines cités sont devenues littéralement cauchemardesques pour leurs habitants et riverains. Elles sont littéralement otages d’un cercle vicieux diabolique. Parce que sources de profits, une mine d’or, pour toute une légion d’associations parasitaires liguées à des partis politiques, de droite comme de gauche, qui voient leurs subventions augmenter au fur et à mesure que l’agitations, les émeutes, les dégradations des cités augmentent.

 Il existe, dans toutes les grandes agglomérations de France, des trafics de stupéfiant audacieux, parfois sous les balcons des hôtels de ville. La police de France, l’une des meilleures au monde, se doit de loger drogués et dealers qui sont aussi, souvent, ses délateurs. Beaucoup de ces trafiquants, pour ne pas dire tous, commettent leurs crimes sous la protection de un ou plusieurs  officiers de police des brigades antistupéfiants, du moins le croient-ils. Certains versent à leurs protecteurs un : « bail » soit 3000 francs par mois en 1985. Ces officiers de polices utilisent  les drogués et les dealers pour atteindre les gros bonnets de la drogue. Le drame dans ce commerce de la mort est qu’entre le commencement d’un trafic et son démantèlement, il faut compter quelques quatre années. Dans ce laps de temps, des dizaines de jeunes deviennent accro à la drogue dure, d’autres se laissent tenter par le trafic criminel, s’accoutument à l’argent facile. Dans le cas que nous avons connu, en quatre années, au moins cinq jeunes sont morts d’overdose, une dizaine ont contracté le SIDA suite à l’usage de seringues souillées et/ou de rapports sexuels non protégés, des centaines d’autres sont devenu des voyous, des délinquants et  des criminels irrécupérables.   

 Le taux de chômage structurel, incompressible et l’échec scolaire dans certaines cités, sont de 4 à 5 fois supérieur au niveau national. Les études sans projets définis, les stages sans déboucher sur un emploi, les travailleurs à mi temps, les Rmistes et les chômeurs aux sens BIT (bureau international du travail) du terme représentent, dans certaines cités, entre 40 et 50% de la population active. Parmi ces damnés de l’emploi, beaucoup sont condamnés, à vie, à vivre du RMI qui est plus avantageux pour eux que de travailler au SMIC. Un smicard n’a pas  de droit aux APL (allocations personnalisées au logement) dont les loyers sont de plus en plus chers, ni de la CMU , ni aux transports gratuit, ni au droit d’accès aux banque alimentaires et autres secours. 

 Les plans banlieues proposés par la droite et la gauche ne sont pas assez audacieux et ils arrivent trop tard. Un individu, quel que soit son âge, qui craque une allumette pour incendier la vieille voiture de son misérable voisin, manque de culture citadine. Un autre, qui sabote  l’ascenseur d’un immeuble de 10 étages, par exemple, pour empêcher des personnes âgées, des malades, d’aller faire leurs courses ou chez leur médecin ou de revenir chez eux, manque d’humanité.

Par conséquent, ni les plans démagogiques, ni les subventions massives à des associations, ni police de proximité, ni zone franches… ne sortiront les cités de leur marasme.  Certains partis politiques croient augmenter ou maintenir leur audience dans ces quartiers en trouvant des excuses aux voyous et aux fauteurs de troubles. Une analyse objective, sans fioriture, révélera que l’état de certaines cités est révolutionnaire. Il faut, sans tarder, entamer une révolution culturelle dans les cités.

Samedi 09 Février 2008

 

Changer de constitution n’est ni sérieux ni  un gage de stabilité pour un régime politique. L’Angleterre, l’une des plus anciennes démocraties du monde, a la même constitution coutumière depuis 17éme siècle. Les Etats-Unis d’Amérique sont soumis aux mêmes lois fondamentales depuis 1786. En Algérie, la notion de constitution n’a aucun sens.

 

L’attrait du pouvoir doit être irrésistible. Tous les moyens doivent être bons pour y parvenir et pour s’y maintenir, quitte à marcher sur les cadavres. Aussi doit-il corrompre. : « Le pouvoir corrompt et le pouvoir corrompt absolument », dit un adage. Ce qui est une théorie abstraite ailleurs est devenue une réalité assommante en Algérie. Depuis ses origines, le pouvoir algérien,  est autoritaire, totalitaire, clanique, clientéliste, régionaliste, népotique, entre les mains d’individus issus de la pègre, sans foi ni loi. Il s’agit d’un pouvoir confisqué, pris en otage par des voyous souverains, qui n’ont de compte à rendre à personne, même pas à eux-mêmes.

 

Les magouilles constitutionnelles concoctées dans les coulisses, par des juristes douteux, présentée à un peuple désorienté, fragilisé  par la misère, pour les plébisciter, ne hausse pas le crédit du régime qui se livre à d’aussi grossières manipulations.  L’Algérie de Bouteflika n’est rien d’autre qu’une partie poker menteur qui tient lieu de politique. On change de constitution aussi vite que les joueurs de poker invétérés changent de jeu de carte pour éviter des tricheries. : « Les hommes naissent joueurs. Ceux qui le restent ne deviennent jamais adultes », dit un sage.

 

Comme tout démagogue, Bouteflika est charmeur. Comme tout judas, il distribue des baiser sans les compter. Mais il n’en demeure pas moins le plus vorace et le plus corrompu de toute la classe politique algérienne et probablement d’Afrique et d’Asie. La Court des comptes l’a accusé, en 1980, d’avoir détourné le reliquat financier, plusieurs milliards de dollars,  de son ministère des affaires étrangères. Ailleurs que dans un pays néocolonialiste, comme l’Algérie, Bouteflika paierait cher  pour s’enterrer vivant dans l’anonymat, pour se faire oublier et faire oublier ses dérives polyvalentes, ses crimes pluriels et ses frasques originelles.

 

 L’Algérie de Bouteflika, avec l’expérience due à son ancienneté, est de venue synonyme : de pouvoir d’apparat, d’apparence, personnel, alors qu’il est aux ordres, au garde-à-vous d’une poignée de décideurs qui se sont octroyé le droit de vie et de mort sur l’Algérie et sur les algériens. L’homme politique algérien, incarné par Bouteflika, est un  gangster, un braqueur, un coupeur de routes aux : aux veuves, aux orphelins, aux faibles administrés, sans défense. Désormais, les dirigeants algériens ne doivent plus être juger sur leurs discours, la langue n’a point d’os, ni sur leurs apparences flatteuses mais sur leur bilan : économique, culturel, moral, sécuritaire, judiciaire… qui est : économiquement misérable, humainement tragique et moralement débridée.

 

Le bilan culturel algérien doit être mesurer à la juste aune des discours de Khalida Toumi et d’Yazid Zerhouni, respectivement ministres inamovibles de la culture et ministre d’Etat, ministre des collectivités territoriales, pour se rendre compte que l’Algérie est aussi un désert culturel. Les citoyens livrés à la loi de tag ‘ala min tag, (loi de la jungle), qui tient lieu de justice et de politique sécuritaire. Comment de tels individus, arrogants, imbues de leur personnalité, ont-ils pu bénéficier d’une aussi fulgurante et miraculeuse ascension sociale ?

 

Bouteflika, comme beaucoup de ses acolytes de « Oujda », sont issus de milieux particulièrement criminogènes. Un passage du film consacré à Ben Berka, récemment diffusé par antenne2, est clairement révélateur. Dans l’une de ses répliques, Mohamed Dlimi, le patron des services de sécurité marocains, avait laissé entendre : « si les algériens continuent à soutenir ben Barka, par mesure de rétorsion, nous leur fermerons leurs lupanars  au Maroc ».

Les algériens doivent savoir que certains d’entre leurs dirigeants, morts ou vifs, les salauds restent des salauds, étaient, avant, pendant et après la guerre de libération, qu’elle ont exploitée pour légitimer leurs busines infâmes, plus tard, pour la confiscation du pouvoir en mettant en avant leur pseudo légitimité révolutionnaire, sont notoirement connus pour leur passé : de voleurs à la tire,  de violeurs, de proxénètes et de cruels assassins. Leurs victimes n’étaient pas de méchants colons mais de paisibles algériens, musulmans, orphelins sans tuteurs. La lâcheté de certains dirigeants algériens actuels et passée n’a pas d’équivalent ailleurs.

 

Bouteflika n’est pas un candidat au sens républicain du terme, du peuple mais celui d’une armée des ombres, conspiratrice, criminelle, sectaire et putschiste par excellence, la véritable détentrice, depuis 1958, de tous les pouvoir en Algérie. L’enfant terrible d’Oujda, sert d’abord une caste d’intouchables. Il se sert pour assouvir ses insatiables fantasmes d’un vieillard qui refuse de passer à l’age adulte.  Violer, encore une fois, la constitution pour lui permettre de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, pour maintenir le même mafia au pouvoir, appliquer la même politique, cela aura des conséquence négatives, graves, imprévisibles, incalculables pour l’Algérie et les algériens. Pays des paradoxes, l’Algérie est confortablement dotée de ressources naturelles, ses mafieux dirigeants sont immensément riches cependant le peuple est fort misérable.

 

L’Algérie a besoin d’un changement : politique, culturel, moral radical et urgent. Il est clair que les algériens ont besoin d’une démocratie authentique, fondée sur le principe : « vox populi vox dei » et non pas d’une : « démagocratie », d’une imposture de démocratie à la Yazid Zerhouni ni de la ; « merqa » (soupe) culturelle de Khalida Toumi.  On ne change pas un pays en maintenant au pouvoir, pendant plus d’un demi siècle, les mêmes incorrigibles malappris, le même personnel politique, mais avec des hommes nouveaux, dignes de confiance de leur peuple, pour mettre en œuvre une nouvelle politique, conforme aux  humbles ambitions du peuple algérien. Deux mandats, dix ans, c’est déjà trop pour un président versatile, sans pouvoir réel.  Disons ‘chr snein barakat ! Basta à 10 d’une présidence canada dry.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 03 Février 2008

Un colon, un esclavagiste, un impérialiste, un dictateur, un despote, quel que soit : son époque, son lieu de naissance, la couleur de sa peau, sa religion, son idéologie… ne peut coloniser, réduire à l’esclavage, dominer, exploiter que des peuples faibles, colonisables et exploitables. Le colonisateur agit de manière préméditée, scientifique, rationnelle, dans un cadre et à l’aide de plans précis, préalablement élaborés. Il vise des objectifs déterminés. Cependant, les peuples colonisables et exploitables réagissent, si tant est qu’ils réagissent, par instincts, fatalement, de manière irrationnelle. Ils accueillent leur despote comme étant une fatalité, un décret d’Allah,  irréversible.   

 

   Pour maintenir sa domination ad vitam aeternam,  le puissant cultive et développe les tares inhérentes à ses victimes : l’ignorance, le fétichismes, les superstitions, le maraboutisme, le régionalisme. Le colonialiste et l’esclavagiste européen, qui avait et a toujours mille coups d’avance sur ses victimes africaines, a fragmenté des royaumes, déchiré des frontières, fendue des ethnies… pour les opposer l’une aux autres, les briser définitivement et pour assurer ses arrières.

 

  L’exploitation de l’homme faible par l’homme puissant est conçue par l’exploiteur pour être éternelle. Le prédateur bipède est un dévoreur insatiable, opportuniste. Avant de coloniser l’Afrique, les futures ancienne puissances occidentales riches étaient conscientes que leur présence physique sur le continent noir ne pouvait être que marginal et temporaire mais elles lui ont imprimé, de manière perpétuelle, leurs ascendants : psychologique, culturelle, économique. Avant de refluer d’Afrique, les puissances coloniales ont soigneusement sélectionnés, instruits, des despotes africains pour les imposer à leurs peuples dans le cadre d’un néo-colonialisme culturellement dévastateur et économiquement servile.

 

    L’empire colonial français avait planifié la colonisation de l’Afrique mais aussi mais aussi son reflux. Jusqu'au 19éme siècle, les richesses des nations prenaient leurs sources et plongeaient leurs racines dans les entrailles de la terre. Etait riche celui qui possédait beaucoup de colonies, de vastes terres et d’innombrables mains pour les cultiver. A partir du 20éme siècle, la terre, source de richesses des nations, a été détrônée par la révolution industrielle. A partir des années 40, les colonies françaises africaines étaient devenues un fardeau harassant pour l’empire colonial français et une charge écrasante pour ses contribuables.

 

   Les Oulémas, Messali el Hadj et ses lieutenants, Ferhat Abbas et ses compagnons, les communistes, les libéraux algériens… qui avaient refusé de participer et/ou dénoncé le déclenchement de l’insurrection du 1ér novembre 1954 n’avaient  peut-être pas tout  à fait torts. Ils étaient probablement conscients de la puissance démesurée : culturelle, militaire, économique… de l’occupant et de ses innombrables et indéfectibles alliés  mais aussi de ses faiblesses sur le terrain politique et devant le droit international.

 

   Avant même le terme du second conflit mondial, la charte de l’ONU reconnaissait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.  Dès le terme de ce dévastateur conflit, les empires britannique, largement vainqueur des forces de l’Axe et hollandais ont volontairement renoncé à leur colonies et octroyées les indépendances à leurs anciens sujets, à leurs indigènes : indiens, pakistanais, sri lankais, malaisiens, indonésiens, etc. En 1960, la Belgique avait imposé aux congolais leur indépendance. Le Maroc et la Tunisie ont accédé à leur autonomie sans violence, par la voie politique. En 1958, le Général de Gaulle, dans son retentissant discours de Dakar, avait proposé aux africains : « Que ceux qui veulent l’indépendance la prennent »  à l’occasion d’un  référendum. Ce qui était valable pour le Maroc, la Tunisie , les 17 colonies françaises d’Afrique pourquoi ne l’aurait-il pas été pour l’Algérie ?

 

   Les : 2, 6, 9, 22 ou 36 individus qui ont déclenché les hostilités en novembre 1954 n’avaient aucune légitimité pour agir au nom et pour le compte du peuple algérien. Ils ont agit par instinct, sans plan précis. Le premier novembre 1954 restera dans l’histoire de l’Algérie comme un acte anarchique qui ne pouvait aboutir qu’à un bain de sang fratricide aux conséquences post-coloniales chaotiques. D’autant plus qu’avant de refluer d’Algérie, le colonisateur avait recruté, instruit et placé ses valets les plus sûrs à la tête de la pseudo révolution algérienne. L’Algérie est toujours colonisée et le peuple algérien toujours privé de ses droits fondamentaux, de sa dignité… par des despotes locaux qui puisent leur légitimité politique dans un évènement qu’ils ont combattu avant de le rallier, conformément aux ordres de leur hiérarchie coloniale.

 

 

   Avant 1954, certains chefs de notre fameuse révolution, notamment des grandes villes, étaient notoirement connus pour être des voyous vivant de rapines : vols avec violences, proxénétisme…, qui volaient de misérables algériens sans défenses et prostituaient des filles algériennes, musulmanes, en détresse. Certains d’entre eux ont exploité la guerre d’Algérie à leur propre profit. Leurs buts ? Se hisser en lieu et place de leurs maîtres coloniaux, d’occuper leurs villas, de s’accaparer de leurs fonds de commerce et de rabaisser le peuple algérien d’un cran. Un algérien honnête qui ose dénoncer les méfaits et les crimes de ces mafieux, héritiers du colonialisme, se verra immédiatement taxé de harkis suppôt du colonialisme, d’antirévolutionnaire, d’agent d’Israël,  de terroriste… passible d’une mise à mort par lynchage sur la place publique pour servir d’exemple.

 

   Après bientôt un demi siècle d’une une indépendance confisquée dans l’œuf par une poignée de brigands incultes, l’Algérie n’est : ni française, ni algérienne, ni arabe, ni berbère, ni africaine. Les algériens, par la faute de leur pègre dirigeante imposée par l’ordre colonial avant de refluer, ont perdu leur culture ancestrale sans maîtriser la modernité. Leurs médias : audio, vidéo et leurs journaux emploient une langue arabe inaccessibles à plus de 90% des algériens d'âge mur. L’Etat algérien, pour des causes souvent inavouées, cultive et présente l’histoire de la guerre d’Algérie comme étant exemplaire, glorieuse, mythique, lumineuse.

 

    Les comportements globalement négatifs de certains indécrottables survivants d’une révolution hautement parricide et notoirement infanticide, qui ne brillent que par leur misérabilisme, leur inculture générale et leur avidité ne semblent nullement déranger les encenseurs de cette révolution sanglante. Sur neuf dirigeants de novembre 1954, cinq : Mustapha Ben Boulaïd, l’Arbi ben M’Hidi, Mohamed Khider, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf, ont été directement exécutés par les hordes de Houari Boumediene et/ou par ses compagnons et successeurs ou livrés par eux aux services coloniaux pour les éliminer et pour faire place nette aux arrivistes, aux opportunistes, aux convertis tardifs au nationalisme, infiltrés dans leurs rangs : au Maroc, en Tunisie et à l’intérieur du pays pour y former une 5éme colonne. Et, deux autre, Aït Ahmed, condamné à mort, après son évasion de la prison d’el Harrach, en 1966, il a été contraint à vivre clandestinement en exile. Ahmed Ben Bella, le premier président de la république algérienne, suite à son renversement par un sanglant coup d’Etat du 19 juin 1965, après avoir  passé 14 années, sans aucun jugement, dans les geôles de la junte militaire algérien, il a été enfin libéré en 1980 avec une interdiction  de faire de la politique, d’exprimer son opinion. 

 

    A présent que l’échec prévisible de la révolution algérienne ne faisant plus de doute, hissé au rang de héros, Boukharouba Mohamed, alias Houari Boumediene, le despote algérien, l’un des tout  premiers agents colonialistes recruté, en Egypte vers décembre 1954, par le SDECE (services de documentations et du contre espionnage) coloniaux, avant d’être transférer au Maroc pour y être infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens, de devenir, plus tard, le point de ralliés des DAF (déserteurs de l’armée française) et de rabaisser Ibn Badis et les oulémas, Messali el Hadj et ses lieutenants, Ferhat Abbas et ses compagnons…, qui s’étaient raisonnablement opposés à l’aventure du 1ér novembre 1954, aux rangs de traîtres ne relève-t-il pas de la démence historique ?

 

   Ayant un passé qui lui est défavorable, le colonisé complexé, zappe  son passé et craint son avenir. Il est systématiquement revanchard et méprise ses vis avis. Il arrange sa petite histoire à sa sauce, en dépit de toute logique. Le complexé craint la vérité et la lumière. Il se croit parfait. Il est constamment à la recherche d’un bouc émissaire, d’un plus faible que lui, pour lui endosser ses tares. Le complexé pense que ceux qui dénoncent : l’incurie, l’incompétence, l’injustice, la corruptibilité… des dirigeants algériens sont des complexés doublés d’une jalousie maladive, sans pouvoir ni accès à la Caverne d’Ali Baba, aux mangeoires et aux coffres forts nationaux, sans quoi ils seraient, au moins, aussi injustes et aussi corrompus que ceux ils dénoncent.

 

 Allah ouvrira-t-il les portes de son vaste paradis à ces complexés saccageurs, dévastateurs pour le lui ruiner et le lui dévaster tout comme ils ont ruiné et dévasté notre Eden terrestre, notre sublime Algérie ? A méditer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 01 Février 2008

Le 29 octobre 1965, en plein cœur de Paris, Mehdi ben Barka, un opposant marocain, a été enlevé et probablement assassiné par ses ravisseurs. Le 23 et 24 janvier 2008, la chaîne de télévision France2 a diffusé, en prime time, en deux parties : « l’affaire ben Barka », où il est clairement apparu que les plus hautes autorités marocaines, notamment : le ministre de l’intérieur, Mohamed Oufkir et l’un de ses proches collaborateurs, Ahmed Dlimi, avaient bénéficié du soutiens de la CIA , de certains services français : RG., DST., SDECE ainsi que des mafieux et des « barbouzards ».

 

Un ancien membre du Mossad (services secrets israéliens), vient de révéler, dans un livre récemment publié, que le Mossad a également participé à l’enlèvement suivi de la disparition  du leader tiers-mondiste.

 

Dans sa livraison du 26 janvier 2008, le journal algérien : « Liberté » a relaté, en s’appuyant sur les révélations de l’agent du Mossad, qu’en 1963, lors de la guerre des « sables », opposant le Maroc et l’Algérie, le Maroc avait bénéficié de l’aide d’experts militaires israéliens. Ce journal, comme tous ses confrères, francophones et arabophones, semble atteint du syndrome du dromadaire qui voit la petite bosse de son voisin mais jamais la sienne, portant bien plus grosse.

 

Quid de l’infiltration, de l’instrumentalisation, de la manipulation des rangs des nationalistes algériens durant la guerre de libération par ce même Mossad ? Pendant la glorieuse lutte pour la dignité et pour la libération du peuple algérien du joug colonial, où étaient les généraux qui se sont emparé du pouvoir par la force et confisqué l’indépendance ? Le Mossad est le pilier de l’Etat d’Israël. De son efficacité dépend la survie de l’Etat hébreux.

 

Nous avons déjà signalé, dans l’une de nos précédentes notes, que dans les années 50, le Mossad avait infiltré la haute sphère du pouvoir égyptien, son armée, ses moukhabarates, ses réseaux diplomatiques, qui sont quotidiennement scanné, leurs appels téléphonique écoutés, le contenu de leurs valises diplomatiques interceptés, décodés avant même de parvenir à leurs destinataires.  

 

Les activités des services égyptiens de Fethi Dib, principal soutien du FLN, étaient par le Mossad connues par le menu. Il les partageait avec ses collègues français du SDECE.

 

 Aussi, en mars 1955, sept algériens dont Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, avaient été embarqués à bord du Dianh, un yacht de luxe, au port d’Alexandrie (Egypte) pour être cheminés vers Nador (Maroc espagnol). Cet odyssée a pu avoir lieu grâce aux services tripartite : Mossad israélien, MI6 anglais et SDECE français. L’équipage du Dinah : Ibrahim al Nial et Milan Bachich, étaient deux agents notoires des services français. Houari Boumediene a tué plus de valeureux combattants algériens que 12 généraux réunis de la trempe de Massu, Bigeard, Salan, Challe, etc. Par ailleurs, Houari Boumediene, pour étancher sa soif de pouvoir, il s’était entouré d’individus peut fréquentables. Je fait mien du sage adage : « Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es ». Si l’entourage de Boumediene est composé de voleurs, de violeurs, de corrompus, d’assassins…en quoi leur chef, leur model, leur précepteur, serait-il différent ?

 

 Les conseillers : politiques, militaires, financiers, les banquiers…des états arabes et musulmans ne sont-ils pas des juifs, potentiellement sionistes et accessoirement agents du Mossad ? Ces conseillers et experts en tout genres, a priori efficaces et honnêtes, leur solidarité n’a jamais manquée à l’Etat sioniste d’Israël, qu’il ait tort ou raison. L’Algérie a toujours recouru à leurs services pour ses montages financiers pour ses volumineuses et coûteuses importations en provenance de tous les continents, notamment de : France, d’Allemagne, des USA, de Russie, etc. Depuis les années 90, les relations entre la DRS algérienne et Mossad israélien sont beaucoup plus solides que celles du Maroc de Hassan II des années 60. L’engagement ouvert, aux côtés de généraux putschistes algériens de Bernard Henri Lévy, d’André Gluksmann et autres juifs français, qui n’ont jamais fait mystère de leur attachement à l’Etat sioniste d’Israël, même lors des massacres de Sabra et Chatila (septembre 1982), devrait tenir lieu de preuve irréfutable de l’existence de liens indéfectibles entre les généraux putschistes algériens et des lobbies sionistes français.

 

Le Hamas, le parti islamiste palestinien, a été créé, en 1986, par les services israéliens pour l’opposer au à l’OLP.

 

 Le FIS algérien a été créé par les services algériens pour l’opposer aux démocrates, notamment au FFS et au MDA, présidés, respectivement, par Ait Ahmed et Ben Bella.

 

Par ailleurs, Le régime algérien, comme tous les régime arabo-musulmans, sont des autocrates, autoritaires, violents, corrompus jusqu’à la moelle des os. Sans danger d’un islamisme réel ou supposé, ces régimes seraient déjà morts et enterrés. Les : GIA, MIA, AIS, GSPC, al Qa’ida Maghreb…maintiennent la tête du pouvoir algérien hors de l’eau tout comme la corde balance le pendu entre la potence et la terre.

 

L’Etat d’Israël et les pouvoirs scélérats arabo-musulmans ont l’islamisme pour ennemi commun. Masochistes, pour leur survie, les brigands politicards arabes trouvent refuge sous l’aile d’un père fouettard nommé Israël, la clef de voûte de l’Occident judéo-chrétien.

 

Tout comme la : « main rouge » était le bras armée, le service homicide du SDECE (services de documentation extérieur et du contre espionnage) durant la première guerre d’Algérie, les : GIA, MIA, AIS, al Hidjra ou Tekfir, GSPC., al Qa’ida Maghreb, sont les basses œuvres de la DRS algérienne et du Mossad israélien et leur relais occidentaux, qui les infiltrent, les instrumentalisent et les manipulent à leur guise.

 

Al Qa’ida n’existe pas elle n’a jamais existée. Si certains pays, notamment : les USA, l’Angleterre, la France … sont aveuglément pris pour cibles par des attentats « Islamistes » ce n’est pas pour leur religion, leur philosophie ou leur mode de vie mais pour leur soutien intéressé des régimes arabes, totalitaires, particulièrement injustes et extrêmement  violents.

 

 La meilleure preuve réside dans l’assassinat abject, probablement commis par des fanatiques autonomes, de quatre touristes français en Mauritanie. S’il s’avérait que ces assassins, après leur odieux forfait, aient erré à travers plusieurs pays d’Afrique, pendant plusieurs semaines, livrés à eux-mêmes, sans trouver de gîte ni de couvert, cela indique qu’ils n’avaient ni supérieur, ni commenditaire, ni donneur d’ordre ou de moyen pour commettre leurs démentiels crimes. Tout au plus, ils auraient agi de manière autonome, guidés par leur seule haine de leurs dirigeants et  de leur fanatisme à l’égard des étrangers.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 Janvier 2008

Le pire qui puisse arriver à un individu c’est d’être, dès son bas âge, comme le peuple algérien, gavé de mensonges et bercé de chimères enfantines par un ramassis de prédateurs opportunistes. Les flatteurs qui vivent au crochet de la naïveté des algériens, collaborateurs de l’ancien colonisateur étranger et néocolonialistes autochtones, pour endormir leurs proies, ils leur prêtent des vertus démesurées. Aussi, malgré eux, les algériens sont hissés au rang de : « révolutionnaires, ayant vaincu l’armada coloniale française et ses alliée de l’OTAN, pour leur arracher leur indépendance ». Et, khorti-khorti (délires).

 

Depuis 1962, la constitution algérienne indique que l’Algérie est une : « République algérienne démocratique et populaire ». Le triple pléonasme (république, démocratique et populaire) tend à signifier que les algériens vivent dans une société : idéale, parfaite, bénite par Allah et tous ses prophètes. Et, que leurs dirigeants ne peuvent être que : des héros infaillibles, providentiels. Par conséquent, insusceptibles d’erreur. C’est pour cela qu’ils sont chefs à vie, sans rendre de compte à personne. Ils sont au dessus de leur petit peuple qu’ils négligent et méprisent ouvertement. Leur légitimité étant supra humaine, innée, ils s’imposent chefs à vie. Le petit peuple : « révolutionnaire » doit se taire. Plus précisément, n’ouvrir sa gueule que pour applaudir, pousser des youyous au passage de l’animal apolitique, pire qu’un primate, selon Aristote, le hochet d’une armée dite : « armée nationale populaire ».

 

En deux langues (français et arabe), en gros et gras caractères, les frontons lépreux des administrations algériennes, les titres de journaux infâmes : El moudjahid, Algérie Actualité, al Cha’b, Révolution Africaine, el Djeich, jusqu’aux début des années 90, étaient barrés, il existe encore des vestiges sur des édifices publics et privés, des slogans : « Par le peuple et pour le peuple », « le socialisme a pour but, proclament-ils, de mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme ».

 

Après avoir longtemps déclamée que  : « l’Algérie était française et ses ancêtres gaulois », d’un coup de baguette magique, du jour au lendemain, par la seule volonté de quelques excités, les algériens se sont couchés berbères pour se réveiller arabes, avec une culture et une langue qui leur ont été imposées, qui n’étaient pas les leurs. Un demi siècle après une indépendance confisquée, une culture et une langue octroyées, qui demeurent étrangères à l’écrasante majorité des algériens et même à certains des plus illustres ministres d’Etat.

 

Un demi siècle après, qu’en est-il de langue et de la culture arabe en Algérie ? L’écrasante majorité des algériens ne parlent toujours pas l’arabe oriental ou littéral. Yazid Zerhouni, un immense génie politique, un empereur des fichiers, ministre d’Etat et ministre de l’intérieur et des collectivités locales, ânonnant le français comme un petit zouave et causant l’arabe moins bien qu’un caporal ottoman, vient de déclaré : « … la langue arabe est sur une rive et moi je suis sur une autre ». Le quotidien arabophone el Khabar, le plus gros tirage d’Algérie, vient, de souligné quelques unes des plus belles coquilles du savantissime et inamovible homme d’Etat algérien. Selon cet honorable quotidien, le super ministre d’Etat, Yazid Zerhouni, ignore, entre autres,  le pluriel de femme. Dans un pays où les dirigeants, les chefs, pratiquent encore la polygamie, ignorer le pluriel de femme devrait vouloir, au moins, un César en or massif de l’arrogance.  

 

Les dirigeants algériens ont imposé à leur peuple un régime dit : « socialiste scientifique », qui s’était engagé, solennellement, de fonder  des institutions : « républicaines, sociales, justes, égalitaires, fraternelles, éternelles, qui survivraient au temps et aux hommes».

Le spectacle qu’offre l’Algérie, un demi siècle après une indépendance confisquée par des voyous, par d’insatiables prédateurs opportunistes, est affligeant. Après avoir trahi nos martyrs et leur mémoire, l’administration algérienne, tous coupables et/ou complices, ont exploité la naïveté, la misère du peuple jusqu’au tarissement de ses ressources, de ses forces et de sa magnanime patience. Quand se peuple se soulèvera, se dressera sur ses ergots, tendra sont bras, pointant son index dans une direction donnée, je n’aimerais pas être dans cette direction là quand bien même je serais à la tête de plus grosse fortune de la planète. On peut être immensément riche mais pour autant heureux et en paix avec sa conscience.  

 

Comme dit le poète kabyle, une fois que : « Iza’dhadh » (ramiers)  se sont envolés, il est inutile de précipéter sur son fusil. Le régime algérien est, depuis ses origines, totalitaire, autoritaire, militaro-policier, sanguinaire, corrompu. Depuis plus d’un demi siècle, faute d’avoir assuré sa relève, ce pouvoir a maintenu les mêmes : escrocs, brigands, incompétents notoires au pouvoir. Il a dépassé toutes les limites du tolérable. Il a une trouille bleue du suffrage de ses sujets. Ayant définitivement perdu la confiance de ses administrés y compris celle de certains de ses anciens complices, qui ne peuvent plus accéder à la mangeoire nationale, sont à présent, prêts à brûler ce qu’ils ont adoré par le passé. Le pouvoir algérien doit, rapidement inconditionnellement, renoncer à ses péchés mignons : népotisme, copinage, régionalisme, totalitarisme et sa corruptibilité généralisée. Une administration qui tolère : gendarmes, policiers, miliciens…à couper les routes pour racketter les passants, n’est plus amendable.

 

Les pays occidentaux, les parrains des régimes totalitaires, autoritaires, fasciste… du tiers-monde, ont fini de manger leur pain blanc. Leurs industries sont au seuil de la faillite. Leurs produits sont trop chers, y compris pour les consommateurs de pays anciennement riches. De pseudo experts en économie, marchants de rêves pour naïfs, qui prétendent encore pouvoir relancer les économies occidentales par la consommations, par l’augmentation du pouvoir d’achat de leurs habitants, se fourvoient et font fausse route. Augmenter le pouvoir d’achat des français, par exemple, qui ont de plus en plus de difficultés à subvenir à leurs besoins, dans le cas où leur pouvoir d’achat viendrait à être augmenter, ils iront acheter des produits en provenances des pays émergeants : Chine, Inde, Brésil, Argentine, Maroc, Egypte et autres, qui sont  économiquement plus accessibles et culturellement mieux adaptés à leur goût. Augmenter le pouvoir d’achat de l’un des anciens pays riches entraînera un déséquilibre de sa balance commerciale extérieurre, condamner son industrie à la fermeture ou à l’expatriations. Le keynésianisme, la relance de l’économie par la consommation, n’est valable que dans une économie protégée par des barrières douanières hermétiques. Les puissances occidentales, parrains des dictatures du tiers-monde n’ont plus ni les moyens économiques ni la volonté politique pour assister d’encombrants partenaires maudits par leurs peuples.

 

Par ailleurs, l’Algérie dépend, à 97%, de ses hydrocarbures pour maintenir le bas niveau actuel de survie de ses habitants. Les produits importés par l’Algérie : blé, riz, pâtes, café, sucre, médicaments, bureautiques, indispensables au maintien du niveau de vie actuel, très bas, vont augmenter beaucoup plus vite que les prix des hydrocarbures. 

 

Sans protecteur étranger, sans ressources,  ayant définitivement perdu la confiance des algériens, le pouvoir algérien va s’exposer, à très court terme, un chaos. Ibn Khaldoun, excellent penseur du 14émé siècle, qui avait étudier la naissance, la montée en puissance et la décadence des « Mulks » (pouvoirs) dirait de la dictature algérienne qu’elle est suspendue dans le vide. Elle va tomber comme figue pourrie.

 

Il faut espérer que seuls les coupables paieront le juste prix pour leurs crimes économiques et  pour leurs crimes de sang. Depuis 1969, depuis la toute première diffusion du film de Costa Gaveras : « Z », je rêve de voir : colonels et généraux algériens, leur valetaille, les coupables, passer, en file indienne, devant un tribunal pénal national ou international qui leur signifie, si toutefois ils étaient coupables : «…vous êtes inculpés de crimes économique et de génocide, avec préméditation, contre votre humble peuple sans défense. « Sortez par la porte dérobée pour éviter les médiats », leur diront les juges. Rêve utopique ? Non ! Pas pour un croyant.    

 

 

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