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Samedi 12 Janvier 2008

Il y a à peine une décennie, pour un européen qui se rend en africains en tant que diplomate, coopérant technique, touriste, séjournant dans des résidences coloniales de grand luxe et/ou dans des hôtels cinq étoiles, sillonnant un pays à bord de 4X4 climatisés, sur des circuits spécialement aménagés pour lui, peut avoir la sensation de traverser un paradis terrestre. D’autant plus que les pouvoirs totalitaires néocolonialistes qui règnent sur l’Afrique, depuis les années 60, maîtrisent parfaitement les techniques de la manipulation de la communication et bénéficient des complicités sans faille en France. Un visiteur non averti des réalités africaines peut légitimement croire qu’un président du continent noir, qui affiche : 20, 30, parfois 40 ans d’ancienneté, adulé, ovationné par sa tribu, ne peut être que : bon, excellent, voire même un génie de la politique.

 Le néocolonialisme repose sur le totalitarisme tribal et/ou clanique, à pensée unique. Toute voix dissonante est violemment réduite au silence. Aux vérités souvent moroses et coûteuses, l’homme préfère se laisser bercer par des mensonges mélodieux, rassurants, agréables.

 

 

Il y a à peine 10 ou 15, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Kenya, le Congo, le Sierra Léone, le Liberia…étaient synonymes de : paradis touristiques, de pétrole, de gaz, de diamants, d’or, d’uranium et autres valeurs précieuses pour l’homme occidental et ses valets africains nègres et/ou zouaves dociles en vers leurs maîtres occidentaux mais tyranniques à l’égard de leurs sujets autochtones.

 

 

Pourtant, dès le début des années 70, un ingénieur agronome, spécialistes des cultures tropicales, français, René Dumont, avait écrits : « l’Afrique mal partie », « l’Afrique étranglée », un cri d’alarme contre les dérives apolitiques et les orientations économiques catastrophiques imposées par des dirigeants néocolonialistes autoritaires à leurs peuplades. Ces ouvrages édifiants ont valu à leur auteur d’être déclaré persona non grata par plusieurs pays africains des plus prometteurs et des plus libéraux : Gabon de Bongo, Côte Ivoire d’Houphouët,  Sénégal de Senghor, entre autres. 

 

 

Depuis l’antiquité, l’homme étant connu pour être un loup pour l’homme. Le prédateur bipède ne domine ni n’exploite que des peuplades faibles. Pour perpétuer sa domination, il cultive et développe les tares de ses proies : analphabétisme, oisiveté, superstitions, paganisme, religions dégénérées, tribalisme et autres coutumes tournées vers le passé, avilissantes. A ces vices, le dominant en apporte d’autres : alcoolisme, tabagisme, drogue, MST (maladies sexuellement transmissibles), les armes à feu etc. L’homme blanc a bouleversé le berceau de l’humanité. Il a dépouillé l’homme africain de ses valeurs culturelles et morales traditionnelles tout en lui barrant la voie de la modernité. Le semblant de « progrès » apporté par l’homme blanc a consisté à transformer l’africain en bête de cirque, à le faire marcher sur la tête, à reculons.  

 

 

Jusqu’à l'aube de l’ère industrielle, au 19éme siècle, les richesses des nations se trouvaient dans la « Physiocratie » (agriculture). L’homme blanc a colonisé l’Afrique, réduits les africains à l’esclavage, à l’état de sous homme et/ou en chair à canon.

 

 

L’ère industrielle a bouleversé l’ordre de l’économie mondiale passant de la « Physiocratie » à l'industrie, à la technologique et l'électronique.  A partir des années 40, les colonies étaient devenues administrativement ingérables et économiquement stériles voire même des charges écrasantes pour les contribuables des empires qui avaient d’autres chats plus gras à fouetter. Les voila devenus subitement généreux, humanistes. Ils ont octroyé, à la hâte, les « indépendances », sans coup férir, sans être revendiquées, à leurs plus fidèles valets autochtones.  Pour maintenir leur domination culturelle et  politique sur leurs anciennes colonies et pour se servir, à leur guise, des matières premières qui s’y trouvent, les puissances coloniales, notamment la France , a instauré le « Foccartisme » (néocolonialisme) en portant au pouvoir des nègres et/ou des zouaves les plus dociles. Pour les doter d’une légitimité factice mais perpétuelle, sans jamais passer par les urnes, les anciennes puissances coloniales octroient à leurs successeurs des titres grisants : « combattant suprême » pour l’un, «Descendant du prophète » pour l’autre, « père de la science » pour le troisième, « foudre de la révolution » pour le quatrième, « génie de la sagesse » pour le cinquième, « homme fort » pour le sixième, etc.

 

 

Les frontières imposées par les puissances coloniales et acceptées, de manière intangibles, par les nouveaux seigneurs néocolonialistes africains, ne correspondent ni à l’âme, ni à l’esprit ni à l’idéal des peuplades, des tribus  africaines. Ces frontières iniques, qui ont segmenté des tribus, sont inacceptables par les africains pas plus la balkanisation d’une partie de l’Europe n’a été acceptée par les peuples victimes de la balkanisation.

 

 

Avant de se retirer de leurs anciennes possessions africaines, les puissances coloniales, pour perpétuer leur main mise sur les ressources du continent et leurs influences sur le continent, au lieu de tendre vers la création d’états/nations, elles ont imposé à leurs obligés néocolonialistes des états ethniques, tribaux et claniques.

 

 

Un demi siècle après la décolonisation de l’Afrique, il n’y existe aucun pouvoir légitime ou en voie de légitimation, aucun état de droit. Ces pouvoirs anachronique trouvent leur équilibre dans l’instrumentalisation et la manipulation des ethnies et tribus qu’ils contrôlent et qu’ils  oppriment, notamment en exacerbant leurs différends ancestraux, avec la complicité non dissimulée des anciennes puissances coloniales.

 

 

Cette politique a un prix. Les indépendances octroyées, confisquées par des despotes autochtones, ont définitivement fait faillite. Des pays  tels que le Kenya, la Tanzanie , le Botswana, peuvent donner, à un visiteur étranger, distrait, au regard baladeur, un tantinet complice, l’impression de traverser des paradis où mêmes les droits des animaux y sont scrupuleusement respectés. Mais ils n’en demeurent pas moins d’authentiques enfers pour la majorité de leurs peuplades indigènes. Dans ces pays, les animaux vivent libres dans de vastes réserves, pour l’immense bonheur des touristes occidentaux mais ils n’en demeurent pas moins des cloaques pour la majorité des autochtones qui vivent cachées, à l’instar de maladies honteuses, recluses dans d’étroits et sordides bidonvilles.

 

 

L’homme africain est plus proche, physiquement et culturellement, de son semblable asiatique que éloigné de son arrogant congénère occidental. A l’heure où l’Occident amorce un rapide et inexorable déclin, l’Asie monte en puissance : économique, culturelle, militaire, etc. Les produits asiatiques sont économiquement plus accessibles à la bourse de l’africain et plus conformes à sa culture que les produits occidentaux, trop onéreux pour les petites bourses et fort éloignés de la culture africaine.

 

 

Les peuplades africaines doivent chasser leurs mafieux dirigeants, recomposer leurs ethnies segmentées par l’ordre colonial et accepté par leurs valets néocolonialistes, reconstituer leurs frontières naturelles, historiques. Libérer le continent/berceau de l’humanité de ses vestiges coloniaux. Le doter de régimes politiques non pas ethnique/tribaux mais des états/nations, de droit, démocratiques. Libérer l’esprit africain de sa culture de soumission. Changer de partenaires économiques. Avec la montée en puissance de pays émergeants, les africains n’auront que l’embarras de choix. Vive l’Afrique et les peuples africains, à l’exclusion de leurs indignes et mafieux dirigeants. Morts ou vifs les salauds resteront à jamais des salopards.

 

Samedi 05 Janvier 2008

Un documentaire : « Espion au champagne », récemment diffusé par la chaîne de télévision franco-allemande : « Arte », a démontré que, dès 1954, le Mossad (israélien) avait déjà infiltré, instrumentalisé et manipulé les plus hautes sphères du pouvoir égyptien, le plus puissant des états arabes et le plus important des soutiens de la révolution algérienne.

 

D’autres sources dignes de foi indiquent, qu’en novembre 1954, les services français en avaient fait au moins autant dans les rangs des nationalistes algériens. Parmi les félons célèbres, Djilali Belhadj, alias : « général Kobus » et Mohamed Bellounis : « alias général Bellounis ».

 

D’autres sources aussi dignes de foi ont indiqué que pendant la guerre d’Algérie, les conversations téléphoniques entre hauts dirigeants égyptiens, et probablement entre responsables algériens, étaient mises sous écoute par les services franco anglo-israéliens. Les directives et rapports adressés par le pouvoir égyptiens à ses chancelleries en Europe, aux états unis, dans les pays arabes... étaient interceptés et leurs contenus décryptés par les services coloniaux  et leurs alliés avant qu’ils ne parviennent à leurs destinataires.

 

Comment fonctionnaient les services secrets occidentaux pendant la guerre d’Algérie ? L’affaire du bateau « Athos » est l’une des plus éclairante, la clef de voûte des secrets de la guerre d’Algérie.

 

La guerre d’Algérie avait opposé la France , 50 millions d’habitants, une superpuissance mondiale : industrielle, technologique, financière, économique, militaires, culturelle, membre de l’OTAN à des tribus algériennes traditionnelles. Face un tel déséquilibre des forces, le courage des combattants algériens ne pouvait que forcer l’admiration de ses proches et lointains semblables. Gloire à nos martyrs ! Vive le peuple algérien qui n’a pas encore joué son dernier atout, dit son dernier mot.

 

Dès le début de la guerre d’Algérie, plus précisément, en septembre 1956, les services suisses, d’un pays neutre, avaient mis sous écoutes les chancelleries arabes siégeant sur le territoire helvétique. Renseignements et fiches d’écoutes téléphoniques des ambassades  arabes étaient transmises à l’ambassadeur de France à Berne. Le scandale suivi d’une enquête avait révélé que c’était un certain René Dubois, procureur général, qui était à l’origine des fuites. (Erwan Bergot, Dossier Rouge, Services secrets contre le FLN, P. 84, éd. 1976. 

 

Puisque les conversations téléphoniques, les échanges de courrier entre les dirigeants de la révolution algérienne et de leurs soutiens égyptiens, étaient connus à l’état de gestation, de projet, les pays démarchés par le FLN via les services de Fethi Dib : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne qui, les deux premiers, cherchaient à tourner la page de leurs passés récents, respectivement : nazi et de fasciste et Franco, le dictateur espagnol, à briser son isolement, tous les trois membres de l’OTAN, allaient-ils tolérer sur leurs territoires un quelques trafic d’arme au profit du FLN, vu de France et de l’Occident comme étant une organisation « terroriste ?» Les pseudo trafiquants : allemands, italiens, espagnols, luxembourgeois, norvégiens, suisses  étaient, en réalité, des agents des services coloniaux, ils s’agissaient sous les ordres et pour comptes du SDECE.

 

Plus concrètement, dans l’affaire Athos, vers le mois de juin 1956, le Mossad informe ses collègues français : «… Ben Bella, avec l’assistance de Fethi Dib, prépare une importante livraison d’arme à destination du front Ouest algérien » (Maroc).

 

Le 22 juillet 1956, la même source indique à l’antenne du SDECE au Caire : « Ibrahim ennyal (agent des services tripartite), est sur le point d’acquérir le saint Briavels, un yacht anglais. Tractations en cours, conclue la source.

 

Le 26 août, le même Mossad relance ses collègues français : « FNDA (société italienne) vient de vendre 2000 fusils Emfield au Pakistan (prête nom moyennant une forte commission», précise le Mossad.

 

Le 12 septembre, les services israéliens informent leurs alliés français : « Le yacht saint Briavels vient d’être réceptionné par : Ibrahim ennyal, Fethi Dib et Abdelhamid Mehri, le représentant du FLN à Damas.

 

 Le 13 septembre, le S. I .F. A .R (sécurité militaire italienne) confirment à leurs collègues du SDECE : «  La FNDA de Milan a effectué une livraison de 2000 fusils Emfield au profit du Pakistan ».

 

Fethi Dib manipulé par les services tripartite, va recruter l’équipage du saint Briavels qui va être rebaptiser : « Athos ». Giuseppe Satori, un italien est bombardé capitaine, Nicolas Cocavessis, grec, radio, Ibrahim Ennyal, superviseur général. Il s’agissait de 3 agents notoires des services anglo-franco-israéliens. Le 12 octobre 1956, Cocavessis, le radio, alerte l’antenne du SDECE du Caire : « Athos appareille cette nuit à 23 heures ». Pendant le trajet d’Alexandrie à Nador (Maroc espagnol), le code était, si tout allait bien, le radio devait annoncer à la marine française : « vent calme », en cas de changement de cap, par exemple : « température de l’eau est à 20° ».

 

Ainsi, le saint Briavels, alias l’Athos était vendu par des agents du SDECE aux services de Fethi Dib manipulés. Les armes vendues par la FNDA de Milan l’étaient à la demande expresse des autorités politiques et des services spéciaux français.

 

L’Athos a été arraisonnées le 23 octobre 1956, sa cargaison, 80 tonnes d’armes, pièces de rechanges et munitions, confisquées par la marine coloniale au large des côtes oranaises. Ce même bateau transportait aussi 14 algériens, des hommes grenouilles formés en Egypte, avec leurs équipements. Que sont-ils devenus ? N’étaient-ils pas aussi des agents ennemis qui devaient être infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens ? Pourquoi demeurent-ils à ce jour anonymes ?

 

Les trafiquants d’armes et les nationalistes algériens qui n’avaient pas les faveurs du SDECE, après moult avertissement, ils étaient soit retournés ou purement et simplement liquidés physiquement : dans les maquis algériens, en Allemagne, en Suisse, au Maroc, en Tunisie…par une fantomatique main rouge. Il s’agit en fait du 11éme choc, le bras armé du SDECE. Mustapha ben Bouaïd (Wilaya1), Larbi Ben M’Hidi (wilaya5, membre du CCE), les colonels Zérout Youcef (wilaya2), Si M’hemed, Si Mohamed, Si Sallah, le commandant Si Lakhdar (wilaya4), le colonel Si Lotfi (wilaya5) ont été traîtreusement livrés par leurs lâches compagnons aux 11éme choc qui les a cruellement liquidés.

 

Aussi, le SDECE avait procuré des armes à une société espagnoles pour les vendre au FLN. Celles-ci ont été confisquées sur le bateau : « Le Tigrito ».

 

Le Portugal, membre de l’OTAN, a saisi, au large de ses côtes, le bateau : « Granita » chargé de 40 tonne d’explosif acheté en Suède, pour le compte du FLN, par Georg Puchert. Ce Puchert sera liquidé par le SDECE en Allemagne. Sa fille Marina et son fiancé Pedro étaient  agents du SDECE.

 

De 1956 jusqu’à 1960, le SDECE a détourné un avion libanais transportant des armes et arraisonné quelques 8 bateaux transportant du matériel de guerre destinées aux nationalistes algériens, soit plus de 2.500 tonnes de précieux matériel de guerre, l’équivalent de 2.500 millions d’anciens francs. L’Espagne avait également saisi, au port de Ceuta, le bateau Don Juan Illueca » chargé de 200 tonnes d’armes. Aussi la marine coloniale avait arraisonné le bateau « Lidice » et confisqué à son bord quelques 1000 mitrailleuses de marque allemande, avec munitions et pièces de rechange.

 

Parmi les agents ennemi infiltrés dans les rangs des nationalistes algérien au Maroc, un certain « Kamel » que le SDECE a désigné, pour le protéger, comme étant d’origine américaine. En fait, ce « Kamel » était un haut responsable du MALG, un proche de Boussouf et de Boumediene. C’est lui qui avait mis les services français sur la piste de la Tchécoslovaquie et le détournement, par la marine française, du « Slovania », un bateau chargé d’armes destinées au FLN.

 

Pour écrire ce texte, nous avons relus :

 

-Erwan Bergot, Dossier Rouge (services secrets contre le FLN), Ed.Grasset,

- Fehti Dib, Djamel Abd al Nasser et la révolution algérienne (version arabe), Ed. Maison de l’avenir arabe,

- Henri Jacquin, la Guerre secrète en Algérie, Ed. Olivier Orban,

-Eric Huitric, le 11éme Choc, Pensées modernes.

 

Avertissement ! Ces livres doivent être lus avec une extrême précaution. Leurs auteurs étant des manipulateurs professionnels, ils se donnent le beau rôle tout en protégeant leurs déshonorables agents infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens, à l’intérieur du pays, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, dans d’autres pays arabes et en Europe.

 

Aussi, il faut se méfier de certains ouvrages estampillés historiques. La guerre d’Algérie étant une guerre psychologique, menée par des officiers supérieurs, machiavéliques, formés dans les plus grandes écoles occidentales, leurs archives sont manipulées à la source dans le but de se prémunir d’un éventuel procès de type Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité et pour mettre à l’abri leurs innombrables agents infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens, des témoins gênants en cas de procès. Plusieurs auteurs, entre autres Claude Paillat, ont indiqués dans leurs ouvrages que leurs informateurs occupent de hautes fonctions dans la haute sphère des pouvoirs politique et militaire de l’Algérie post colonial. Infos ou intox ? Le peu d’engouement des dirigeants algériens à laisser circuler l’information, à libérer les champs politique et médiatique, ne devrait laisser aucun doute, l’Histoire de la guerre d’Algérie dérange, elle semble même, un demi siècle après les faits, empêcher certaines foudres, certains décideurs de notre chère révolution de dormir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 27 Décembre 2007
 
 

Une bonne œuvre accomplie par un malfaiteur peut-elle effacer ses innombrables mauvaises et lui  assurer l’impunité pour le restant de sa carrière de brigand ? La participation de certains hauts dirigeants algériens à notre glorieuse révolution est plus que douteuse. Ne doivent-ils pas être jugés à l’aune de leur gestion catastrophique de l’Algérie plus tôt que sur leur hypothétique participation à une révolution qui n’a tenu aucune de ses promesses ?

 

 Les peuples faibles, cas du peuple algérien, attirent leurs ennemis, exogènes et autochtones, tout comme les proies faibles, trop jeunes ou trop vieilles, malades ou blessées,  attirent les plus opportunistes des prédateurs. Aussi, les algériens ont-ils subi l’une des plus longues et des plus humiliantes colonisations de toute l’histoire contemporaine de l’humanité suivie de l’une des dictatures des plus dégradante et des plus voraces. La guerre d’Algérie (1954-1962) avait opposé, la France , 50 millions d’habitants, membre de l’OTAN, une superpuissance mondiale, aux moyens humains et matériels illimités, aux humbles tribus algériennes, huit millions de bergers et de fellahs,  analphabètes, divisées. Tel était le résultat positif d’un colonialisme triomphant, dit civilisateur.

De 1956 jusqu’à 1962, pendant six ans, comme la majorité de jeunes bergers et guetteurs, nous étions : les oreilles, les yeux et les garde-manger, les sources d’eau, les guides… des combattants nationalistes algériens de passage dans nos zones respectives. La mienne, se limitait à la zone quatre de la wilaya quatre (arrière pays de Gouraya). Pendant cette pénible période, j’ai connu des nationalistes algériens admirables, à la foi inébranlable, au courage exceptionnel, qui avait abandonné : père et mère, frères et soeurs, femme et enfants, leur foyer, pour aller, en guenilles, pieds nus, affamés, à mains nues, au front pour faire face à un rouleau compresseur, à une armée coloniale moderne, encadrée par des experts sortis des plus grandes écoles militaires du monde occidental,  qui maîtrisait : terre, mer et air. Mais cette armada était ridiculement inadaptée à la configuration géographique du terrain et à la nature même des « Evènements d’Algérie ».

 

La guerre d’Algérie, qui n’a jamais osé décliner son nom, était une sale guerre menée par des hommes de l’ombre, par services secrets et par leurs indéfectibles alliés : RG., (renseignements généraux), DST (direction de la surveillance du territoire), le BEL (bureau étude et de liaison), le GLI., (groupement léger d’intervention), le 11éme choc, la main rouge (GIA du SDECE), les sections Georges, SAS., 2éme et 5éme bureaux et leurs puissants alliés : la CIA , le Mossad, MI6 (anglais), les services italiens, espagnols, allemands, suisses, belges, luxembourgeois, des pays scandinaves et mêmes ceux de certains pays de l’Est et arabes, qui ont très étroitement collaboré avec leur collègues français.

 Si tous ces services ligués, aux moyens gigantesques, n’avaient pas réussi à : infiltrer, à instrumentaliser les rangs des nationalistes algériens et a manipuler certains de leurs chefs, à les réduire à l’état de simple pion sur un échiquier, alors, sans aucun doute, les algériens appartiendraient  à un peuple d’élite.

 

 Dans mon secteur, à partir de 1958, les rangs de nationalistes étaient : infiltrés retournés, instrumentalisés et certains de leurs chefs manipulés par les services du 5éme bureau du 22éme R. I. (régiment d’infanterie), basés au Bois Sacré (résidence d’Eté du gouverneur général d’Algérie), aux ordres du lieutenant Jean Lacoste. Ces éléments félons étaient aisément identifiables, ils portaient des armes foudroyantes. Tout comme ils sont repérés, à plusieurs reprises, par de nombreuses personnes digne de foi, se diriger, deux par deux, à la tomber de la nuit, vers le Bois Sacré, vers les services du lieutenant Jean Lacoste, d’où Ils revenaient avec des vêtements fraîchement lavés et impeccablement repassés, des pataugas neuves, des rations alimentaires identiques à celles distribuées aux troupes. Aussi, vers le printemps de 1958, le colonel Omar Oussedik, alias Si Taieb a été exfiltré par les services coloniaux, de la zone 4 de la wilaya 4 (Dupleix (Damous) pour être dirigé, via Marseille et Paris, vers le Caire où il sera nommer ministre de l’information dans le premier GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne),

 

 J’ai eu l’occasion de rencontrer des bergers/guetteurs, des fellahs, des anciens moudjahidin… de toutes les régions d’Algérie, tous, ils ont eu connaissance de la présence d’éléments félons infiltrés dans les maquis de leurs zones respectives. Donc la conspiration était générale, verticale et horizontale. Etait-elle évitable eu égard aux moyens humains et matériels disproportionné, quasiment illimités, de l’ennemi et de ses innombrables alliés ? Dans un tel climat de suspicion, il semblerait que les crapules aient des capacités à survivre alors que les hommes d’honneurs, trahis par les leurs, tombaient au Champs d’honneur dans des conditions particulièrement suspecte.

 

 Dans le but de comprendre les tenants et les aboutissants de la haute trahison dont beaucoup de héros de notre révolution furent le victimes, j’ai lu quelques 1000 ouvrages consacrés à la guerre d’Algérie, remués quelques milliers d’autres. Connaître la vérité et avoir le courage de la dire, constitue, pour moi, le plus fort hommage que je puisse rendre à nos glorieux martyrs et aux moudjahidin, aux survivants sincères. Que les générations montantes ne comparent jamais nos hommes vertueux, totalement désintéressés,  tombés au champ d'honneur, avec les « khatafa » (racketteurs du peuple) qui se sont autoproclamés anciens moudjahidin, qui ne brillent que par leur opportunisme et leur haine à l’égard de notre sobre peuple qu’ils ont humilié, rabaissé à niveau inférieur à celui qui était le sien sous le colonialisme.

 Dans ma quête éperdue de la vérité, le vendredi 16 novembre 2007, en première partie de soirée et le samedi 24 du même mois, en début d’après midi, la chaîne de télévision franco allemande Arté a diffusé et rediffusé un documentaire : « L’espion au Champagne » portant sur les activités du Mossad, les services de renseignement israéliens, en Egypte, durant les années 50/60. En effet, le régime nassérien avait recruté tout ce qu’il  croyait être des anciens nazis allemands, des experts en armements, notamment en matière de fusées et de missiles. Ce documentaire a révélé que la plus part de ces savants allemands étaient aussi des agents du Mossad, des services israélien, d’une part et, d’autre part, que les services : anglais, allemands, américains, israéliens, espagnols… travaillaient en très étroite collaboration avec leurs collègues français. Le documentaire montrait clairement que ces espions avaient leurs entrées et sorties dans les plus hautes sphères des centres de décision du pouvoir égyptien, du plus puissant Etat arabe. Si ces espions israéliens, opérant sous couverture de savants allemande, ont réussi à se jouer des services égyptiens, qui les auraient empêchés d’en faire au moins autant dans des maquis algériens ouverts aux quatre vents, anarchiques, animés par des fellahs démunis, aux abois, analphabètes et illettrés ?

  Quant aux méthodes infaillibles d’infiltration, d’instrumentalisation et de manipulation des rangs des nationalistes algériens, je donne la parole à un spécialiste, à Roger Wybot, au créateur et patron, pendant 15 années, de la DST (direction de la surveillance du territoire).

 R. W. :

 «…s’ils (maquisards) ont survécus c’est que je l’ai bien voulu et leur manipulation c’est déroulée dans des conditions idéales ». Et les nationalistes irréductibles que devenaient-ils ?

 R. W. poursuit :

 « …ils seront dénoncer comme indicateurs de polices par les agents doubles que j’ai mis en place moi-même, et se feront éliminer comme traîtres ».Le même acteur avoue encore :

  «… Avec notre accord et la complicité de l’armée française, nos agents F. L. N., montent également des opérations bidon de manière à se couvrir de gloire aux yeux de leur état-major du Caire et de Tunis. Chaque fois, nous organisons tout nous-mêmes pour rendre le coup de main rebelle totalement crédible ».

 

Et, encore :

 

« Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux (éléments félons). Leurs camarades (vrais nationalistes) se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents doubles, vont atteindre les plus hauts échelons de l’Etat major du F. L. N. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoints de wilaya… ». 

 Cf. Philippe Bernert : « Roger Wybot et la bataille de la DST  ». Ed. Presse de la Cité , p. 443 à 449, éd. 1975.

 Monsieur Ahmed Ben Cherif, ancien colonel de la wilaya 4 et ancien commandant de la gendarmerie nationale, avait déclaré, en 1989, au journal parisien, la Tribune d’Octobre : «… Je connais, personnellement, au moins 99 éléments colonialistes infiltrés dans les rangs des nationalistes qui ont été décorés par l’ennemi dans les maquis de wilaya 4».

 

Pourquoi n’avez-vous pas écrit et publié pour les dénoncer ? demandait le journaliste.

 

 Ahmed Ben Cherif :

 « …j’ai écrit, mais à chaque fois que je me dirige vers un éditeur, je croise sur mon chemin quelqu’un qui me demande : « Ister ma ster Allah » (garde secret ce Allah ne veut pas divulguer).

Lundi 17 Décembre 2007

Quotidiennement, la presse algérienne rapporte : maisons effondrés sur leurs habitants et sur les passants (vétusté et/ou intempéries),  routes coupées par des émeutiers sur tout le territoire algérien, cas de détournement par des réseaux corrompus de dizaines de milliers de milliards de dinars algériens, arrestations de cadres-fusibles, boucs émissaires. Abstention massives lors des scrutins législatifs de mai, des locales et des régionales de novembre 2007. Le Ministre de l’intérieur, N. Zarhouni, un homme de fichiers, avait poussé l’audace jusqu’à écrire, nommément, par courrier recommandé avec accusé de réception, il s’agit en fait d’un chantage caractérisée, adressée aux 70% d’abstentionnistes, soit quelques quinze million millions d’électeurs, sous prétexte de les inviter à exposer les motifs de leurs dégoût à glisser leur bulletin dans des urnes qui dégagent toujours les mêmes heureux élus depuis 40 ans. Malgré l’odieux chantage, seuls quelques 10% des concernés ont daigné répondre au grand commis d’un Etat maître-chanteur.  Lors des APC et des APW de novembre 2007, malgré un rabattage médiatique sans précédent dans l’histoire de l’Algérie, les bureaux de vote étaient restés désespérément vides et les heureux élus inchangés.

 

Tout observateur de la société algérienne a dû constater qu’à chaque fois que la pression monte entre les différents clans qui composent le pouvoir algérien, au lieu d’ouvrir la soupape pour laisser respirer la société, ces « ‘assabiates » règlent leurs comptes à coups de « GIA » interposés et/ou de voitures piégées. Après avoir fait de la l’Algérie le pays le plus corrompu, d’Alger sa capitale la plus sale, son système bancaire le plus désuet… du monde, le tenant du pouvoir algérien instrumentalisent la violence pour se maintenir au pouvoir et pour demeurer cramponnés à leurs indus et honteux privilèges. Les attentats la voiture piégées de 2007 corresponde aux méthodes hautement sophistiquée des services algérien. La revendication semble porter le cachet de la DRS.

 

Il ressort de la lecture de tous les médias algériens que le torchon brûle entre : « Eradicateurs » et « Conciliateurs » (notoirement connus par les algériens). Or, à chaque fois que leurs privilèges venaient à être remis en cause, ils ont toujours réglé leurs comptes à coup de massacres, d’assassinats, d’attentats à la voiture piégée. Les assassinats  de Kasdi Merbah, de Mohamed Boudiaf, de plusieurs journalistes et d’hommes politiques algériens, dans des conditions plus que mystérieuses, ne contredisent nullement nos soupçons quant à l’implication des services algériens dans certains massacres, crimes et assassinats d’opposants.    

 

Depuis l’annulation du processus démocratique du 12 janvier 1992, les généraux algériens, leurs relais locaux et leurs indéfectible alliés, les lobbies islamophobes français, ont fait de la violence leur principal instrument de pouvoir.

 

Tout comme les « GIA », les « GSPC », étaient des leurres, une main rouge de la DRS. La fameuse Al Qaïda Maghreb ne l’est pas moins. Eu égard aux ressources physiques et humaines de l’Algérie, en un demi siècle de gestion mafieuses, le pouvoir algérien peut se glorifier d’afficher l’une des plus catastrophique gestion politique de toute l’histoire de l’humanité. La violence en Algérie est instrumentalisée par les services algériens. Inventé de toute pièce, l’islamisme sert de repoussoir. Si on est contre la junte militaire algérienne, on est forcément : « nostalgique du colonialisme », « réactionnaire », antirévolutionnaire », « islamiste », « terroriste », « barbare », destiné à être lyncher, crucifier, sans jugement.  

 

L’affaire Saïfi, le fameux « El Para », ravisseur des touristes occidentaux et celle de Hattab, le fondateur des GSPC, deux émirs d’al Qa’ida, selon la version officielle des officines de la DRS , qui a annoncé leur arrestation dans des conditions rocambolesques, qui se trouveraient entre les mains de la justice algérienne, viennent d’être jugés par contumace. Comprendra qui pourra.

 

Pendant la décennie noire (1992-2002), aux inquiétudes légitimes de certains : partis politiques, d’association, de la ligue algérienne de défenses des droits de l’homme, de certaines ONG et intellectuels algériens, français et internationaux, qui accusaient l’armée algérienne d’avoir instrumentalisé la violence ou laisser massacrer des populations civiles, faisant quelques 200.000 morts, vers 1998, le Ahmed Ouyahia, le cynique premier ministre de la junte militaire algérienne avait annoncé, solennellement, en chiffre décimal pour faire sérieux, quelques 24.623 morts. Plut à Allah qu’il ait eu raison. En fait, il avait volontairement escamoté deux zéros de son morbide et mensonger bilan.

 

Les accusations répétées selon lesquelles les : « GIA » et « GSPC » seraient à la solde et aux ordres de certains services algériens demeurent plus que jamais d’actualité. Pendant que les massacres des années 90 faisaient rages dans des zones hautement sécurisées, parfois, dans le voisinage immédiat des casernes des forces de l’ordre, les autorités algériennes qui contrôlaient les médias, minimisaient systématiquement le nombre des victimes. Or, c’est le nombre des victimes qui détermine la qualification d’un conflit : simple violence, guerre civile ou génocide ? Dans le premier cas, la situation reste gérable par le pays pris dan l’engrenage de la violence politique. Mais en cas de guerre civile ou de génocide, l’ingérence des institutions internationales devient indispensable. En minimisant le nombre de morts, les autorités algériennes et leurs légions de rabatteurs ont maintenu le conflit algérien dans le cadre de simple violence, fait barrage à une commission d’enquête internationale. Il a fallu attendre 2007, dix ans après les faits, pour entendre le même cynique Ahmed Ouyahia, déclaré froidement : « …un massacre (Had Chekkala) a fait 1000 (mille) morts ». Le chiffre de 200.000 morts de la violence est actuellement généralement admis par les algériens et l’opinion publique internationale. .

 

Pour les attentats à la voiture piégée de Hydra et de Ben Aknoun (11.12.2007), le pouvoir annonce, d’abord, 26 victimes et ensuite 37 et les services hospitaliers  avancent le chiffre de 72 victimes. Par le passé, même si les médias étaient étroitement contrôlés par le pouvoir et ses relais, quand bien même toutes les victimes ne seraient pas toujours dirigées vers les hôpitaux mouroirs, les sources hospitalières étaient plus proches des macabres additions que les médias aux ordres. Or, si le pouvoir algérien venait, une nouvelle fois, à mentir sur le dos des morts, sur le nombre des victimes des attentats du 11.12.2007, pourquoi serait-il crédible  sur le restant de ses élucubrations ? Jusqu’à preuve contraire, les attentats à la voiture piégée de 2007 qui ont fait quelques 200 morts, correspondent, traits à traits, y compris la manière de les revendiquer, aux méthodes des services algériens.

Jeudi 13 Décembre 2007

 

 

« S’il y a encore des algériens qui sont attachés à la France , L’Algérie en fait cadeau » Propos attribués à Redha Malek, rapportés par le journal algérien « Liberté » du11.12.2007.

 

 

Sauf à être totalement indifférent, ce type de propos ne devrait laisser aucun lecteur indifférent. Tôt ce matin, en le lisant, j’ai eu envie de vomir. Au nom de quels principes  légaux ou moraux, Redha Malek se permet-il d’empaqueter une partie de la population algérienne pour en cadeau à la France  ?

 

 

En 1959, ma mère et moi-même, alors âgé d’à peine 14 ans, nous avions été pris en otage et séquestrés pendant 8 mois, par les services du 5éme bureau basé au Bois Sacré. Il est inutile de rentrer dans les détails des tortures auxquelles nous étions exposés. Le 14 décembre 1959, suite à la mort de mon père au champ d’honneur, notre geôlier, Lacoste, avait enfin daigné nous libérer. Nous étions dans un état général lamentable, nous ressemblions aux rescapés des camps de la mort nazis.

 

 

Algérien, si je devais étaler mes états de service pour le devenir, Redha Malek et la racaille d’Oujda dont il fait partie n’oserait même les rêver. Mais à l’heure où l’Algérie est devenue la propriété de 35 millions d’habitants dont 70%, au moins, sont âgés de moins de 30 ans, j’estime que faire valoir ces états de services qui remonte à un demi siècle relève de l’indécence. D’autant plus que l’Algérie de Redha Malek est trop loin d’être celle désirée par nos glorieux martyres.

 

 

J’ai côtoyé, pendant 4 ans (1956-1959), de valeureux combattants algériens qui me disait, en s’efforçant de ne pas éclater en sanglots devant l’adolescent que j’était :

 

 

  « Aissa, il y a des traîtres parmi nous. Nous sommes vaincus (meghloubine). Notre chance de survivre à la trahison est infime. La France va  s’en aller. Toi, tu as des chances de survivre aux évènements, de connaître l’indépendance. Mais attends-toi que ce que la cruauté, le mépris, la hogra…, des nouveaux maîtres de l’Algérie ne te fassent regretter les méfaits du colonialisme. Que les génération montantes, ajoutaient-ils, ne nous confondent avec les opportunistes qui se préparent, au nom de la révolution qu’ils ont trahie, à s’emparer du pays, à se hisser en lieu et place des colons… ».

 

 

Je ne suis pas le seul a avoir entendu les cris désespérés de détresse de la bouche de nos héros, ni à constater que l’injustice imposée par racaille politique algérienne a, depuis longtemps, par certains aspects, dépassée les crimes coloniaux. En disant cela, je ne suis pas un nostalgique du colonialisme. Je constate, depuis quelques 40 années, les dirigeants algériens ont pulvérisé les limites du tolérable.

 

 

N’étant pas devenu algérien par accident, je ne peux rester indifférent aux propos infamants d’un aussi ignoble et d’un aussi grossier personnage. Pendant que les Redha Malek et ses compagnons, les révolutionnaires de palaces, se vautraient dans le luxe des plus grands hôtels du Maroc, fourbissaient leur odieuse conspiration, le peuple algérien sacrifiait ce qu’il avait de meilleur pour recouvrer sa liberté et sa dignité. Or, celles-ci sont foulées aux pieds par des opportunistes sans foi ni loi, les hordes de Oujda et de Ghardima’, les complices de Redha Malek.

 

 

A la décolonisation, qui ne faut aucunement confondre avec une indépendance, pendant que les soubrettes des colons, les opportunistes de tous poils et les convertis au nationalisme algérien de la toute dernière heure, se partageaient, sans vergogne, les biens mobiliers et immobiliers de leurs anciens maîtres, Ma mère mourante et moi-même âgé de 16 ans, avions trouvé refuge dans un abri de fortune, provisoire, édifiés à l’aide de branchage par les habitants de notre douar.

 

 

Les algériens doivent savoir que les plus grands crimes de guerre commis par l’armée coloniale en Algérie : le 11.12.1960, 17.10.1961, entre autres, ont été perpétrés entre le mois de juin 1958 et le mois de mars 1962, sous de Gaulle. En 2000, lorsque j’ai entendu Abdelaziz Bouteflika, à la tribune du forum économique de Cransmounata (Suisse), déclarait : « … comme tous mes ministres, je suis gaullistes », j’ai eu la nausée. En 2003, lors de sa visite en France, chez ses maîtres, ce même individu avait déclaré : « Je repars les mains vide ». Qu’attendait-il de la France  ? Et lorsque il avait ajouté : « Je ne toucherai pas la main du misérable collabo qui a donné Jean Moulin », (héros de la résistance française), Bouteflika venait de nommer, à Bruxelles, comme conseiller spécial de la présidence, le misérable collabo qui a donné L’Arbi Ben M’hidi, un authentique héros de la révolution algérienne, aux parachutiste d’Allard qui l’ont arrêté, torturé avant de le liquider par pendaison. La nomination du misérable collabo qui a donné Ben M’hidi aux parachutistes d’Allard m’avait donné l’impression d’appartenir à un pays gouverné par des sous hommes. 

 

 

Je suis algérien et français. J’aime l’Algérie, ma patrie et je suis reconnaissant à la France , à mon pays d’adoption et à la mère patrie de mes enfants. Les français et les algériens sont des peuples formidables. J’aime ; l’éducation, la culture, les paysages, l’air, les fleuves, les vallées, les montagnes, le savoir faire et savoir vivre, l’hygiène, la justice, la tolérance, les institutions démocratiques, la liberté… de la France.

 

 

 Je déteste les mensonges, j’ai horreur de la hogra, je hais l’inculture de certains dirigeants algériens, j’ai honte de l’état de délabrement général dans lequel se trouve Alger, la capitale de l’Algérie. Je ne peux supporter l’arrogance des dirigeants algériens. Je n’ai jamais accepté leur autorité illégitime. Si Redha Malek, le goujat, le mal élevé,  s’érigeait en maître absolu de l‘Algérie et s’il était accepté par les algériens, je contesterai son pouvoir, il ne pourra jamais me compter parmi ses esclaves ou ses dociles sujets. Et, je demeurai franco-algérien, pour l’emmerder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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