« Si j’avais vingt ans, je prendrais le maquis », « L’Algérie est sale », « J’ai honte de faire visiter Alger aux dirigeants étrangers », « On me fait inaugurer des ouvrages qui ont déjà été inaugurés plusieurs fois », « mes ministres me mentent… ». Ce n’est pas Ali Belhadj ou un quiconque « islamiste barbare » qui a martelé ces expressions non exhaustives sur l’état général de l’Algérie mais Abdelaziz Bouteflika, le président algérien, lors de différentes occasions.
En 1973, lors de la conférence de pays aliénés, dite de pays non-alignés, qui s’était tenue à Alger, les autorités algériennes avaient décrété le propre à Alger pour un mois, le temps d’un aller retour d’une meute de : roitelets véreux, sultans dissolus et présidents voyous, venus des pays les plus misérables de la planètes. Les algériens connaissent mieux que Bouteflika l’hygiène, l’état des routes, des hôpitaux et des cliniques algériennes. Ses déclarations tardives, faites de manières fracassantes, ont pour but d’ajouter une dose d’anesthésiant à un corps social déjà endormi par lui et se acolytes méconnu.
Au début du 20éme siècle, Le « prophète » libanais, Djoubran Khalil Djoubran, maudissait les nations dont l’industrie se « limitait à du bricolage » et les peuples qui ne se révoltaient que lorsqu’ils avaient la tête entre glaive et billot ». Lorsqu’il est trop tard.
Il y a cinquante ans, cent ans, mille ans, dix mille et plus, alors qu’ils n’étaient doté que d’outils en pierre, en bois et en terre, nos humbles ancêtres cultivaient leurs champs, élevaient leurs bétail et vivaient avec dignité, de manière autonome et nourrissaient : Carthage, Rome, Byzance et jusqu’aux armées napoléoniennes. Autrefois, l’oignon, la tomate, la pomme de terre, les carottes et autres produits agricoles, étaient considérés par les algériens comme des légumes pauvres, destinés aux plus démunis. Le régime qui s’est imposé par la force des baïonnettes par Bouteflika et ses copains d’Oujda et de Ghardima’ ont hissé ces produits au rang de caviar, inaccessibles aux algériens. Ce régime dont Bouteflika est l’un des principaux fondateurs a réduit les algériens à l’ignorance, au fanatisme et la mendicité.
Pourquoi les villes algériennes sont-elles sales ? Il faut noter que chez eux, quand ils en un, les algériens sont relativement propres. Dans un pays où le pouvoir s’est imposé par la force et les libertés : d’expression, d’association, syndicale, politique…, sont rigoureusement interdites, souiller et dévaster les lieux publics deviennent un moyen d’expression efficace, incompressible par le pouvoir. Par ailleurs, le manque d’eau dans les villes algériennes est chronique et parfois tragique. Pour l’écrasante majorité des algériens, les espaces publics, qui leur sont toujours hostiles et parfois inaccessibles, symbolisent le bien de un beylik, d’un ennemi, les dévaster et les souiller est une forme de résistance dans les esprit de la majorité des algériens frustrés et opprimés par un pouvoir qu’ils jugent néocolonialistes, séparatiste. Ils existent en Algériens, même avant la guerre civille, des lieux interdits au petit peuple.
Les méfaits des économies de servitude ont été développées, en long et large, dans deux ouvrages publiés dans les années 70/80 par René Dumont, spécialiste en agronomie des pays des tropiques, sous les titres de : « Pour l’Afrique j’accuse » et « Afrique étranglée ». Pour cet auteur; les pays africains se souciaient davantage du bien être des populations des pays riches que des leurs.
Les maîtres absolus et absolutistes de l’Algérie sont passés outre les recommandations « avantage comparatif » de l’économiste britannique, John Maynard David Ricardo. A l’époque de cet illustre économiste et honorable homme politique, l’Angleterre avait, selon lui, un avantage à produire du drap et le Portugal du vin. Si l’Angleterre se mettait à produire du vin et le Portugal du drap, les deux pays seraient perdants, disait Ricardo. Avec un temps de travail donné, en produisant du drap, l’Angleterre pouvait s’acheter plus de vin qu’elle ne pouvait en produire et le Portugal en produisant du vin pouvait s’acheter plus de drap qu’il ne pouvait en produire avec le même temps. En 1962, l’Algérie était un pays à vocation agricole par excellence. Les algériens avaient des capacités et des moyens pour cultiver leurs champs en toute autonomie pour assurer leur autosuffisance alimentaire, se mettre à l’abri des pénuries, des disettes et des famines. Une erreur politique flagrante et un crime économique aux conséquences gravissimes ont été commis par les dirigeants algériens dont Bouteflika est l’un des principaux fondateurs.
L’économie de servitude consiste à importer les machines d’un pays A. la matière semi première de B. les techniciens de C. pour produire une pâle copie d’un bien E. Or, ces pays réexportateurs de matières premières sont des capitalistes aux longues dents. Ils livrent aux pays du tiers monde dont les dirigeants sont corrompus jusqu’à la moelle des os, des machines désuètes, des matières semi premières de piètre qualité, des techniciens qui laissent à désirer, aux prix fort, pour produire de pâles copie d’un bien boudés par les indigènes. Les pays qui recourent à ce type d’économie accentuent leur dépendance générale, la misère et l’ignorance…, de leurs peuples déja sous développés.
Les lamentations répétées de Bouteflika indiquent que le régime algérien tire vers son terme inéluctable. Le personnel politique algérien est composé d’incorrigibles malappris, véreux et vieillissant, coupé du peuple. CH. De Gaulle disait à son premier ministre G. Pompidou, en 1968 : « Si nous perdons la confiance de la masse, de la foule, nous sommes perdus ». Ibn Khaldoun disait : « Un moulk (pouvoir) qui perd la confiance de son peuple est comme suspendu dans le vide ». Le régime algérien vivra-t-il son dernier ramadhan ? Au peuple algérien et à lui seul de décider le moment de siffler la fin du match. Jusqu’à en 1830, sur la terre d’Algérie, un concurrent chasser l’autre : les romains ont chassé les phéniciens, les vandales ont chassé les romains, les arabes ont chassé les vandales, les turcs se sont substitués aux arabes et les français ont chassé les turcs. La prochaine partie se jouera « ras-ras », entre algériens, c’est une certitude.
Si les tenants du pouvoir algérien, des deux sexes, visibles et ceux qui agissent dans les coulisses, voulaient suicider l’Algérie : terre, sources d’eau, oueds, forêts, plage, vergers, peuple…, ne s’y seraient pas pris autrement. Quel est l’avenir d’un pays où : « le président de la république », les ministres, les préfets, les ambassadeurs, les gendarmes, les policiers, les douaniers, les directeurs généraux des banques, les juges, les imams, les présidents des APC., et des APW…, ne sont que des brigands, des coupeurs des routes et des pistes, des voyous sans vergogne, notoires, corrompus et complices ? Malgré certains discours officiels vertueux, les entrepreneurs continuent à piller le sable des plages, des oueds et d’ailleurs. Les incendies de forêts ne s’arrêtent que lorsqu’il n’y a plus de combustibles. Les coupures d’eau et d’électricité, les pénuries de gaz, de pommes de terres et d’autres aliments de base…, sont monnaie courante. Le pouvoir algérien à imposé des misères : matérielle, culturelle et morale à ses sujets pour qu’ils lui soient soumis, du moins le croit-il.
En 1973, Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des affaires étrangère, qui se trouvait à Paris, déclarait devant un parterre de journaliste, diffusé par France Inter : « …A l’horizon des années 80, le niveau de vie des algériens sera identique à celui des pays occidentaux industrialisés… ». Durant les années 80, Chadli ben Djédid, notre « providentiel Président », selon les médias algériens, aussi déclarait-il dans un discours télévisé, les algériens s’en souviennent : « …Tous les pays ont des problèmes, un pays qui n’a pas de problème n’est pas un pays, grâce à Allah, l’Algérie en a le moins ».
Où sommes-nous par rapports ces discours lénifiants qui n’avaient point manqué de relais dans les médias algériens ?
Les années 80 étaient marquées par un pétrole qui portait bien son nom d’or noir. Les algériens étaient-ils à peine 18 millions de sobres et patients sujets. Les tenants du pouvoir et leurs rabatteurs politiques, médiatiques, syndicaux, associatifs, estudiantins…, tenaient des discours rassurants, vantant les vertus de la médecine algérienne, produit d’un « socialisme spécifique » "scientifique », « gratuite », disaient-ils. Où sommes-nous par rapport à ces cauchemardesques discours des années : 70-80-90 et 2000 ? Au milieu des années 80, pour une banale fracture du pied, notre star nationale du football algérien, Lakhdar Belloumi, a était transféré d’Alger vers Paris pour s’y faire opérer. A la même époque, Chadli ben Djédid, notre ancien et « providentiel président », pour un banal problème d’hernie discale, il avait été transféré en Belgique pour s’y faire également opérer. Et en 2006, notre « génie politique », Abdelaziz Bouteflika, pour un ulcère bénin de l’estomac, selon le communiqué officiel, a été transféré d’urgence au Val de Grâce, à Paris, pour s’y faire soigner. L’excellence des hôpitaux algériens, longtemps chantés à tue-tête, sur les toits des algériens et d’ailleurs, n’était que des leurres, des repères pour chiens et chats errants. Par manque de moyens, le personnel hospitalier algérien est pollué, vicié. Ibn Khaldoun dit : « Al ‘insanou ibnou 3aoua’idih » (les hommes sont le produits de leur environnement).
Sauf les victimes de mort subite, tous les grands commis de l’Etat algérien, leurs familles et leurs recommandés et autres bénéficiaires de passes droits, en cas de malade réelle ou simulée, courent à Paris, la capitale des « méchants colonialistes », une prise en charge à 100% en main, pour s’y faire examiner et, éventuellement, se soigner. Si cette première phase est souvent discrète, leur retour entre quatre planches des heureux pistonnés est souvent outrageusement médiatisé en Algérie.
Musulmans nous sommes et musulmans nous restons, qui d’entre nous peut prétendre être plus musulman que Mohammed (SAS), notre dernier et le plus illustre des prophètes? Un hadith confirmé (sahih) précise qu’un jour, des musulmans étaient allés chercher le prophète pour prier sur un mort. Avant de prier, Mohammed (SAS) avait demandé aux proches du défunt : « votre compagnon est-il endetté ? » La réponse étant positive, le prophète avait exigé, avant de prononcer
Nos commis de l’Etat algériens doivent être jugés sur leur bilan. Quel est l’état des ministères de : l’intérieur (les policiers sont des brigands), de la défense (les gendarmes sont des voyous), des transports, de l’habitat, de l’éducation, de la santé, de l’hygiène, de l’hydraulique, entre autres ? Ne sont-ils pas : dévastés, ruinés, abandonnés ? Leurs responsables qui reviennent dans une caisse de Paris dont les soins de fin de vie ont coûtés des milliards de dollars aux misérables contribuables algériens, méritent-ils des louanges, des prières du « revenant ?» Selon que le défunt est un bienfaiteur ou un malfaiteur, il doit être accompagné à sa dernière demeure par des louanges ou à coup de sifflets et d’injures. Manifester une clémence quelconque à l’égard d’un défunt malfaiteur est un encouragement à l’adresse de ses collègues encore en exercice. Morts ou vifs, les salauds doivent restés des salauds.
Les journaux : papiers, audio ou télévisés…, sont avant tout des produits marchands avant d’être des supports culturels. Leur vie ou leur survie dépendent étroitement de leurs : lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou publicitaires solvables qui les paient rubis sur ongle. Les Etats sont de grands consommateurs de ces médias et premier pourvoyeur de subventions. Appartenant à l’élite intellectuelle et à une classe sociale favorisée, très attaché à son rang et à ses acquis, un journaliste se doit de connaître la souveraineté du pouvoir politique et son poids économique qu’il doit impérativement ménager. La langue de bois est monnaie courante dans le vocabulaire d’un journaliste. Tout est dans la nuance ! Cela est valable dans les états authentiquement républicains, démocratiques, de droit, respectueux des libertés individuelles et collectives, d’expression et des droits fondamentaux de l’homme. La règle d’or chez un journaliste bien éduqué est qu’on ne scie pas la branche sociale préviligiée sur laquelle on est confortablement installé.
En Algérie, pays accaparé par une junte militaire pure et dure, où la démocratie est un leurre, le président coopté par la hiérarchie militaire, où les pouvoirs : politiques, judiciaires, législatifs, religieux, économiques…, ne sont pas séparés et où le juge, le journaliste, l’imam…, sont aux ordres, les journaux qui sont, directement ou indirectement, la propriété de l’Etat, ont une portée essentiellement idéologique. Dans de tels systèmes, en principe, Le journaliste est libre de blasphémer Allah et tous ses prophètes et ses messagers, d’injurier le peuple, de traîner les opposants dans la boue voire même de les lyncher, mais la règle veut qu’on ne touche pas aux nouveaux maîtres du pays en activité ou en retraite. On ne mord pas la main nourricière. En Algérie n’est pas journaliste qui veut.
Dans ce régime totalitaire, le journaliste a pour mission de légitimer toutes les dépassements, fussent-ils sanglants, tous les vols, tous les viols…, perpétrés en plein jour par des tenants du pouvoir. Si des crimes sont commis par l'Etat c’est qu’ils sont justes et nécessaires, dira le journaliste algérien. En contrepartie, le journaliste zélé peut accéder à la mangeoire nationale et à glaner ça et là quelques rognures de pétrodollars. Depuis 1962, date de la décolonisation de l’Algérie, le pouvoir se trouve entre les mains des mêmes clans, mêmes despotes sans foi ni loi, qui dirigent l’Algérie à la petite semaine, au mieux de leurs intérêts personnels, claniques et accessoirement tribaux. De 1962 à 1989, les colonels puis les généraux algériens autopromus, sans coup férir, ont géré le pays à coup de décrets, sans aucune institution élue. Depuis 1989 à ce jour, cette même armée a décrété une démocratie de façade animée par des marionnettes, par des danseuses du ventre politiques. Certains heureux « élus » sont aux affaires depuis plus de quatre décennies mais totalement inconnus de leurs électeurs. Aux dernières élections législatives du 17 mai 2007, à peine 20% des algériens ont-ils accompli leur corvée citoyenne, se sont déplacés pour glisser leur bulletin dans l’urne. La fausse démocratie algérienne devrait susciter le dégoût voire même la nausée chez les vrais démocrates.
La spécialité du journaliste algérien. Toute critique du pouvoir, quand bien même elle serait percutante et exprimée avec force arguments et bienséance, par des personnalités respectables de premier plan telles que MM. : Aït Ahmed, Ben Bella, Ferhat Abbas, Ben Khedda…, le journaliste sort de sa réserve et traite l’honorable critique de : « traître à la nation », « ennemi de l’Algérie », « valet du colonialisme », « du sionisme », « complice des terroristes barbares », « extrémiste islamiste ou d’athée », « de renégat des zaouïas, blasphémateurs des marabouts et de toute la sainte famille des saints derviches ».
Lorsque le peuple algérien vote contre des voyous politiques qui gouvernent l’Algérie à la petite semaine, cas des APC., et des APW., de juin 1990 et des législatives de 1991, le journaliste algérien se fait le relais des vaincus, écrivant et vociférant que le peuple algériens étant : « mineur », « sous-hommes », « immature pour l’épreuve de la démocratie » et demande l’annulation du scrutin perdu par ses maîtres, la répression des élus et des électeurs du parti vainqueur. Une fois le scrutin du 26 décembre 1991 annulé, les 188 élus du peuple du premier tour arrêtés, livrés aux hordes de Tartag (célèbre tortionnaire) pour les torturer avant d’en exécuter sommairement des centaines d’entre ces élus et des milliers de leurs électeurs, la communauté des journalistes algériens jubile et demande encore plus de violence, l’extermination de tous les islamistes. Allah reconnaîtra les siens !
En 1997, des massacres de masse d’une inouïe violence ont été perpétrés dans le voisinage immédiat d’importants centres des forces de l’ordre à : Bentalha, Sidi Hamed, Béni Messous, Ain Defla, Had Chekkala, Souk al Had…, qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de victimes, les assaillants avaient pris leur temps. Parfois les interminables massacres ont duré pendant six heures, les « terroristes » avaient employé des moyens fort bruyants, des bombes bruyantes et éclairantes qui ne pouvaient en aucune manière passer inaperçues par la hiérarchie militaire. Comment se fait-il alors que les forces de sécurité algérienne aient laissé faire, qu’elles ne soient pas intervenu pour secourir les victimes ou inquiéter le les assaillants ?
D’éminentes personnalités politiques, associatives, culturelles, algériennes et internationales, des ONG., qui se sont demandées : « qui tue qui ? ». La question a été jugée par la communauté des journalistes algériens, par des philosophes, des journalistes et des hommes politiques français comme étant : « obscène » et ceux qui l'ont posée comme étant : « complices des terroristes barbares ». Dix ans après les massacres, le question de "qui tue qui reste posée car les défenseurs da la junte militaire algérienne n’ont pas encore apporté la preuve de culpabilité des islamistes ni de l’innocence de l’armée. Dix ans après les tueries de masses, les massacreurs demeurent anonymes, impunis et ils courent toujours. Des attentats sanglants continuent, à endeuiller le pays. Le fossé qui sépare le peuple de ses mafieux dirigeants s’élargit et l’Algérie se meurt lentement mais sûrement.
En 1962, après 132 ans d’occupation continue par des colons français, malgré la profondeur de leurs racines dans le pays, le peuple algérien, l’unique souverain, a pu s’en séparer avec force peine mais honorablement. Renvoi leurs suppôts autochtones sera autrement plus pénible. La lutte histirique du peuple algérien contre le colonialisme était honorable. Le combat de ce même peuple contre les suppôts de ce même colonaliste sera honteuse par sa dureté.
Khaldounien, je crois à la thèse de l’autour du 14éme siècle selon laquelle les pouvoirs, mêmes les plus puissants et les plus tyranniques, sont soumis à la loi d’airain de grandeur et de décadence. Que les Algériens sachent que la chute du régime militaire algérien est indubitable. Après l’effondrement de la dictature militaire algérienne, l’Algérie ressemblera plus à Kaboul, à Bagdad, au camp de réfugier de Nahr al Bared (Liban) qu’à l’Algérie de 1962 héritée de 132 d’un colonialiste raciste et injuste. Il n’y aura ni villa meublées sur le trente et un à s'appropriers, ni verger à récolter, ni boutique à piller, ni voiture à accaparer, ni poste administratif à occuper ou à distribuer par et pour des analphabètes, ni champs à glaner, comme au lendemain de la décolonisation. Une légende dit que là où passent les éléphants de Attila l’herbe trépasse. Ibn Khaldoun disait en sont temps : «Idha ‘ouribet khouribet » (là où passent les arabes le désert suit). Il parlait de la dynastie des Béni Hilal. Les sectes venues en 1962 d’Oujda, de Ghadiama’ (la caverne sanglante) et d’ailleurs sont encore plus dévastatrices que les éléphants d’Attila et des béni Hilal débusqués par d’Ibn Khaldoun au 14éme siècle.
En 1962, suite à 132 de colonisation sans concession, à sept et demi de guerre dévastatrice, Monsieur Ferhat Abbas, Docteur en pharmacie, homme de culture, premier président du GPRA., (gouvernement provisoire de la république algérienne), avait déclaré dans un discours publique et écrit, il savait de quoi il parlait et ce qu’il écrivait : «
Le vendredi le 3 août 2007, un mystérieux tsunami a ravagé une plage de Mostaganem faisant 12 morts. Il a fallu attendre le 08 août au soir, soit quatre jours plus tard pour que la presse algérienne en parle très discrétement et fort succinctement.
Bouteflika est gravement malade. Cela se voit sur son visage de cire quand il se montre et s’entend à sa voix cassée quand il s’exprime sur le plateau de la télévision algérienne. Sa légendaire suffisance d’antan et sa gouaille d’autrefois ne sont plus que de lointains souvenirs. Le premier août 2007, à Oran, notre : « cher président » avait tenu à ses commis : ministres, préfets, etc., des propos coléreux et insensés. Bien que couvert par un brouhaha de fond, le monologue présidentiel restait parfaitement audible. La colère de Bouteflika ne révèle-t-elle pas un cuisant échec de sa politique ? Mal accueilli, conspué…, par le peuple, le président algérien semble abandonné par ceux-là même qui sont allé le cherché, en 1999, dans son exile doré parisien. La fin de Bouteflika ne sonnera-t-elle pas le glas du régime algérien. Qui pourra remplacer le mauvais génie, le grand finassier…, d’Oujda ? La guerre pour sa succession bat son plein.
En Algérie, depuis le milieu des années 80, le pouvoir et ses rabatteurs vivent sur une rive et le peuple survie sur une autre. Les deux corps sont séparés par un fleuve d’injustice et de sang tumultueux. Les massacres d’octobre 1988, le rejet du pouvoir par les urnes lors des élections des APC et des APW de juin 1990, des législatives de décembre 1991, la guerre civile (1992-1997) qui a fait plus de 200.000 mort et accentué la misère et l’ignorance du peuple et l’abstention massive lors des élections législatives de mai 2007…, ne s’effaceront pas par de beaux discours. L’arrêt du processus démocratique de janvier 1992 s’apparente à une déclaration de guerre entre le peuple et ses mafieux dirigeants. Tout tentative de réconciliation entre les deux parties n’est que verbiage, perte de temps et aggravation d’une situation générale déjà fort dégradée, invivable pour les 9/10éme des algériens.
Depuis 2005, tout indique que Bouteflika et ceux qui sont allé rompre sa longue traversée du désert et l’extraire de sa tour d’ivoire parisienne, ne sont plus en odeur de sainteté. Les récentes sorties médiatiques de Abdelsselam Belaïd, des généraux Touati, Nezzar et autres, sont un avant goût des lutte internes pour lui trouver un successeur à leur avantage.
Les grosses fortunes de la corruption ont été constituées à l’époque de Boumediene, notamment lors de sont interminable agonie. Va-t-on maintenir Bouteflika artificiellement en vie pour achever le pillage et le dépeçage de ce qui reste à piller et à dépecer en Algérie ?
Le Coran, le livre sacré des musulmans, dit qu’Allah est : omniprésent, omniscient, puissant, clément, tolérant, quand il veut quelque chose il lui suffit de lui dire soit et elle fut. Il a créé l’homme à son image pour être son vicaire sur terre, par conséquent sacré. La première sourate révélée au prophète des musulmans (SAS) était un ordre : « Iqra’ », (lis !)
Pourquoi l’écrasante majorité des dirigeants musulmans, pour ne dire tous, sont-ils : ignorants, faibles, misérables, intolérants, avares, violents, pillards, menteurs, corrompus jusqu’à la moelle des os et/ou complices et/ou indifférents aux grands malheurs qui assaillent leurs peuples ?
Aujourd’hui, lorsque 1000 terriens meurent de mort violente au moins 900 sont des hommes, des femmes et des enfants musulmans sauvagement tués par d’autres musulmans parfois au nom d’Allah.
Et, lorsque la faim et la soif ravissent la vie de 1000 autres, c’est encore 900 musulmans sur une terre d’Islam autrefois fertile.
Et, lorsque l’on croise sur son chemin 1000 analphabètes et illettrés, c’est encore 900 musulmans en terre d’Islam autrefois savante.
Beaucoup de musulmans pensent qu’après leur mort ils iront au paradis. De qui se moque-t-on ? Allah livrera-t-il son Eden à des barbares pour qu’ils le lui dévastent, le lui transforment en une décharge publique, en désert stérile, à l’instar de leur environnement terrestre ?
Il n’y a aucun doute de permis, certains musulmans se moque d’Allah qui se moque d’eux. La puissance et les calculs d’Allah valent mille milliards des ruses « chacalesques » des roitelets, des émirs, des présidents, des rabatteurs et d’autres brigands politiques arabo-musulmans.
Etant moi-même musulman, j'ai honte de ce qui se passe actuellement en terre d'Islam : Iraq, Palestine, Liban, Afghanistan, Pakistan, Algérie, Maroc, Arabie Saoudite..., où les dirigeants meurent d'indigestion pendant que leurs sujets, de non droit meurent de faim et de soif.
Je préfère aller en enfer avec des femmes et hommes policés qu’au paradis avec des pseudo musulmans et leurs rabatteurs barbares. C’est mon choix ! Que ceux qui se moquent d'Allah ne s’étonnent pas de sa malédiction. Allah est grand, juste, il châtie justement ses rebelles créatures qui ont habillé

