Présentation

nour.h

Pseudo: nour.hCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Jeudi 13 Décembre 2007

 

 

« S’il y a encore des algériens qui sont attachés à la France , L’Algérie en fait cadeau » Propos attribués à Redha Malek, rapportés par le journal algérien « Liberté » du11.12.2007.

 

 

Sauf à être totalement indifférent, ce type de propos ne devrait laisser aucun lecteur indifférent. Tôt ce matin, en le lisant, j’ai eu envie de vomir. Au nom de quels principes  légaux ou moraux, Redha Malek se permet-il d’empaqueter une partie de la population algérienne pour en cadeau à la France  ?

 

 

En 1959, ma mère et moi-même, alors âgé d’à peine 14 ans, nous avions été pris en otage et séquestrés pendant 8 mois, par les services du 5éme bureau basé au Bois Sacré. Il est inutile de rentrer dans les détails des tortures auxquelles nous étions exposés. Le 14 décembre 1959, suite à la mort de mon père au champ d’honneur, notre geôlier, Lacoste, avait enfin daigné nous libérer. Nous étions dans un état général lamentable, nous ressemblions aux rescapés des camps de la mort nazis.

 

 

Algérien, si je devais étaler mes états de service pour le devenir, Redha Malek et la racaille d’Oujda dont il fait partie n’oserait même les rêver. Mais à l’heure où l’Algérie est devenue la propriété de 35 millions d’habitants dont 70%, au moins, sont âgés de moins de 30 ans, j’estime que faire valoir ces états de services qui remonte à un demi siècle relève de l’indécence. D’autant plus que l’Algérie de Redha Malek est trop loin d’être celle désirée par nos glorieux martyres.

 

 

J’ai côtoyé, pendant 4 ans (1956-1959), de valeureux combattants algériens qui me disait, en s’efforçant de ne pas éclater en sanglots devant l’adolescent que j’était :

 

 

  « Aissa, il y a des traîtres parmi nous. Nous sommes vaincus (meghloubine). Notre chance de survivre à la trahison est infime. La France va  s’en aller. Toi, tu as des chances de survivre aux évènements, de connaître l’indépendance. Mais attends-toi que ce que la cruauté, le mépris, la hogra…, des nouveaux maîtres de l’Algérie ne te fassent regretter les méfaits du colonialisme. Que les génération montantes, ajoutaient-ils, ne nous confondent avec les opportunistes qui se préparent, au nom de la révolution qu’ils ont trahie, à s’emparer du pays, à se hisser en lieu et place des colons… ».

 

 

Je ne suis pas le seul a avoir entendu les cris désespérés de détresse de la bouche de nos héros, ni à constater que l’injustice imposée par racaille politique algérienne a, depuis longtemps, par certains aspects, dépassée les crimes coloniaux. En disant cela, je ne suis pas un nostalgique du colonialisme. Je constate, depuis quelques 40 années, les dirigeants algériens ont pulvérisé les limites du tolérable.

 

 

N’étant pas devenu algérien par accident, je ne peux rester indifférent aux propos infamants d’un aussi ignoble et d’un aussi grossier personnage. Pendant que les Redha Malek et ses compagnons, les révolutionnaires de palaces, se vautraient dans le luxe des plus grands hôtels du Maroc, fourbissaient leur odieuse conspiration, le peuple algérien sacrifiait ce qu’il avait de meilleur pour recouvrer sa liberté et sa dignité. Or, celles-ci sont foulées aux pieds par des opportunistes sans foi ni loi, les hordes de Oujda et de Ghardima’, les complices de Redha Malek.

 

 

A la décolonisation, qui ne faut aucunement confondre avec une indépendance, pendant que les soubrettes des colons, les opportunistes de tous poils et les convertis au nationalisme algérien de la toute dernière heure, se partageaient, sans vergogne, les biens mobiliers et immobiliers de leurs anciens maîtres, Ma mère mourante et moi-même âgé de 16 ans, avions trouvé refuge dans un abri de fortune, provisoire, édifiés à l’aide de branchage par les habitants de notre douar.

 

 

Les algériens doivent savoir que les plus grands crimes de guerre commis par l’armée coloniale en Algérie : le 11.12.1960, 17.10.1961, entre autres, ont été perpétrés entre le mois de juin 1958 et le mois de mars 1962, sous de Gaulle. En 2000, lorsque j’ai entendu Abdelaziz Bouteflika, à la tribune du forum économique de Cransmounata (Suisse), déclarait : « … comme tous mes ministres, je suis gaullistes », j’ai eu la nausée. En 2003, lors de sa visite en France, chez ses maîtres, ce même individu avait déclaré : « Je repars les mains vide ». Qu’attendait-il de la France  ? Et lorsque il avait ajouté : « Je ne toucherai pas la main du misérable collabo qui a donné Jean Moulin », (héros de la résistance française), Bouteflika venait de nommer, à Bruxelles, comme conseiller spécial de la présidence, le misérable collabo qui a donné L’Arbi Ben M’hidi, un authentique héros de la révolution algérienne, aux parachutiste d’Allard qui l’ont arrêté, torturé avant de le liquider par pendaison. La nomination du misérable collabo qui a donné Ben M’hidi aux parachutistes d’Allard m’avait donné l’impression d’appartenir à un pays gouverné par des sous hommes. 

 

 

Je suis algérien et français. J’aime l’Algérie, ma patrie et je suis reconnaissant à la France , à mon pays d’adoption et à la mère patrie de mes enfants. Les français et les algériens sont des peuples formidables. J’aime ; l’éducation, la culture, les paysages, l’air, les fleuves, les vallées, les montagnes, le savoir faire et savoir vivre, l’hygiène, la justice, la tolérance, les institutions démocratiques, la liberté… de la France.

 

 

 Je déteste les mensonges, j’ai horreur de la hogra, je hais l’inculture de certains dirigeants algériens, j’ai honte de l’état de délabrement général dans lequel se trouve Alger, la capitale de l’Algérie. Je ne peux supporter l’arrogance des dirigeants algériens. Je n’ai jamais accepté leur autorité illégitime. Si Redha Malek, le goujat, le mal élevé,  s’érigeait en maître absolu de l‘Algérie et s’il était accepté par les algériens, je contesterai son pouvoir, il ne pourra jamais me compter parmi ses esclaves ou ses dociles sujets. Et, je demeurai franco-algérien, pour l’emmerder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus