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Pseudo: nour.hCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Samedi 05 Janvier 2008

Un documentaire : « Espion au champagne », récemment diffusé par la chaîne de télévision franco-allemande : « Arte », a démontré que, dès 1954, le Mossad (israélien) avait déjà infiltré, instrumentalisé et manipulé les plus hautes sphères du pouvoir égyptien, le plus puissant des états arabes et le plus important des soutiens de la révolution algérienne.

 

D’autres sources dignes de foi indiquent, qu’en novembre 1954, les services français en avaient fait au moins autant dans les rangs des nationalistes algériens. Parmi les félons célèbres, Djilali Belhadj, alias : « général Kobus » et Mohamed Bellounis : « alias général Bellounis ».

 

D’autres sources aussi dignes de foi ont indiqué que pendant la guerre d’Algérie, les conversations téléphoniques entre hauts dirigeants égyptiens, et probablement entre responsables algériens, étaient mises sous écoute par les services franco anglo-israéliens. Les directives et rapports adressés par le pouvoir égyptiens à ses chancelleries en Europe, aux états unis, dans les pays arabes... étaient interceptés et leurs contenus décryptés par les services coloniaux  et leurs alliés avant qu’ils ne parviennent à leurs destinataires.

 

Comment fonctionnaient les services secrets occidentaux pendant la guerre d’Algérie ? L’affaire du bateau « Athos » est l’une des plus éclairante, la clef de voûte des secrets de la guerre d’Algérie.

 

La guerre d’Algérie avait opposé la France , 50 millions d’habitants, une superpuissance mondiale : industrielle, technologique, financière, économique, militaires, culturelle, membre de l’OTAN à des tribus algériennes traditionnelles. Face un tel déséquilibre des forces, le courage des combattants algériens ne pouvait que forcer l’admiration de ses proches et lointains semblables. Gloire à nos martyrs ! Vive le peuple algérien qui n’a pas encore joué son dernier atout, dit son dernier mot.

 

Dès le début de la guerre d’Algérie, plus précisément, en septembre 1956, les services suisses, d’un pays neutre, avaient mis sous écoutes les chancelleries arabes siégeant sur le territoire helvétique. Renseignements et fiches d’écoutes téléphoniques des ambassades  arabes étaient transmises à l’ambassadeur de France à Berne. Le scandale suivi d’une enquête avait révélé que c’était un certain René Dubois, procureur général, qui était à l’origine des fuites. (Erwan Bergot, Dossier Rouge, Services secrets contre le FLN, P. 84, éd. 1976. 

 

Puisque les conversations téléphoniques, les échanges de courrier entre les dirigeants de la révolution algérienne et de leurs soutiens égyptiens, étaient connus à l’état de gestation, de projet, les pays démarchés par le FLN via les services de Fethi Dib : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne qui, les deux premiers, cherchaient à tourner la page de leurs passés récents, respectivement : nazi et de fasciste et Franco, le dictateur espagnol, à briser son isolement, tous les trois membres de l’OTAN, allaient-ils tolérer sur leurs territoires un quelques trafic d’arme au profit du FLN, vu de France et de l’Occident comme étant une organisation « terroriste ?» Les pseudo trafiquants : allemands, italiens, espagnols, luxembourgeois, norvégiens, suisses  étaient, en réalité, des agents des services coloniaux, ils s’agissaient sous les ordres et pour comptes du SDECE.

 

Plus concrètement, dans l’affaire Athos, vers le mois de juin 1956, le Mossad informe ses collègues français : «… Ben Bella, avec l’assistance de Fethi Dib, prépare une importante livraison d’arme à destination du front Ouest algérien » (Maroc).

 

Le 22 juillet 1956, la même source indique à l’antenne du SDECE au Caire : « Ibrahim ennyal (agent des services tripartite), est sur le point d’acquérir le saint Briavels, un yacht anglais. Tractations en cours, conclue la source.

 

Le 26 août, le même Mossad relance ses collègues français : « FNDA (société italienne) vient de vendre 2000 fusils Emfield au Pakistan (prête nom moyennant une forte commission», précise le Mossad.

 

Le 12 septembre, les services israéliens informent leurs alliés français : « Le yacht saint Briavels vient d’être réceptionné par : Ibrahim ennyal, Fethi Dib et Abdelhamid Mehri, le représentant du FLN à Damas.

 

 Le 13 septembre, le S. I .F. A .R (sécurité militaire italienne) confirment à leurs collègues du SDECE : «  La FNDA de Milan a effectué une livraison de 2000 fusils Emfield au profit du Pakistan ».

 

Fethi Dib manipulé par les services tripartite, va recruter l’équipage du saint Briavels qui va être rebaptiser : « Athos ». Giuseppe Satori, un italien est bombardé capitaine, Nicolas Cocavessis, grec, radio, Ibrahim Ennyal, superviseur général. Il s’agissait de 3 agents notoires des services anglo-franco-israéliens. Le 12 octobre 1956, Cocavessis, le radio, alerte l’antenne du SDECE du Caire : « Athos appareille cette nuit à 23 heures ». Pendant le trajet d’Alexandrie à Nador (Maroc espagnol), le code était, si tout allait bien, le radio devait annoncer à la marine française : « vent calme », en cas de changement de cap, par exemple : « température de l’eau est à 20° ».

 

Ainsi, le saint Briavels, alias l’Athos était vendu par des agents du SDECE aux services de Fethi Dib manipulés. Les armes vendues par la FNDA de Milan l’étaient à la demande expresse des autorités politiques et des services spéciaux français.

 

L’Athos a été arraisonnées le 23 octobre 1956, sa cargaison, 80 tonnes d’armes, pièces de rechanges et munitions, confisquées par la marine coloniale au large des côtes oranaises. Ce même bateau transportait aussi 14 algériens, des hommes grenouilles formés en Egypte, avec leurs équipements. Que sont-ils devenus ? N’étaient-ils pas aussi des agents ennemis qui devaient être infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens ? Pourquoi demeurent-ils à ce jour anonymes ?

 

Les trafiquants d’armes et les nationalistes algériens qui n’avaient pas les faveurs du SDECE, après moult avertissement, ils étaient soit retournés ou purement et simplement liquidés physiquement : dans les maquis algériens, en Allemagne, en Suisse, au Maroc, en Tunisie…par une fantomatique main rouge. Il s’agit en fait du 11éme choc, le bras armé du SDECE. Mustapha ben Bouaïd (Wilaya1), Larbi Ben M’Hidi (wilaya5, membre du CCE), les colonels Zérout Youcef (wilaya2), Si M’hemed, Si Mohamed, Si Sallah, le commandant Si Lakhdar (wilaya4), le colonel Si Lotfi (wilaya5) ont été traîtreusement livrés par leurs lâches compagnons aux 11éme choc qui les a cruellement liquidés.

 

Aussi, le SDECE avait procuré des armes à une société espagnoles pour les vendre au FLN. Celles-ci ont été confisquées sur le bateau : « Le Tigrito ».

 

Le Portugal, membre de l’OTAN, a saisi, au large de ses côtes, le bateau : « Granita » chargé de 40 tonne d’explosif acheté en Suède, pour le compte du FLN, par Georg Puchert. Ce Puchert sera liquidé par le SDECE en Allemagne. Sa fille Marina et son fiancé Pedro étaient  agents du SDECE.

 

De 1956 jusqu’à 1960, le SDECE a détourné un avion libanais transportant des armes et arraisonné quelques 8 bateaux transportant du matériel de guerre destinées aux nationalistes algériens, soit plus de 2.500 tonnes de précieux matériel de guerre, l’équivalent de 2.500 millions d’anciens francs. L’Espagne avait également saisi, au port de Ceuta, le bateau Don Juan Illueca » chargé de 200 tonnes d’armes. Aussi la marine coloniale avait arraisonné le bateau « Lidice » et confisqué à son bord quelques 1000 mitrailleuses de marque allemande, avec munitions et pièces de rechange.

 

Parmi les agents ennemi infiltrés dans les rangs des nationalistes algérien au Maroc, un certain « Kamel » que le SDECE a désigné, pour le protéger, comme étant d’origine américaine. En fait, ce « Kamel » était un haut responsable du MALG, un proche de Boussouf et de Boumediene. C’est lui qui avait mis les services français sur la piste de la Tchécoslovaquie et le détournement, par la marine française, du « Slovania », un bateau chargé d’armes destinées au FLN.

 

Pour écrire ce texte, nous avons relus :

 

-Erwan Bergot, Dossier Rouge (services secrets contre le FLN), Ed.Grasset,

- Fehti Dib, Djamel Abd al Nasser et la révolution algérienne (version arabe), Ed. Maison de l’avenir arabe,

- Henri Jacquin, la Guerre secrète en Algérie, Ed. Olivier Orban,

-Eric Huitric, le 11éme Choc, Pensées modernes.

 

Avertissement ! Ces livres doivent être lus avec une extrême précaution. Leurs auteurs étant des manipulateurs professionnels, ils se donnent le beau rôle tout en protégeant leurs déshonorables agents infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens, à l’intérieur du pays, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, dans d’autres pays arabes et en Europe.

 

Aussi, il faut se méfier de certains ouvrages estampillés historiques. La guerre d’Algérie étant une guerre psychologique, menée par des officiers supérieurs, machiavéliques, formés dans les plus grandes écoles occidentales, leurs archives sont manipulées à la source dans le but de se prémunir d’un éventuel procès de type Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité et pour mettre à l’abri leurs innombrables agents infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens, des témoins gênants en cas de procès. Plusieurs auteurs, entre autres Claude Paillat, ont indiqués dans leurs ouvrages que leurs informateurs occupent de hautes fonctions dans la haute sphère des pouvoirs politique et militaire de l’Algérie post colonial. Infos ou intox ? Le peu d’engouement des dirigeants algériens à laisser circuler l’information, à libérer les champs politique et médiatique, ne devrait laisser aucun doute, l’Histoire de la guerre d’Algérie dérange, elle semble même, un demi siècle après les faits, empêcher certaines foudres, certains décideurs de notre chère révolution de dormir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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