Il y a à peine une décennie, pour un européen qui se rend en africains en tant que diplomate, coopérant technique, touriste, séjournant dans des résidences coloniales de grand luxe et/ou dans des hôtels cinq étoiles, sillonnant un pays à bord de 4X4 climatisés, sur des circuits spécialement aménagés pour lui, peut avoir la sensation de traverser un paradis terrestre. D’autant plus que les pouvoirs totalitaires néocolonialistes qui règnent sur l’Afrique, depuis les années 60, maîtrisent parfaitement les techniques de la manipulation de la communication et bénéficient des complicités sans faille en France. Un visiteur non averti des réalités africaines peut légitimement croire qu’un président du continent noir, qui affiche : 20, 30, parfois 40 ans d’ancienneté, adulé, ovationné par sa tribu, ne peut être que : bon, excellent, voire même un génie de la politique.
Le néocolonialisme repose sur le totalitarisme tribal et/ou clanique, à pensée unique. Toute voix dissonante est violemment réduite au silence. Aux vérités souvent moroses et coûteuses, l’homme préfère se laisser bercer par des mensonges mélodieux, rassurants, agréables.
Il y a à peine 10 ou 15, l’Algérie,
Pourtant, dès le début des années 70, un ingénieur agronome, spécialistes des cultures tropicales, français, René Dumont, avait écrits : « l’Afrique mal partie », « l’Afrique étranglée », un cri d’alarme contre les dérives apolitiques et les orientations économiques catastrophiques imposées par des dirigeants néocolonialistes autoritaires à leurs peuplades. Ces ouvrages édifiants ont valu à leur auteur d’être déclaré persona non grata par plusieurs pays africains des plus prometteurs et des plus libéraux : Gabon de Bongo, Côte Ivoire d’Houphouët, Sénégal de Senghor, entre autres.
Depuis l’antiquité, l’homme étant connu pour être un loup pour l’homme. Le prédateur bipède ne domine ni n’exploite que des peuplades faibles. Pour perpétuer sa domination, il cultive et développe les tares de ses proies : analphabétisme, oisiveté, superstitions, paganisme, religions dégénérées, tribalisme et autres coutumes tournées vers le passé, avilissantes. A ces vices, le dominant en apporte d’autres : alcoolisme, tabagisme, drogue, MST (maladies sexuellement transmissibles), les armes à feu etc. L’homme blanc a bouleversé le berceau de l’humanité. Il a dépouillé l’homme africain de ses valeurs culturelles et morales traditionnelles tout en lui barrant la voie de la modernité. Le semblant de « progrès » apporté par l’homme blanc a consisté à transformer l’africain en bête de cirque, à le faire marcher sur la tête, à reculons.
Jusqu’à l'aube de l’ère industrielle, au 19éme siècle, les richesses des nations se trouvaient dans la « Physiocratie » (agriculture). L’homme blanc a colonisé l’Afrique, réduits les africains à l’esclavage, à l’état de sous homme et/ou en chair à canon.
L’ère industrielle a bouleversé l’ordre de l’économie mondiale passant de la « Physiocratie » à l'industrie, à la technologique et l'électronique. A partir des années 40, les colonies étaient devenues administrativement ingérables et économiquement stériles voire même des charges écrasantes pour les contribuables des empires qui avaient d’autres chats plus gras à fouetter. Les voila devenus subitement généreux, humanistes. Ils ont octroyé, à la hâte, les « indépendances », sans coup férir, sans être revendiquées, à leurs plus fidèles valets autochtones. Pour maintenir leur domination culturelle et politique sur leurs anciennes colonies et pour se servir, à leur guise, des matières premières qui s’y trouvent, les puissances coloniales, notamment
Les frontières imposées par les puissances coloniales et acceptées, de manière intangibles, par les nouveaux seigneurs néocolonialistes africains, ne correspondent ni à l’âme, ni à l’esprit ni à l’idéal des peuplades, des tribus africaines. Ces frontières iniques, qui ont segmenté des tribus, sont inacceptables par les africains pas plus la balkanisation d’une partie de l’Europe n’a été acceptée par les peuples victimes de la balkanisation.
Avant de se retirer de leurs anciennes possessions africaines, les puissances coloniales, pour perpétuer leur main mise sur les ressources du continent et leurs influences sur le continent, au lieu de tendre vers la création d’états/nations, elles ont imposé à leurs obligés néocolonialistes des états ethniques, tribaux et claniques.
Un demi siècle après la décolonisation de l’Afrique, il n’y existe aucun pouvoir légitime ou en voie de légitimation, aucun état de droit. Ces pouvoirs anachronique trouvent leur équilibre dans l’instrumentalisation et la manipulation des ethnies et tribus qu’ils contrôlent et qu’ils oppriment, notamment en exacerbant leurs différends ancestraux, avec la complicité non dissimulée des anciennes puissances coloniales.
Cette politique a un prix. Les indépendances octroyées, confisquées par des despotes autochtones, ont définitivement fait faillite. Des pays tels que le Kenya,
L’homme africain est plus proche, physiquement et culturellement, de son semblable asiatique que éloigné de son arrogant congénère occidental. A l’heure où l’Occident amorce un rapide et inexorable déclin, l’Asie monte en puissance : économique, culturelle, militaire, etc. Les produits asiatiques sont économiquement plus accessibles à la bourse de l’africain et plus conformes à sa culture que les produits occidentaux, trop onéreux pour les petites bourses et fort éloignés de la culture africaine.
Les peuplades africaines doivent chasser leurs mafieux dirigeants, recomposer leurs ethnies segmentées par l’ordre colonial et accepté par leurs valets néocolonialistes, reconstituer leurs frontières naturelles, historiques. Libérer le continent/berceau de l’humanité de ses vestiges coloniaux. Le doter de régimes politiques non pas ethnique/tribaux mais des états/nations, de droit, démocratiques. Libérer l’esprit africain de sa culture de soumission. Changer de partenaires économiques. Avec la montée en puissance de pays émergeants, les africains n’auront que l’embarras de choix. Vive l’Afrique et les peuples africains, à l’exclusion de leurs indignes et mafieux dirigeants. Morts ou vifs les salauds resteront à jamais des salopards.