Le pire qui puisse arriver à un individu c’est d’être, dès son bas âge, comme le peuple algérien, gavé de mensonges et bercé de chimères enfantines par un ramassis de prédateurs opportunistes. Les flatteurs qui vivent au crochet de la naïveté des algériens, collaborateurs de l’ancien colonisateur étranger et néocolonialistes autochtones, pour endormir leurs proies, ils leur prêtent des vertus démesurées. Aussi, malgré eux, les algériens sont hissés au rang de : « révolutionnaires, ayant vaincu l’armada coloniale française et ses alliée de l’OTAN, pour leur arracher leur indépendance ». Et, khorti-khorti (délires).
Depuis 1962, la constitution algérienne indique que l’Algérie est une : « République algérienne démocratique et populaire ». Le triple pléonasme (république, démocratique et populaire) tend à signifier que les algériens vivent dans une société : idéale, parfaite, bénite par Allah et tous ses prophètes. Et, que leurs dirigeants ne peuvent être que : des héros infaillibles, providentiels. Par conséquent, insusceptibles d’erreur. C’est pour cela qu’ils sont chefs à vie, sans rendre de compte à personne. Ils sont au dessus de leur petit peuple qu’ils négligent et méprisent ouvertement. Leur légitimité étant supra humaine, innée, ils s’imposent chefs à vie. Le petit peuple : « révolutionnaire » doit se taire. Plus précisément, n’ouvrir sa gueule que pour applaudir, pousser des youyous au passage de l’animal apolitique, pire qu’un primate, selon Aristote, le hochet d’une armée dite : « armée nationale populaire ».
En deux langues (français et arabe), en gros et gras caractères, les frontons lépreux des administrations algériennes, les titres de journaux infâmes : El moudjahid, Algérie Actualité, al Cha’b, Révolution Africaine, el Djeich, jusqu’aux début des années 90, étaient barrés, il existe encore des vestiges sur des édifices publics et privés, des slogans : « Par le peuple et pour le peuple », « le socialisme a pour but, proclament-ils, de mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme ».
Après avoir longtemps déclamée que : « l’Algérie était française et ses ancêtres gaulois », d’un coup de baguette magique, du jour au lendemain, par la seule volonté de quelques excités, les algériens se sont couchés berbères pour se réveiller arabes, avec une culture et une langue qui leur ont été imposées, qui n’étaient pas les leurs. Un demi siècle après une indépendance confisquée, une culture et une langue octroyées, qui demeurent étrangères à l’écrasante majorité des algériens et même à certains des plus illustres ministres d’Etat.
Un demi siècle après, qu’en est-il de langue et de la culture arabe en Algérie ? L’écrasante majorité des algériens ne parlent toujours pas l’arabe oriental ou littéral. Yazid Zerhouni, un immense génie politique, un empereur des fichiers, ministre d’Etat et ministre de l’intérieur et des collectivités locales, ânonnant le français comme un petit zouave et causant l’arabe moins bien qu’un caporal ottoman, vient de déclaré : « … la langue arabe est sur une rive et moi je suis sur une autre ». Le quotidien arabophone el Khabar, le plus gros tirage d’Algérie, vient, de souligné quelques unes des plus belles coquilles du savantissime et inamovible homme d’Etat algérien. Selon cet honorable quotidien, le super ministre d’Etat, Yazid Zerhouni, ignore, entre autres, le pluriel de femme. Dans un pays où les dirigeants, les chefs, pratiquent encore la polygamie, ignorer le pluriel de femme devrait vouloir, au moins, un César en or massif de l’arrogance.
Les dirigeants algériens ont imposé à leur peuple un régime dit : « socialiste scientifique », qui s’était engagé, solennellement, de fonder des institutions : « républicaines, sociales, justes, égalitaires, fraternelles, éternelles, qui survivraient au temps et aux hommes».
Le spectacle qu’offre l’Algérie, un demi siècle après une indépendance confisquée par des voyous, par d’insatiables prédateurs opportunistes, est affligeant. Après avoir trahi nos martyrs et leur mémoire, l’administration algérienne, tous coupables et/ou complices, ont exploité la naïveté, la misère du peuple jusqu’au tarissement de ses ressources, de ses forces et de sa magnanime patience. Quand se peuple se soulèvera, se dressera sur ses ergots, tendra sont bras, pointant son index dans une direction donnée, je n’aimerais pas être dans cette direction là quand bien même je serais à la tête de plus grosse fortune de la planète. On peut être immensément riche mais pour autant heureux et en paix avec sa conscience.
Comme dit le poète kabyle, une fois que : « Iza’dhadh » (ramiers) se sont envolés, il est inutile de précipéter sur son fusil. Le régime algérien est, depuis ses origines, totalitaire, autoritaire, militaro-policier, sanguinaire, corrompu. Depuis plus d’un demi siècle, faute d’avoir assuré sa relève, ce pouvoir a maintenu les mêmes : escrocs, brigands, incompétents notoires au pouvoir. Il a dépassé toutes les limites du tolérable. Il a une trouille bleue du suffrage de ses sujets. Ayant définitivement perdu la confiance de ses administrés y compris celle de certains de ses anciens complices, qui ne peuvent plus accéder à la mangeoire nationale, sont à présent, prêts à brûler ce qu’ils ont adoré par le passé. Le pouvoir algérien doit, rapidement inconditionnellement, renoncer à ses péchés mignons : népotisme, copinage, régionalisme, totalitarisme et sa corruptibilité généralisée. Une administration qui tolère : gendarmes, policiers, miliciens…à couper les routes pour racketter les passants, n’est plus amendable.
Les pays occidentaux, les parrains des régimes totalitaires, autoritaires, fasciste… du tiers-monde, ont fini de manger leur pain blanc. Leurs industries sont au seuil de la faillite. Leurs produits sont trop chers, y compris pour les consommateurs de pays anciennement riches. De pseudo experts en économie, marchants de rêves pour naïfs, qui prétendent encore pouvoir relancer les économies occidentales par la consommations, par l’augmentation du pouvoir d’achat de leurs habitants, se fourvoient et font fausse route. Augmenter le pouvoir d’achat des français, par exemple, qui ont de plus en plus de difficultés à subvenir à leurs besoins, dans le cas où leur pouvoir d’achat viendrait à être augmenter, ils iront acheter des produits en provenances des pays émergeants : Chine, Inde, Brésil, Argentine, Maroc, Egypte et autres, qui sont économiquement plus accessibles et culturellement mieux adaptés à leur goût. Augmenter le pouvoir d’achat de l’un des anciens pays riches entraînera un déséquilibre de sa balance commerciale extérieurre, condamner son industrie à la fermeture ou à l’expatriations. Le keynésianisme, la relance de l’économie par la consommation, n’est valable que dans une économie protégée par des barrières douanières hermétiques. Les puissances occidentales, parrains des dictatures du tiers-monde n’ont plus ni les moyens économiques ni la volonté politique pour assister d’encombrants partenaires maudits par leurs peuples.
Par ailleurs, l’Algérie dépend, à 97%, de ses hydrocarbures pour maintenir le bas niveau actuel de survie de ses habitants. Les produits importés par l’Algérie : blé, riz, pâtes, café, sucre, médicaments, bureautiques, indispensables au maintien du niveau de vie actuel, très bas, vont augmenter beaucoup plus vite que les prix des hydrocarbures.
Sans protecteur étranger, sans ressources, ayant définitivement perdu la confiance des algériens, le pouvoir algérien va s’exposer, à très court terme, un chaos. Ibn Khaldoun, excellent penseur du 14émé siècle, qui avait étudier la naissance, la montée en puissance et la décadence des « Mulks » (pouvoirs) dirait de la dictature algérienne qu’elle est suspendue dans le vide. Elle va tomber comme figue pourrie.
Il faut espérer que seuls les coupables paieront le juste prix pour leurs crimes économiques et pour leurs crimes de sang. Depuis 1969, depuis la toute première diffusion du film de Costa Gaveras : « Z », je rêve de voir : colonels et généraux algériens, leur valetaille, les coupables, passer, en file indienne, devant un tribunal pénal national ou international qui leur signifie, si toutefois ils étaient coupables : «…vous êtes inculpés de crimes économique et de génocide, avec préméditation, contre votre humble peuple sans défense. « Sortez par la porte dérobée pour éviter les médiats », leur diront les juges. Rêve utopique ? Non ! Pas pour un croyant.