Présentation

nour.h

Pseudo: nour.hCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Dimanche 03 Février 2008

Un colon, un esclavagiste, un impérialiste, un dictateur, un despote, quel que soit : son époque, son lieu de naissance, la couleur de sa peau, sa religion, son idéologie… ne peut coloniser, réduire à l’esclavage, dominer, exploiter que des peuples faibles, colonisables et exploitables. Le colonisateur agit de manière préméditée, scientifique, rationnelle, dans un cadre et à l’aide de plans précis, préalablement élaborés. Il vise des objectifs déterminés. Cependant, les peuples colonisables et exploitables réagissent, si tant est qu’ils réagissent, par instincts, fatalement, de manière irrationnelle. Ils accueillent leur despote comme étant une fatalité, un décret d’Allah,  irréversible.   

 

   Pour maintenir sa domination ad vitam aeternam,  le puissant cultive et développe les tares inhérentes à ses victimes : l’ignorance, le fétichismes, les superstitions, le maraboutisme, le régionalisme. Le colonialiste et l’esclavagiste européen, qui avait et a toujours mille coups d’avance sur ses victimes africaines, a fragmenté des royaumes, déchiré des frontières, fendue des ethnies… pour les opposer l’une aux autres, les briser définitivement et pour assurer ses arrières.

 

  L’exploitation de l’homme faible par l’homme puissant est conçue par l’exploiteur pour être éternelle. Le prédateur bipède est un dévoreur insatiable, opportuniste. Avant de coloniser l’Afrique, les futures ancienne puissances occidentales riches étaient conscientes que leur présence physique sur le continent noir ne pouvait être que marginal et temporaire mais elles lui ont imprimé, de manière perpétuelle, leurs ascendants : psychologique, culturelle, économique. Avant de refluer d’Afrique, les puissances coloniales ont soigneusement sélectionnés, instruits, des despotes africains pour les imposer à leurs peuples dans le cadre d’un néo-colonialisme culturellement dévastateur et économiquement servile.

 

    L’empire colonial français avait planifié la colonisation de l’Afrique mais aussi mais aussi son reflux. Jusqu'au 19éme siècle, les richesses des nations prenaient leurs sources et plongeaient leurs racines dans les entrailles de la terre. Etait riche celui qui possédait beaucoup de colonies, de vastes terres et d’innombrables mains pour les cultiver. A partir du 20éme siècle, la terre, source de richesses des nations, a été détrônée par la révolution industrielle. A partir des années 40, les colonies françaises africaines étaient devenues un fardeau harassant pour l’empire colonial français et une charge écrasante pour ses contribuables.

 

   Les Oulémas, Messali el Hadj et ses lieutenants, Ferhat Abbas et ses compagnons, les communistes, les libéraux algériens… qui avaient refusé de participer et/ou dénoncé le déclenchement de l’insurrection du 1ér novembre 1954 n’avaient  peut-être pas tout  à fait torts. Ils étaient probablement conscients de la puissance démesurée : culturelle, militaire, économique… de l’occupant et de ses innombrables et indéfectibles alliés  mais aussi de ses faiblesses sur le terrain politique et devant le droit international.

 

   Avant même le terme du second conflit mondial, la charte de l’ONU reconnaissait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.  Dès le terme de ce dévastateur conflit, les empires britannique, largement vainqueur des forces de l’Axe et hollandais ont volontairement renoncé à leur colonies et octroyées les indépendances à leurs anciens sujets, à leurs indigènes : indiens, pakistanais, sri lankais, malaisiens, indonésiens, etc. En 1960, la Belgique avait imposé aux congolais leur indépendance. Le Maroc et la Tunisie ont accédé à leur autonomie sans violence, par la voie politique. En 1958, le Général de Gaulle, dans son retentissant discours de Dakar, avait proposé aux africains : « Que ceux qui veulent l’indépendance la prennent »  à l’occasion d’un  référendum. Ce qui était valable pour le Maroc, la Tunisie , les 17 colonies françaises d’Afrique pourquoi ne l’aurait-il pas été pour l’Algérie ?

 

   Les : 2, 6, 9, 22 ou 36 individus qui ont déclenché les hostilités en novembre 1954 n’avaient aucune légitimité pour agir au nom et pour le compte du peuple algérien. Ils ont agit par instinct, sans plan précis. Le premier novembre 1954 restera dans l’histoire de l’Algérie comme un acte anarchique qui ne pouvait aboutir qu’à un bain de sang fratricide aux conséquences post-coloniales chaotiques. D’autant plus qu’avant de refluer d’Algérie, le colonisateur avait recruté, instruit et placé ses valets les plus sûrs à la tête de la pseudo révolution algérienne. L’Algérie est toujours colonisée et le peuple algérien toujours privé de ses droits fondamentaux, de sa dignité… par des despotes locaux qui puisent leur légitimité politique dans un évènement qu’ils ont combattu avant de le rallier, conformément aux ordres de leur hiérarchie coloniale.

 

 

   Avant 1954, certains chefs de notre fameuse révolution, notamment des grandes villes, étaient notoirement connus pour être des voyous vivant de rapines : vols avec violences, proxénétisme…, qui volaient de misérables algériens sans défenses et prostituaient des filles algériennes, musulmanes, en détresse. Certains d’entre eux ont exploité la guerre d’Algérie à leur propre profit. Leurs buts ? Se hisser en lieu et place de leurs maîtres coloniaux, d’occuper leurs villas, de s’accaparer de leurs fonds de commerce et de rabaisser le peuple algérien d’un cran. Un algérien honnête qui ose dénoncer les méfaits et les crimes de ces mafieux, héritiers du colonialisme, se verra immédiatement taxé de harkis suppôt du colonialisme, d’antirévolutionnaire, d’agent d’Israël,  de terroriste… passible d’une mise à mort par lynchage sur la place publique pour servir d’exemple.

 

   Après bientôt un demi siècle d’une une indépendance confisquée dans l’œuf par une poignée de brigands incultes, l’Algérie n’est : ni française, ni algérienne, ni arabe, ni berbère, ni africaine. Les algériens, par la faute de leur pègre dirigeante imposée par l’ordre colonial avant de refluer, ont perdu leur culture ancestrale sans maîtriser la modernité. Leurs médias : audio, vidéo et leurs journaux emploient une langue arabe inaccessibles à plus de 90% des algériens d'âge mur. L’Etat algérien, pour des causes souvent inavouées, cultive et présente l’histoire de la guerre d’Algérie comme étant exemplaire, glorieuse, mythique, lumineuse.

 

    Les comportements globalement négatifs de certains indécrottables survivants d’une révolution hautement parricide et notoirement infanticide, qui ne brillent que par leur misérabilisme, leur inculture générale et leur avidité ne semblent nullement déranger les encenseurs de cette révolution sanglante. Sur neuf dirigeants de novembre 1954, cinq : Mustapha Ben Boulaïd, l’Arbi ben M’Hidi, Mohamed Khider, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf, ont été directement exécutés par les hordes de Houari Boumediene et/ou par ses compagnons et successeurs ou livrés par eux aux services coloniaux pour les éliminer et pour faire place nette aux arrivistes, aux opportunistes, aux convertis tardifs au nationalisme, infiltrés dans leurs rangs : au Maroc, en Tunisie et à l’intérieur du pays pour y former une 5éme colonne. Et, deux autre, Aït Ahmed, condamné à mort, après son évasion de la prison d’el Harrach, en 1966, il a été contraint à vivre clandestinement en exile. Ahmed Ben Bella, le premier président de la république algérienne, suite à son renversement par un sanglant coup d’Etat du 19 juin 1965, après avoir  passé 14 années, sans aucun jugement, dans les geôles de la junte militaire algérien, il a été enfin libéré en 1980 avec une interdiction  de faire de la politique, d’exprimer son opinion. 

 

    A présent que l’échec prévisible de la révolution algérienne ne faisant plus de doute, hissé au rang de héros, Boukharouba Mohamed, alias Houari Boumediene, le despote algérien, l’un des tout  premiers agents colonialistes recruté, en Egypte vers décembre 1954, par le SDECE (services de documentations et du contre espionnage) coloniaux, avant d’être transférer au Maroc pour y être infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens, de devenir, plus tard, le point de ralliés des DAF (déserteurs de l’armée française) et de rabaisser Ibn Badis et les oulémas, Messali el Hadj et ses lieutenants, Ferhat Abbas et ses compagnons…, qui s’étaient raisonnablement opposés à l’aventure du 1ér novembre 1954, aux rangs de traîtres ne relève-t-il pas de la démence historique ?

 

   Ayant un passé qui lui est défavorable, le colonisé complexé, zappe  son passé et craint son avenir. Il est systématiquement revanchard et méprise ses vis avis. Il arrange sa petite histoire à sa sauce, en dépit de toute logique. Le complexé craint la vérité et la lumière. Il se croit parfait. Il est constamment à la recherche d’un bouc émissaire, d’un plus faible que lui, pour lui endosser ses tares. Le complexé pense que ceux qui dénoncent : l’incurie, l’incompétence, l’injustice, la corruptibilité… des dirigeants algériens sont des complexés doublés d’une jalousie maladive, sans pouvoir ni accès à la Caverne d’Ali Baba, aux mangeoires et aux coffres forts nationaux, sans quoi ils seraient, au moins, aussi injustes et aussi corrompus que ceux ils dénoncent.

 

 Allah ouvrira-t-il les portes de son vaste paradis à ces complexés saccageurs, dévastateurs pour le lui ruiner et le lui dévaster tout comme ils ont ruiné et dévasté notre Eden terrestre, notre sublime Algérie ? A méditer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus