Présentation

nour.h

Pseudo: nour.hCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Samedi 09 Février 2008

 

Changer de constitution n’est ni sérieux ni  un gage de stabilité pour un régime politique. L’Angleterre, l’une des plus anciennes démocraties du monde, a la même constitution coutumière depuis 17éme siècle. Les Etats-Unis d’Amérique sont soumis aux mêmes lois fondamentales depuis 1786. En Algérie, la notion de constitution n’a aucun sens.

 

L’attrait du pouvoir doit être irrésistible. Tous les moyens doivent être bons pour y parvenir et pour s’y maintenir, quitte à marcher sur les cadavres. Aussi doit-il corrompre. : « Le pouvoir corrompt et le pouvoir corrompt absolument », dit un adage. Ce qui est une théorie abstraite ailleurs est devenue une réalité assommante en Algérie. Depuis ses origines, le pouvoir algérien,  est autoritaire, totalitaire, clanique, clientéliste, régionaliste, népotique, entre les mains d’individus issus de la pègre, sans foi ni loi. Il s’agit d’un pouvoir confisqué, pris en otage par des voyous souverains, qui n’ont de compte à rendre à personne, même pas à eux-mêmes.

 

Les magouilles constitutionnelles concoctées dans les coulisses, par des juristes douteux, présentée à un peuple désorienté, fragilisé  par la misère, pour les plébisciter, ne hausse pas le crédit du régime qui se livre à d’aussi grossières manipulations.  L’Algérie de Bouteflika n’est rien d’autre qu’une partie poker menteur qui tient lieu de politique. On change de constitution aussi vite que les joueurs de poker invétérés changent de jeu de carte pour éviter des tricheries. : « Les hommes naissent joueurs. Ceux qui le restent ne deviennent jamais adultes », dit un sage.

 

Comme tout démagogue, Bouteflika est charmeur. Comme tout judas, il distribue des baiser sans les compter. Mais il n’en demeure pas moins le plus vorace et le plus corrompu de toute la classe politique algérienne et probablement d’Afrique et d’Asie. La Court des comptes l’a accusé, en 1980, d’avoir détourné le reliquat financier, plusieurs milliards de dollars,  de son ministère des affaires étrangères. Ailleurs que dans un pays néocolonialiste, comme l’Algérie, Bouteflika paierait cher  pour s’enterrer vivant dans l’anonymat, pour se faire oublier et faire oublier ses dérives polyvalentes, ses crimes pluriels et ses frasques originelles.

 

 L’Algérie de Bouteflika, avec l’expérience due à son ancienneté, est de venue synonyme : de pouvoir d’apparat, d’apparence, personnel, alors qu’il est aux ordres, au garde-à-vous d’une poignée de décideurs qui se sont octroyé le droit de vie et de mort sur l’Algérie et sur les algériens. L’homme politique algérien, incarné par Bouteflika, est un  gangster, un braqueur, un coupeur de routes aux : aux veuves, aux orphelins, aux faibles administrés, sans défense. Désormais, les dirigeants algériens ne doivent plus être juger sur leurs discours, la langue n’a point d’os, ni sur leurs apparences flatteuses mais sur leur bilan : économique, culturel, moral, sécuritaire, judiciaire… qui est : économiquement misérable, humainement tragique et moralement débridée.

 

Le bilan culturel algérien doit être mesurer à la juste aune des discours de Khalida Toumi et d’Yazid Zerhouni, respectivement ministres inamovibles de la culture et ministre d’Etat, ministre des collectivités territoriales, pour se rendre compte que l’Algérie est aussi un désert culturel. Les citoyens livrés à la loi de tag ‘ala min tag, (loi de la jungle), qui tient lieu de justice et de politique sécuritaire. Comment de tels individus, arrogants, imbues de leur personnalité, ont-ils pu bénéficier d’une aussi fulgurante et miraculeuse ascension sociale ?

 

Bouteflika, comme beaucoup de ses acolytes de « Oujda », sont issus de milieux particulièrement criminogènes. Un passage du film consacré à Ben Berka, récemment diffusé par antenne2, est clairement révélateur. Dans l’une de ses répliques, Mohamed Dlimi, le patron des services de sécurité marocains, avait laissé entendre : « si les algériens continuent à soutenir ben Barka, par mesure de rétorsion, nous leur fermerons leurs lupanars  au Maroc ».

Les algériens doivent savoir que certains d’entre leurs dirigeants, morts ou vifs, les salauds restent des salauds, étaient, avant, pendant et après la guerre de libération, qu’elle ont exploitée pour légitimer leurs busines infâmes, plus tard, pour la confiscation du pouvoir en mettant en avant leur pseudo légitimité révolutionnaire, sont notoirement connus pour leur passé : de voleurs à la tire,  de violeurs, de proxénètes et de cruels assassins. Leurs victimes n’étaient pas de méchants colons mais de paisibles algériens, musulmans, orphelins sans tuteurs. La lâcheté de certains dirigeants algériens actuels et passée n’a pas d’équivalent ailleurs.

 

Bouteflika n’est pas un candidat au sens républicain du terme, du peuple mais celui d’une armée des ombres, conspiratrice, criminelle, sectaire et putschiste par excellence, la véritable détentrice, depuis 1958, de tous les pouvoir en Algérie. L’enfant terrible d’Oujda, sert d’abord une caste d’intouchables. Il se sert pour assouvir ses insatiables fantasmes d’un vieillard qui refuse de passer à l’age adulte.  Violer, encore une fois, la constitution pour lui permettre de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, pour maintenir le même mafia au pouvoir, appliquer la même politique, cela aura des conséquence négatives, graves, imprévisibles, incalculables pour l’Algérie et les algériens. Pays des paradoxes, l’Algérie est confortablement dotée de ressources naturelles, ses mafieux dirigeants sont immensément riches cependant le peuple est fort misérable.

 

L’Algérie a besoin d’un changement : politique, culturel, moral radical et urgent. Il est clair que les algériens ont besoin d’une démocratie authentique, fondée sur le principe : « vox populi vox dei » et non pas d’une : « démagocratie », d’une imposture de démocratie à la Yazid Zerhouni ni de la ; « merqa » (soupe) culturelle de Khalida Toumi.  On ne change pas un pays en maintenant au pouvoir, pendant plus d’un demi siècle, les mêmes incorrigibles malappris, le même personnel politique, mais avec des hommes nouveaux, dignes de confiance de leur peuple, pour mettre en œuvre une nouvelle politique, conforme aux  humbles ambitions du peuple algérien. Deux mandats, dix ans, c’est déjà trop pour un président versatile, sans pouvoir réel.  Disons ‘chr snein barakat ! Basta à 10 d’une présidence canada dry.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus