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nour.h

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Mardi 18 Mars 2008

Depuis 1962 ; date de la décolonisation de l’Algérie, les rabatteurs d’un pouvoir : totalitaire ; autoritaire, fasciste… algériens s’échinent à travestir la vérité pour lui substituer des mensonges historiques. En 1983, dans le sillage de la visite officielle du président Chadli en France, la radio RMC avait invité le ministre algérien de l’époque, Monsieur Mohamed Ben Yahia qui avait été interpellé par le journaliste Jean Pierre Elkabbach :

« … Monsieur le ministre, l’Algérie révolutionnaire, l’Algérie progressiste, l’Algérie riche…, quel sera l’avenir de votre pays à l’horizon des 90 ? »

 

Monsieur Ben Yahia répondait :

 

« Je ne reconnais pas mon pays au travers des qualificatifs que vous venez de lui attribués ».

 

J. P. Elkabbach :

 

« Mais par rapport aux du tiers monde ? »

 

M. B. Yahia :

 

« Par rapport aux pays du tiers monde, l’Algérie a des revenus moyens ».

 

Comme dans toutes les colonies françaises d’Afrique, avant de se retirer,  l’empire colonial français avait placé ses fidèles valets qui, au nom d’une révolution à laquelle ils n’ont pas participé, voire même qu’ils ont combattue jusqu’à la 25éme heures, ils ont confisqué l’indépendance, les villas et les fonds de commerces coloniaux et rabaissé le peuple à un niveau bien inférieur à celui qui était le sien sous le régime colonial. Ces nouveaux parvenus, pour occulter leur haute trahison passée, pour assurer leur avenir, ils passent leur temps à matraquer l’ancien ordre colonial et ses harkis, qui depuis 1962, ils n’ont pas nui ne serait-ce qu’à une fourmi algérienne. Les véritables traîtres et les authentiques harkis ne sont-ils pas parvenus au sommet du pouvoir algérien ?

 

 En février 1972, en pleine crise franco algérienne sur le pétrole du Sahara, Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des affaires étrangères, l’actuel président et l’un des plus marquants membre d’une mafia militaro fasciste, s’exprimait, avec emphase, au micro de France Inter : «A l’horizon des années 80, l’Algérie sera aussi développée et les algériens auront un niveau de vie comparable à celui des pays occidentaux industrialisés… », Claironnait-il.

 

L’enfant terrible d’Oujda n’avait pas précisé : Années 80 de quel siècle ? Par ailleurs, n’aurait-il pas confondu l’épaisseur de son maroquin ministériel avec celui de ses homologues des pays impérialistes ?

 

Les déclarations publiques de ces opportunistes immoraux et indignes d’un régime apolitique « démocratocide », qui se sont emparé de tous le leviers : de pouvoir, des médias, des finances… de l’Algérie par la force des chars et des baïonnettes, leur génies, si tant ait qu’ils en aient un, à l’aune de l’état général de l’Algérie ?

 

Au milieu des années 80, à ceux qui disaient que l’Algérie était un pays idyllique, Kateb Yacine répondait :

« L’Algérie est un pays invivable ».

 

A entendre les indignes courtisans d’un junte militaire qui avait pris le pouvoir, dès 1958, par la haute trahison et l’a gardé par la seule et unique force des kalachnikovs, l’Algérie serait une : « …République, Démocratique et Populaire. Sa  médecine serait l’une des meilleure du monde et gratuite… ». Plût à  Allah qu’eussent raison !

 

Mais alors pourquoi au début des années 80, Belloumi, la star de football algérien, a-t-il était transféré d’urgence à Paris pour se faire opérer d’une banale fracture du pied ? Et Chadli, le président algérien, pourquoi a-t-il était transféré, en 1985, en Belgique, pour se faire opérer d’une hernie discale ? Et en 2006, pourquoi le président Bouteflika a-t-il était transféré d’urgence à Paris pour se faire opérer d’un simple ulcère d’estomac et, plus tard, pour une simple endoscopie de contrôle ? Et pourquoi 95% des héros de notre « triomphante Révolution », entre autres : Boussouf, patron des services secrets algérien, Rabah Bitat, l’une des fondateur du FLN,  Mohand ou el Hadj, colonel de la wilaya 3 (Kabylie) et des milliers d’autres, nous reviennent-ils de Paris dans un cercueil ? Est-ce là les signes d’une bonne médecine ? Nos médecins ne savent-ils pas soigner les petits bobos ni accompagner  les mourants ? Les dirigeants algériens, ne voient-ils pas que nos hôpitaux sont livrés à : la saleté, aux ordures, aux mouches, aux chats et chiens errants, aux maladies nosocomiales ?

 

Et, pendant que leurs compatriotes pataugent dans la fange jusqu’au cou, privés de logements, de travail, d’eau, de médicaments, d’espoir…, tout comme des rats qui fuient un vieux rafiot qui prend l’eau de toute part, certains hauts fonctionnaires algériens fuient l’Algérie comme la peste pour aller s’installer en France, au pays des : « méchants colonisateurs ».

      

Au mois d’août 2006, le jour du retour de « l’islamiste » Rabah Kébir en Algérie, alors  que je me promenais tranquillement à vélo sur une piste spécialement aménagée, tout en méditant sur l’avenir de l’Algérie et sur le sens du retour du : « barbare », soudain, je suis surpris par des grincements de freinages, de coups klaxons prolongés et d’injures vertes, adressées par les automobilistes à deux piétons qui traversaient en slalomant entre les voitures, en dehors des passages cloutés. S’agissait-il de deux blédards qui ignoreraient l’art de traverser la chaussée ?

 

 Je lève le nez. Surprise ! Je vois un haut fonctionnaire et un ancien ministre de la pétaudière algérienne slalomer entre les voitures avec une dégaine de primates qui sortent pour la première fois d’une forêt vierge, se diriger, en toute hâte, vers une agence immobilière pour s’y engouffrer de profil par une porte à peine entrouverte.

 

Est-ce le retour d’un « islamiste » qui fait fuir les courageux cadres de la « vaillante et révolutionnaire Algérie ? », me suis-je demandé.

 

Le lendemain ou le surlendemain, je croise deux anciens hauts diplomates durablement installés en France pour savourer leur retraite, je leur narre l’affligeant spectacle des deux indélicats piétons. Mes  interlocuteurs connaissent l’ancien ministre : « Marié à une libanaise, me dit l’un d’eux, pendant qu’il était ministre en Algérie (pays idyllique ?), sa femme, ses enfants et ses affaires se trouvaient au Liban. Israël ayant déclaré la guerre à ce petit pays, l’ancien ministre cherchait à rapatrier d’urgence sa famille en France». Mais pourquoi pas en Algérie, au cher  pays de « 1.500.000 martyrs ? »

 

En Algérie, les slogans font vivre les opportunistes politiques mais crever le peuple de faim et de soif. 

 

Un pays qui contraints  ses ministres en exercice à installer leurs femme et leurs enfants à l’étranger, ses anciens hauts fonctionnaires à prendre leur retraite ailleurs, qui chasse son élite, se universitaires et ses jeunes en général, à fuir vers le nord à bord de barques de fortune, au risque et péril de leur vie, ne peut-être qu’un pays de désespoir  et de misère dirigé par une hordes : de traîtres, d’assassins, de brigands, de pillards et de menteurs.

 

Si les algériens étaient conscients de ce qui les attend, le jour d’après pétrole, des bouleversements de l’ordre économique, climatiques et politiques mondiaux, ils pleureraient non pas des larmes mais du sang. Ceux qui pensent que je suis pessimiste se trompent, je suis tout simplement réaliste. Comme dit le poète : « … le jour où un  peuple décide de prendre ses affaires en main, le destin doit plier, les carcans doivent se briser et l’obscurité doit se dissiper… ».

 

  

 

 

 

 

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