Le texte qui suit a déjà été publié début novembre 2007. J’invite à sa relecture à la lumière des déclarations du directeur de l’Arche de Zoé. Cette association a bel et bien bénéficié d’un soutien politique et financier massif. Dans quel but ? Salir l’Islam et les musulmans. Ce texte sera suivi d’une interview d’Eric Bruteau, telle qu’elle a été publiée par le journal le Figaro en date du 07.04.2008. Bonne lecture à tous.
Jusqu’au 25 octobre 2007, l’association « Arche de Zoé et/ou Children Resque » hors la loi en France, criminelle en Afrique, n’était connue que de quelques initiés. Sa mission : « Evacuation de 10.000 enfants du Darfour, pour les sauver d'une mort certaine", les transférer en France où ils devaient être placés et/ou adoptés par des familles en manque d’enfants, suggère que les sauveteurs sont des héros risquant leur vie à tout instant, bénévolement, généreusement. Quel courage ! Quel altruisme ! La réalité nous semble être aux antipodes des intentions affichées par l’ONG mafieuse.
Une telle opération dans une Afrique politiquement instable, sociologiquement compliquée, nécessite de puissants soutiens : moraux, politiques, médiatiques et financier massifs. Cette opération a un caractère politique et idéologique évidents. Qui sont ces soutiens et commanditaires de l’Arche de Zoé ? Et quels sont leurs funestes desseins ?
La guerre civile et les violences au Darfour sont certes sanglantes mais elles ne sont pas plus sanglantes ni moins préoccupante qu’en Palestine, en Somalie, au Kivu (ancien Congo), en Iraq, en Afghanistan, au Rwanda, en Sierra Léone et au Liberia. Depuis une dizaine d’années, des lobbies sionistes français s’activent à coller aux islamistes l’étiquette de : « Nazis et de fascistes ». Ils comparent la violence au Darfour à un « génocide » voire même à une : « Shoah ».
Quelques jours avant le scandale de l’Arche de Zoé, à grand renforts de publicité, ces lobbies, qui ont pignon sur rue, ont tenu à Paris, plus précisément à la salle de
Quant aux motivations de l’opération : « Evacuation de 10.000 enfants du Darfour en Danger de mort certaine », c’est la question : « A qui profite le crime » qui s’impose.
Jusqu’à la guerre du Kippour de 1973, l’Etat sioniste d’Israël menait des guerres éclairs contre des Etats dont il pouvait anéantir les palais, détruire les armées, mécaniquement, en appuyant sur des boutons, en toute impunité, sans faire prendre des risques à ses soldats.
Mais à partir des années 80, l’arrogant Goliath doit se battre contre des David, contre des peuples qui luttent pour leur survie sur deux front : contre leurs mafieux dirigeants, néocolonialistes, portés au pouvoir et protégés par les occidentaux dont Israël se trouve être leurs bras armés au Moyen orient. Ce nouvel ennemi se nomme « Islamisme », « Djihadisme ». Plus aguerri, anonyme, imprévisible, sans domicile fixe, insaisissable, ce qui le rend redoutable. De toute l’histoire contemporaine du Moyen Orient, jamais les Etats arabes : Egypte, Syrie, Jordanie, Liban, Arabie Saoudite, Koweït, Iraq, Algérie, Maroc, Libye…réunis, dotés, sur le papier du moins, d’une armada : terrestre, maritime, aérienne, avec un effectif en hommes cent fois supérieur en nombre à celui d’Israël. Encadrée par des maréchaux et des généraux, avec des coffres forts de pétrodollars pleins à craquer, jamais ces pays dirigés par des monarques et des despotes fainéants, entourés de judas cupides, n’ont tenu plus de 5 jours face à un Etat fœtus, un micro Etat de trois millions d’habitants venus de trente six pays et de cinq continents différents. Il a fallu attendre 2006, pour voir l’Etat sioniste et son arrogante armée de Tsahal courber l’échine, mordre la poussière au Liban, face au Hizb Allah, un peuple en arme, qui n’a ni adresse connue, ni armée régulière, ni aviation, ni marine de guerre, ni maréchaux, ni généraux, ni colonels, ni armes lourdes, ni coffres-forts débordant de pétrodollars.
Par ailleurs : «l’Intifadha » palestinienne (pierres palestiniennes contre des chars de l’occupant israéliens), « le djihadisme » et « l’islamisme » (lutte contre le totalitarisme… en Algérie), ont ridiculisé certaines républiques bananières arabes et contraints leurs dirigeants à descendre dans les mêmes tranchées bourbeuses que l’Etat sioniste d’Israël, à se liguer avec lui. En effet, depuis les années 90, les généraux algériens ont déjà sollicité les plus médiatisés des sionistes français pour diaboliser les islamistes algériens. « L’ONG Arche de Zoé et/ou Children Resque » tend à déshumaniser, à diaboliser, à ternir encore davantage et l’Islam djihadiste, et les musulmans.
L’Etat sioniste d’Israël, les monarchies féodales et les républiques totalitaires arabo-musulmanes sont devenus, grâce à l’islamisme, des alliés objectifs. L’opération « enfants du Darfour tend renforcer ces liens entre alliés contre nature, à officialiser des noces entre un lièvre et une tortue.
L’Etat d’Israël et ses lobbies français ne répugnent pas de se liguer avec le diable d’autant plus qu’ils sont conscients qu’il y a le feu dans leurs lacs. Ils sentent sous leurs pieds l’ordre mondial actuel dont ils sont les privilégiés, qui leur est favorable, se dérober, changer d’axe de rotation. Dans dix ans, tout au plus, c'est-à-dire demain,
Opération : « Enfants du Darfour », but : Déshumaniser l’Islam djihadiste. Scénario probables.
Eric Breteau, le président de l’Arche Zoé, avait déclaré devant le journalistes Marc Garmian qui l’accompagnait : «… L’arrivée en France des enfants (kidnappés au Tchad) suscitera un choc tel que personne n’osera demander leur retour vers l’Afrique ».
« Un choc tel que personne n’osera demander leur retour en Afrique ! » Le monde n’allait-il pas assister à une mise en scène comparable à celle mise en œuvre par les russes et les américains lors de la libération, en 1945, des camps de la mort nazis : d’Auschwitz, de Birkenau et de Treblinka ?
L’arrivée en France des : « enfants du Darfour » était précédé d’une minutieuse mise en scène. Le scénario était écrit, répété, les salles prêtes, chauffée, les acteurs prêts à entrer en scène.
Selon toute vraisemblance, dès leur arrivée sous les feux des projecteurs en France, les enfants allaient être confiés à des gourous pour les dresser, les instruire, les éduquer, leur faire faire et leur faire dire ce que souhaitent leurs dresseurs et ce que les opinions publiques françaises et mondiales doivent entendre comme une vérité biblique. Une fois instruits, les enfants seront scindés en plusieurs groupes. Les plus charismatiques occuperont les devant de la scène et passeront en boucle sur tous les plateaux des télévisions du monde. La mise en scène vise à émouvoir le téléspectateur de manière à ce qu’il devienne réceptif, à abolir son discernement. Le monde aurait assisté à un matraquage idéologique et à une manipulation médiatique de nature à faire retourner Machiavel dans sa tombe. L’avant-garde des sionistes et islamophobes français et leurs innombrables relais : politiques, médiatiques, associatifs, syndicaux…auraient squatté, pendant plusieurs mois, 24/24 heures, moyennant finance, cela va sans dire, les plateaux de télévision du monde entier y compris les caricatures de télévisions arabes et musulmanes.
Âgés d’entre deux et cinq ans, arrachés, malgré eux, à leur milieu naturel, loin de leurs parents, se trouvant en France, dans un pays qui n’est pas le leur, parmi des gens forts charitables mais qui ne sont pas de leur culture : « les enfants du Darfour » une fois sur un plateau de télévision, en pleine lumières, devant une forêt de caméras et d’appareils photographiques, hérissés de perches, de spots, qui flashent et qui crépitent, présentés par leurs gourous et ravisseurs comme étant des orphelins miraculés, arrachés à une mort certaine, tremblent de traque et d’angoisse. Ils ont la poitrine serrée, la voix nouée, la tête des mauvais jours. Ils pleurent comme des fontaines. C’est émouvant !
Chaque groupe « d’enfants du Darfour » sera cocher par un gourou des plus machiavéliques qui sera chargé de les interviewer en direct et d’un traducteurs complices, triés sur le volet. Voyons maintenant les questions, les réponses et les mensonges spectaculaires auxquels le monde aurait assisté si les enfants étaient parvenus en France. Nous rappelons que cette manipulation vise à diaboliser l’Islam et les musulmans qui luttent contre leurs monarchies féodales et contre leurs républiques bananières soutenues par l’occident, qui les répriment et qui violent leurs droits fondamentaux, vitaux.
Les plateaux de télévision sont spécialement décorés, les animateurs habillés et maquillés conformément aux besoins d’une cause inavouée. Les enfants préalablement sélectionnés, dressés, instruits, font face à leur gourou et à un public acquis. La violence du vocabulaire morbide qui va suivre est conforme au vocabulaire des philosophes sionistes : BHL et A. Glugsmann. En 1997, lors des débats sur les massacres de masse en Algérie, pendant que des experts, des historiens, des observateurs… algériens, français et autres, instruits sur la nature et les méthodes de l’armée algérienne, se posaient la question : « qui tue qui en Algérie et pourquoi l’armée algérienne n’intervenait pas pour secourir les victimes ou pour inquiéter les assaillants ? » Les philosophes sionistes qui n’ont jamais fait mystère de leur attachement à l’Etat d’Israël qu’il ait tort ou raison, ni de leur haine épidermique de l’Islam et des musulmans, ne connaissant rien de l’Algérie et ni des algériens, répétaient, comme des perroquets, les enseignements et les bulletins mensongères, exportées clefs en main par les services algériens et leurs commandos médiatiques, leurs rabatteurs, notamment des femmes grossièrement démocratisées à l’hâte, répondaient :
« Et les mères éventrées », « et les fœtus piétinés », « Et les bébés coupés en 8 rondelles », « Et les mis au four », sous entendu que les islamistes sont des cannibales, consommant la chair de leurs enfants. Ce discours avait un but bien précis, déconnecter leurs auditeurs de leur raison pour les soumettre à la tyrannie de l’émotion pure.
A ceux qui demandaient des preuves ou même des adminicules de preuves de l’implication des islamistes dans les massacres de masse perpétrés dans des zones hautement sécurisées, parfois dans le voisinage immédiat des casernes des forces de l’ordre, les farceurs répondaient avec emphase : « Ceux qui doutent de l’implication des islamistes dans les massacres de masse en Algérie sont les complices des islamistes barbares », concluaient-ils.
En septembre 1982, d’horribles massacres qui ont fait quelques 1700 victimes : femmes, enfants, vieillards, à Sabra et à Chatila, deux camps palestiniens situés au Liban. Les services israéliens et les lobbies sionistes français ont attribué cette boucherie à certaines milices chrétiennes libanaises. Plus tard, une commission d’enquête israélienne, confirmée par
Le scandale de l’ONG Arche de Zoé tend à déshumaniser l’Islamisme et à légitimer tous les massacres dont ils font l’objet quotidiennement depuis des décennies : en Iraq, en Afghanistan, en Algérie, en Palestine et ailleurs. Aussi à légitimer la perpétuité des monarques féodaux, corrompus jusqu’à la moelle des os, et des républiques bananières despotiques, sous prétexte que la démocratie c’est les portes grandes ouvertes à l’islamisme. Les islamistes ont contraint leurs mafieux dirigeants à se pacser (concubinage officiel) avec l’Etat sioniste d’Israël. Oui, les islamistes ont contraints leurs mafieux dirigeants à aller manger et boire dans le creux de la main des lobbies sionistes français, à chercher refuge sous leurs parapluies politiques et médiatique. Aussi, les islamiste ont-ils contraints des pouvoirs occidentaux à violer leurs principes fondateurs de leurs valeurs suprêmes : démocratie (souveraineté au peuple), liberté, droits de l’homme…en soutenant ouvertement des monarque féodaux, des dictatures bananières notoirement scélérates, sous prétexte que le totalitarisme féodal et les dictatures militaire sanguinaire seraient salvatrices de l’humanité, préférables à une démocratie qui porterait au pouvoir un parti politique indésirable par leurs protégés et par eux-mêmes. En démocratie la porte doit être complètement ouverte ou complètement fermée. Empêcher un peuple de choisir ses représentants est une violation de ses droits fondamentaux. Or, la constitution du 24 février 1794 dispose dans son article 35 :
« L'insurrection, quand le gouvernement viole les droits du peuple, est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".
Selon Eric Breteau : «…l’arrivés des enfants en France provoquerait un choc tel que personne n’osera demander leur retour verse l’Afrique ». Comment allait-on s’y prendre pour provoquer ce choc ? Selon notre modeste connaissance des lobbies sionistes français, ils ne répugnent point de faire ripaille avec le diable. Ils connaissent leur poids politique, médiatique et financier, non pas seulement en France mais aussi en Europe, au moyen Orient, en Amérique, en Asie et ailleurs. Ils savent que leurs ruses, mêmes les plus maladroites, ne seront relever par aucun média, nier par aucun quidam. Se sentant en terrain conquis, ils imposent leurs vérités. Ceux qui auraient pensé que le président Sarkozy pouvait revenir d’Afrique sans une partie des délinquants arrêtés au Tchad connaissent mal l’Afrique. En déclarant qu’il retournera au Tchad pour ramener le restant des voyous : « Quoi qu’ils aient fait », Sarkozy sait que le pseudo président tchadien, vraie marionnette de l’Elysée, ne peut rien refuser à son maître.
La grande manipulation. Au grand soir, en prime time, un gourou qui peut être un journaliste, un idéologue, simulant une profonde tristesse, pose, lentement, en articulant exagérément ses questions au traducteur qui doit les poser, à l’enfant terrorisé, des questions du genre :
Le gourou, au traducteur :
« …Demandez lui (à l’enfant) de quel pays vient-il ? »
Le traducteur s’approche de l’oreille de l’enfant pour lui traduire la question de son gourou et pour entendre la réponse. Le traducteur :
« …il dit qu’il vient du Darfour »
Le gourou :
« …demander lui où est sa mère ».
L. T. :
« …il dit que sa mère est morte ».
Le Gourou :
«… Et son père ? »
L.T :
«… Il dit que son père est aussi mort ». (Les enfants sont tchadiens et non pas du Darfour. Sur 103 enfants kidnappés, 95 ont au moins un parent).
Le gourou :
«…ses frères et des sœurs ? »
L. T. :
«… il dit qu’ils son morts aussi ».
Le gourou :
« …Comment sont-ils morts ? »
L’enfant, cadré, zoomé, il tremble il est manifestement terrorisé, en pleurs. Antérieurement dressé par ses odieux manipulateurs, qui lui auraient préalablement suggéré les réponses, met un temps, faisant semblant de réfléchir avant de donner sa réponse au traducteur :
«… il que sa mère a été kidnappée, réduite à l’esclavage, violée, égorgée, dépecée, donnée en pâture aux chiens ».
Le gourou, sort de sa poche un mouchoir assaisonné au de jus d’oignons et autres produits hautement lacrymogènes, il se frotte les yeux, il pleure, il simule l’évanouissement. Pendant ce temps là, la télévision diffuse des images d’une inouïe violence, tout comme à la libération des camps de la mort nazis en 1945. Ont montre des cadavres disputés par des meutes de chiens, des colonies de vautours et des essaims de mouches. L’émotion est à son paroxysme. Sur le plateau de télévision, dans les foyers et les chaumières de France et de Navarre, les téléspectateurs sont sous le choc. Le gourou reprend son esprit, fait appel aux dons, il lit la liste des numéros de comptes bancaires sur lesquels ces dons doivent affluer.
Le gourou qui simule une profonde tristesse reprend :
« Et son père, comment est-il mort ? »
Visiblement sous le choc, face à un homme qui chiale, l’enfant n’en peut plus, le traducteur :
«… Il dit que son père a subi le même sort que sa mère, seulement lui, au lieu d’être donné en pâture aux chiens, il a été consommé par ses bourreaux ».
Le gourou :
«… Et qui a fait tout ça à ses parents ? »
L’enfant, exténué, conformément à son dressage, il fait semblant de réfléchir avant de murmurer dans sa langue maternelle. Le traducteur répond à la question cruciale :
«… Il dit, c’est les arabes, les musulmans, les Djendjaouids ».
Pendant que l’historique manipulation médiatique bas son plein, en boucle sur les écrans de télévision du monde qui font des appels aux dons en faisant défiler sur leurs écrans les numéros des comptes bancaires. L’émouvant spectacle ayant aboli le discernement des téléspectateurs crédules qui sautent sur leur chéquier pour envoyer leurs dons à leurs machiavéliques manipulateurs.
Cette opération peut être multipliée à l’infini. Dans tous les pays livrés aux tyrans, les populations étant misérables, privées de leurs droits fondamentaux, mal informés, sont faciles à manipuler. Au Soudan il s’agit de dresser les musulmans contre les chrétiens et les animistes, en Algérie, les musulmans entre eux, par exemple, les kabyles contre les arabes, en Egypte, les musulmans contre les coptes, au Liban, les musulmans chiites contre d’autres musulmans sunnites, idem en Iraq, etc.
Il est plus que probable que cette manipulation vise aussi à couvrir des massacres à coup de missiles téléguidés à l’aide de laser. Israël doit laver, dans le sang, l’affront qui lui a été infligé en 2006 par le Hizb Allah libanais. Généralement, quand BHL s’agite, c’est pour couvrir et légitimer des tueries de femmes et d’enfants par les hordes de Tsahal. A suivre !
***
Une semaine tout juste après sa sortie de prison, Eric Breteau sort du silence et lance sa contre-attaque. Dans un entretien accordé ce lundi 7 avril au Figaro, quelques heures avant son passage au journal de 20 heures de TF1, le fondateur de l'Arche de Zoé, condamné à huit ans de prison puis gracié par le président tchadien, réclame «la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises» et annonce la publication imminente de nouvelles révélations dans un ouvrage à paraître chez Plon, écrit en captivité et intitulé L'Arche de Zoé, les dessous d'une affaire d'Etat. «Pour la première fois, j'y explique en toute liberté l'origine de notre opération et je dévoile les appuis politiques dont nous avons bénéficié en France jusqu'à ce que nous soyons complètement lâchés après notre arrestation, le 25 octobre», annonce-t-il.
Breteau, qui a repris des forces après avoir semblé très affaibli par ses cinq mois de détention, assure aujourd'hui encore «qu'on ne peut pas organiser une telle opération sans bénéficier de soutiens politiques haut placés». Durant l'été 2007, raconte-t-il, «j'ai été reçu par le conseiller politique de Bernard Kouchner, qui a trouvé l'idée très intéressante. Puis, je suis allé voir un conseiller de Nicolas Sarkozy à qui j'ai remis un dossier complet et qui m'a dit: 'Banco, on va envoyer Cécilia Sarkozy'. Par ailleurs, j'avais reçu un feu vert officieux du ministère de la Justice. Il était même prévu que, le 25 octobre, Cécilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l'aéroport de Vatry. Pour moi, il est donc clair que l'Etat fançais était parfaitement informé de nos intentions», assure-t-il.
Très combatif, l'ancien pompier volontaire réserve cependant ses flèches les plus acérées à la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, qui avait dénoncé, fin octobre, une opération «illégale» et «irresponsable». «Je suis résolu à porter plainte contre elle pour diffamation ainsi que pour atteinte à la présomption d'innocence, car elle s'est montrée indigne de sa fonction», affirme Eric Breteau.
Soucieux de rappeler les objectifs de l'opération, Breteau, qui doit également intervenir sur France Info et au Grand journal de Canal +, explique : «Notre objectif était de sauver 103 orphelins du Darfour, mais surtout de déclencher une crise qui favoriserait, enfin, une prise de conscience de la communauté internationale sur la tragédie qui se déroule dans cette région d'Afrique». À ce jour, il reste mis en examen pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France», «exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption» et «escroquerie» dans le cadre d'une information judiciaire instruite par deux magistrats parisiens.
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