Le site Internet http://www.lemaghrebin.com , dans sa livraison du 31.03.2008, a publié, entre autres articles : un texte portant sur les techniques de manipulations : politiques, militaires et psychologiques des : « Groupes armés extrémistes ». Ce texte est sans doute éclairant mais insuffisant pour situer : manipulateurs, manipulés et les ravages de cette pieuvre ravageuse, avant, pendant et après la guerre d’Algérie (1954-1962). Par ailleurs, tout au plus, le général britannique, Kitson, présenté par le Maghrébin comme un expert en matière de manipulations, n’est, en réalité, qu’un modeste emprunteur de méthodes machiavéliques employées, notamment durant la guerre d’Algérie, par les services français qui ont bénéficié d’un soutien massif : israéliens, américains, allemands, anglais, espagnols, italiens, suisses, arabes et, même de délateurs algériens, de hauts rangs, infiltrés dans les rangs de leurs coreligionnaires nationalistes.
Rappelons d’abord que durant le second conflit mondial, plus précisément entre juin 1940 et mai 1945,
Dès 1942, l’ONU avait inscrit dans sa charte : « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». L’Angleterre,
En 1958, le Général de Gaulle, fraîchement porté au pouvoir, dans son célèbre discours de Dakar, ne s’était-il pas époumoné : « Que ceux qui veulent leur indépendance-la prennent ».
Est-il nécessaire de rappeler que
De pareilles peuplades traditionnelles avaient surtout besoin d’être abondamment et longuement baptisée d’eau glacée pour les réveiller de leur torpeur plurimillénaire. Hélas ! Leurs prédateurs coloniaux et indigènes vont leur administrer de puissants anesthésiants, les flatter en les qualifiant de peuple : « révolutionnaire », « progressiste », « anticolonialiste », «boutefeu de l’impérialisme», pourfendeur du sionisme » et khorti-khroti. N’est-ce pas que les flatteurs vivent au détriment des misérables qui les écoutent ?
Au19éme, par exemple, il était plus aisé, pour une nation de moyenne puissance, de conquérir, militairement, des pays très lointains, de les coloniser, de soumettre leurs populations arriérées et de les administrer qu’à une superpuissance, au 20éme siècle, malgré que
Avant d’examiner : la légitimité, les desseins, les conséquences du congrès de
Avant le 1er novembre 1954, la trentaine de chefs « révolutionnaires » algériens étaient connus, soigneusement fichés par les services français. Gilbert Meynier a révélé que l’un des neuf pères historiques de cette révolution venait d’être fraîchement : « sauvé du naufrage de l’alcool et de la drogue », a-t-il écrit, en citant sa source. (Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN.1954-1962. Fayard.
Dans un pays peuplé de quelque 8 millions d’habitants, les 2, 6, 9, 22 ou 36 membres fondateurs du FLN, n’avaient aucune légitimité pour parler ni pour agir au nom et pour le compte du peuple algérien. Le groupe des 36 était composé de transfuges du MTLD. Tout au plus, ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Par ailleurs, il n’avait pas consulté, préalablement, le peuple algérien avant de déclarer une guerre longue, hasardeuse, fratricide et dévastatrice. En fait, l’aventure du premier novembre 1954 était un coup d’Etat meurtrier contre la personne de Monsieur Messali al Hadj, le père incontesté et incontestable du nationalisme algérien et de ses partisans.
Les coups de feu symboliques du 1er novembre 1954 étaient : irréfléchis, irresponsables, illégitimes, antidémocratiques, graves, lourds conséquences. Ils ont fait naître, chez les algériens, un complexe sectaire de supériorité aux primaux déclencheurs ? Après près d’un demi siècle de la fin de la guerre d’Algérie, alors que plus de 90% des algériens sont nés après guerre ou ils n’avaient pas l’âge, entre 1954 et 1962, de prendre les armes contre le colonialisme, d’être exclus au profit d’une minorité d’anciens pseudo moudjahidin, d’enfants de chouhada et d’anciens vétérans de la guerre d’Algérie qui, au nom d’une légitimité révolutionnaire à tout le moins douteuse, imposent encore, avec insolence, de manière sectaire, leurs dictature à toute la société algérienne ?
A noter qu’en 1954, seuls le MTLD de Messali al Hadj, l’UDMA de Ferhat Abbas, étaient doté d’une légitimité populaire incontestable et les oulémas, de Ben Badis, étaient très influents dans tous les rouages de la société algérienne. Les communistes algériens et les libéraux européens avaient aussi, leur mot à dire sur l’Algérie, leur pays. Ces 5 organisations pluralistes et pluriethniques des peuples d’Algérie avaient blâmé, voire même condamné le coup de force du premier novembre 1954. Peut-être n’avaient-ils pas torts ?
Peut-être croyaient-ils davantage à la vertu de la politique qu’aux vices de la violence pour décoloniser l’Algérie. A noter qu’en France, dès 1954, Guy Mollet avait mené campagne et était élu, porté au pouvoir, sur un programme de recherche d’une solution politique à la crise algérienne. Des hommes politiques français de hauts rangs, ont informé le groupe des algérois, sauf les messalistes, de l’imminence de la décolonisation de l’Algérie. Ferhat Abbas a reconnu, par écrit, dans l’uns de ses excellents ouvrages, qu’en 1956, conformément aux conseils de ses amis politiques, il avait dissous son parti, l’UDMA et rallié le FLN.
Après avoir condamné les coups de feux symboliques du premier novembre 1954, pour rattraper le train en marche, le groupe cité plus haut, dirigé par Abane Ramdhane, tente la création d’un nouveau parti politique plus fédérateur, plus fréquentable, croyait-il, pour diriger des négociations de paix encours. Dans un premier temps, ce groupe va tenter de convaincre la direction extérieure de dissoudre le FLN et de rallier un parti à naître. Abane Ramadhan a dépêché : Ben Khedda, Louanchi et Temmar à San Remo (Italie) pour soumettre leur projet à cette direction extérieure du FLN. Là où le trio algérois s’attendait à rencontrer Mohamed Khider, par eux jugé plus malléable, ils ont trouvé en face d’eux l’inflexible Ahmed Ben Bella. Comme il est prévisible, très vite, leur conversation tourne au vinaigre. Rendu fou de rage par une proposition qu’il avait jugée indécente, voir même injurieuse, leur vis-à-vis, leur claque les talons. A partir de ce moment là, les relations FLN/Centralistes et/ou groupe d’Alger seront émaillées, jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, par des méfiances réciproques voire même de règlements de comptes sanglants.
Cependant, avant le congrès de
A partir du moment où la délégation extérieure du FLN a refusé de s’auto dissoudre et de rallier le mouvement des algérois, les services français vont aider ces derniers à renverser la direction du FLN historique. Le général Jouhaux, dans l’un des ses ouvrages consacrés à l’Algérie, a accusé les services français d’avoir organisé le congrès de
Monsieur Ali Kafi, officier de l’ALN et participant au congrès, président du haut Conseil d’Etat (1992), a révélé, dans ses mémoires, qu’avant le congrès de
A noter que les 6 wilayat d’Algérie, la fédération de France, la délégation extérieure du FLN, l’armée des frontières, n’étaient pas équitablement représentées au congrès de
En effet, à peine deux mois après la clôture des travaux de
Le premier GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) n’était-il pas, aussi, l’œuvre des mêmes services? Présidé par Ferhat Abbas, pharmacien de profession et homme politique, bien estimé par le microcosme politique colonial, mais il n’était révolutionnaire ni malin. C’était un agneau entouré d’incultes, d’assoiffés de pouvoir. A noter qu’au début des années 70, alors qu’il était âgé de quelque 75 ans, il s’était fait roulé, jusqu’au coup, dans la farine par des bergers chèvres montagnards de la sécurités militaire algérienne et des services marocaines dans une affaire dite du : « Cap Sigli ». A 75 ans révolus, avec l’aide de la sécurité militaire algérienne et marocaine, notre brave Ferhat Abbas voulait entamer une carrière de révolutionnaire, monter ses petits maquis pour renverser le régime de Boumediene. Plût à Allah qu’il eût réussi. Ferhat Abbas était à la fois : un juste et un grand naïf. En fait, face à des finasseries d’analphabètes montagnards, il n’était pas dans son élément. Qu’Allah ait son âme,
Le congrès de
Le congrès de
En décembre 1954, les services égyptiens étaient déjà entièrement infiltrés par : le MI6 britannique, le Mossad israélien,
Aussi, dès le printemps de 1958, la wilaya 4 va passer sous le contrôle des éléments félons infiltrés par les services français dans les rangs des nationalistes. A la même époque, l’un des hauts responsables de cette wilaya, Omar Oussedik, alias si Taiéb, avait voyagé entre Larhat (Villebpourg) et Alger, à bord d’une voiture d’un notable de Gouraya, sous la protection des services français. Et probablement, d’Alger au Caire, via Paris, sous la même protection. Aussi, ce brave Monsieur avait été nommé, dans le premier GPRA (09.09.1958) secrétaire d’Etat chargé de l’information.
Limites de la trahison et l’héroïsme de l’action politique. Omar Oussedik, par exemple, qui avait connu la grande misère du peuple, l’enfer des maquis, a compris que dans un combat opposant des fellah analphabètes et illettrés, affamés, à moitié nus, dépourvus de moyens…, ne faisaient pas le poids contre une puissance mondiale, membre de l’OTAN, maîtrisant : air, mer et terre. Par conséquent, la voie politique était la plus appropriée, plus rapide et la moins coûteuses en vie humaine pour accéder l’indépendance l’Algérie. Il avait donc agit en bon père de famille, en homme politique responsable, en toute bonne foi. Aussi, le colonel Si Sallah (Mohamed Za’moum) et le commandant Si Lakhdar, tous deux de la wilaya 4, en se rendant au palais de l’Elysée (Paris) pour y rencontrer le Général de Gaulle, avaient agi avec patriotisme et un courage politique exemplaire. Cependant, Il existe des éléments matériels difficilement contestables, selon lesquels Boumediene et certains de ces compagnons, étaient des agents félons soigneusement sélectionnés avant d’être recrutés et infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens. A noter que dès 1954, en Egypte, le futur Boumediene passait son temps à chercher querelle à la délégation extérieure du FLN. Au Maroc et en Tunisie, il avait servi de point de ralliement aux pseudo déserteurs de l’armée coloniale. C’est grâce à eu qu’il s’était emparé du pouvoir et s’y était maintenu jusqu’à sa mort en 1978.
La raison d’être de Boumediene était le pouvoir pour le pouvoir. Pour être sûr d’arriver à ses fins, il avait éliminé tout combattant valeureux qui pouvait lui barrer la route du pouvoir. H. Boumediene a assassiné plus de valeureux combattants nationalistes que n’ont tué 12 généraux coloniaux de la trempe de Massu. Il avait servi de point de ralliement à des éléments félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens en Tunisie et au Maroc, qu’il avait protégés promus et utilisés pour réaliser ses funestes desseins. C’est grâce à eux qu’il a accédé au pouvoir et s’y était maintenu pendant 13 ans.
A l’heure où les dirigeants algériens font appel aux services américains et au Mossad israélien, à des lobbies sionistes français pour dénigrer leurs adversaires, pour se protéger d’autres algériens, se dotent de tout un arsenal : marins, aérien et terrestre non pas pour se protéger d’un ennemi étranger mais pour empêcher ses jeunes (Harragas) dynamiques, les plus diplômés, de fuir l’enfer algérien, n’est-ce pas la faute au boumediénisme ? Si Boumediene n’était pas aveuglé par l’éclat et l’ivresse du pouvoir, il aurait vu que son entourage, ceux qui l’ont porté au pouvoir, n’étaient pas des patriotes, ils n’aspiraient pas à le devenir.
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