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nour.h

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Vendredi 18 Avril 2008
 

Le site Internet http://www.lemaghrebin.com , dans sa livraison du 31.03.2008, a publié, entre autres articles : un texte portant sur les techniques de manipulations : politiques, militaires et psychologiques des : « Groupes armés  extrémistes ». Ce texte est sans doute éclairant mais insuffisant pour situer : manipulateurs, manipulés et les ravages de cette pieuvre ravageuse, avant, pendant et après la guerre d’Algérie (1954-1962). Par ailleurs, tout au plus, le général britannique, Kitson, présenté par le Maghrébin comme un expert en matière de manipulations, n’est, en réalité, qu’un modeste emprunteur de méthodes machiavéliques employées, notamment durant la guerre d’Algérie, par les services français qui ont bénéficié d’un soutien massif : israéliens, américains, allemands, anglais, espagnols, italiens, suisses, arabes et, même de délateurs algériens, de hauts rangs,  infiltrés dans les rangs de leurs coreligionnaires nationalistes.

Rappelons d’abord que durant le second conflit mondial, plus précisément entre juin 1940 et mai 1945, la France n’existait plus en tant que nation souveraine. Pendant 4 années, elle avait fait l’objet d’une humiliante occupation militaire par le 3éme Reich. Les : « 40 millions de pétainistes », (titre d’un ouvrage de l’historien H. Amouroux), se sont livrés à une collaboration peu glorieuse et à des règlements de comptes particulièrement cruels.

Dès 1942, l’ONU avait inscrit dans sa charte : « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». L’Angleterre, la Belgique , la Hollande , qui avaient vaincu le nazisme et le fascisme ou qui on été par eux moins outragées que leur consoeur française, ont, dès la fin du second conflit mondial, suggéré voire contraint leurs sujets colonisés à revendiquer leur indépendance. La France blessée, faiblie, divisée, aux institutions politiques archaïques…, pouvait-elle conserver son empire colonial ? N’était-il pas plus urgent pour elle de refluer de ces colonies que pour les colonisés de demander leur indépendance ? N’avait-elle pas besoin d’une bonne et facile guerre contre un pays arriéré, le temps de tourner la page de son douloureux passé récent, de rénover ses institutions, d’atténuer ses divisions internes, de se réconcilier avec elle-même ?

 En 1958, le Général de Gaulle, fraîchement porté au pouvoir, dans son célèbre discours de Dakar, ne s’était-il pas époumoné : « Que ceux qui veulent leur indépendance-la prennent ».

 Est-il nécessaire de rappeler que la France d’après 1945, comparée à l’Algérie de la même époque, restait un pays à la pointe du progrès, une relative puissance : politique, économique, militaire, industrielle, technologique, culturelle et membre de l’OTAN ? Par conséquent, la guerre d’Algérie avait opposé une nation moderne à des tribus archaïques, divisées, qui semblent s’être mises définitivement d’accord pour ne jamais se mettre d’accords. 

De pareilles peuplades traditionnelles avaient surtout besoin d’être abondamment et longuement baptisée  d’eau glacée pour les réveiller de leur torpeur plurimillénaire. Hélas ! Leurs prédateurs coloniaux et indigènes vont leur administrer de puissants anesthésiants, les flatter en les qualifiant de peuple : « révolutionnaire », « progressiste », « anticolonialiste », «boutefeu de l’impérialisme», pourfendeur du sionisme » et khorti-khroti. N’est-ce pas que les flatteurs vivent  au détriment des misérables qui les écoutent ?  

 Au19éme, par exemple, il était plus aisé, pour une nation de moyenne puissance, de conquérir, militairement, des pays très lointains, de les coloniser, de soumettre leurs populations arriérées et de les administrer qu’à une superpuissance, au 20éme siècle, malgré que la Charte de l’ONU reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de décoloniser politiquement, une colonie frontalière.

 Avant d’examiner : la légitimité, les desseins, les conséquences du congrès de la Soummam (août 1956), il faut aussi examiner l’opportunité, la légitimité et les conséquence du 1er novembre 1954.

 Avant le 1er novembre 1954, la trentaine de chefs « révolutionnaires » algériens étaient connus, soigneusement fichés par les services français. Gilbert Meynier a révélé que l’un des neuf pères historiques de cette révolution venait d’être fraîchement : « sauvé du naufrage de l’alcool et de la drogue », a-t-il écrit, en citant sa source. (Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN.1954-1962. Fayard.

Dans un pays peuplé de quelque 8 millions d’habitants, les 2, 6, 9, 22 ou 36 membres fondateurs du FLN, n’avaient aucune légitimité pour parler ni pour agir au nom et pour le compte du peuple algérien. Le groupe des 36 était composé de transfuges du MTLD. Tout au plus, ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Par ailleurs, il n’avait pas consulté, préalablement, le peuple algérien avant de déclarer une guerre longue, hasardeuse, fratricide et dévastatrice. En fait, l’aventure du premier novembre 1954 était un coup d’Etat meurtrier contre la personne de Monsieur Messali al Hadj, le père incontesté et incontestable du nationalisme algérien et de ses partisans.

Les coups de feu symboliques du 1er novembre 1954 étaient : irréfléchis, irresponsables, illégitimes, antidémocratiques, graves, lourds conséquences. Ils ont fait naître, chez les algériens, un complexe sectaire de supériorité aux primaux déclencheurs ? Après près d’un demi siècle de la fin de la guerre d’Algérie, alors que plus de 90% des algériens sont nés après guerre ou ils n’avaient pas l’âge, entre 1954 et 1962, de prendre les armes contre le colonialisme, d’être exclus au profit d’une minorité d’anciens pseudo moudjahidin, d’enfants de chouhada et d’anciens vétérans de la guerre d’Algérie qui, au nom d’une légitimité révolutionnaire à tout le moins douteuse, imposent encore, avec insolence, de manière sectaire,  leurs dictature à toute la société algérienne ?

A noter qu’en 1954, seuls le MTLD de Messali al Hadj,  l’UDMA de Ferhat Abbas, étaient doté d’une légitimité populaire incontestable et les oulémas, de Ben Badis, étaient très influents dans tous les rouages de la société algérienne. Les communistes algériens et les libéraux européens avaient aussi, leur mot à dire sur l’Algérie, leur pays. Ces 5 organisations pluralistes et pluriethniques des peuples d’Algérie avaient blâmé, voire même condamné le coup de force du premier novembre 1954. Peut-être n’avaient-ils pas torts ?

 Peut-être croyaient-ils davantage à la vertu de la politique qu’aux vices de la violence pour décoloniser l’Algérie. A noter qu’en France, dès 1954, Guy Mollet avait mené campagne et était élu, porté au pouvoir, sur un programme de recherche d’une solution politique à la crise algérienne. Des hommes politiques français de hauts rangs, ont informé le groupe des algérois, sauf les messalistes, de l’imminence de la décolonisation de l’Algérie. Ferhat Abbas a reconnu, par écrit, dans l’uns de ses excellents ouvrages, qu’en 1956, conformément aux conseils de ses amis politiques, il avait dissous son parti, l’UDMA et rallié le  FLN.

 Après avoir condamné les coups de feux symboliques du premier novembre 1954, pour rattraper le train en marche, le groupe cité plus haut, dirigé par Abane Ramdhane, tente la création d’un nouveau parti politique plus fédérateur, plus fréquentable, croyait-il, pour diriger des négociations de paix encours. Dans un premier temps, ce groupe va tenter de convaincre la direction extérieure de dissoudre le FLN et de rallier un parti à naître. Abane Ramadhan a dépêché : Ben Khedda, Louanchi et Temmar à San Remo (Italie)  pour soumettre leur projet à cette direction extérieure du FLN. Là où le trio algérois s’attendait à rencontrer Mohamed Khider, par eux jugé plus malléable, ils ont trouvé en face d’eux l’inflexible Ahmed Ben Bella. Comme il est prévisible, très vite, leur conversation tourne au vinaigre. Rendu fou de rage par une proposition qu’il avait jugée indécente, voir même injurieuse, leur vis-à-vis, leur claque les talons. A partir de ce moment là, les relations FLN/Centralistes et/ou groupe d’Alger seront émaillées, jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, par des méfiances réciproques voire même de règlements de comptes sanglants.

 Cependant, avant le congrès de la Soummam (1956), des pourparlers préliminaires à des négociations pour la décolonisation de l’Algérie avaient déjà eu lieu, au moins en 4 reprises : au Caire, à Rome, à Brioni et à Belgrade. Selon Fethi Dib, le patron des Moukhabarat égyptiennes, en 1955, le ministre français des affaires étrangère, Monsieur Antoine Piney, à l’occasion d’une visite officielle en Egypte, avait expressément demandé à Djamel Abd el Nasser (Rais égyptien), d’aider les algériens à ressembler leurs idées, à présenter une revendication cohérente, légitime, politiquement acceptable par les français qui étaient prêts à les examiner sérieusement.  Ces démarches ne pouvaient aucunement être ignorées par la coalition d’Alger puisque l’un des leurs, Mohamed Yazid, avait participé, au moins en deux reprises, à deux de ces rencontres préliminaires entre le FLN et des émissaires du gouvernement français.

 A partir du moment où la délégation extérieure du FLN a refusé de s’auto dissoudre et de rallier le mouvement des algérois, les services français vont aider ces derniers à renverser la direction du FLN historique. Le général Jouhaux, dans l’un des ses ouvrages consacrés à l’Algérie, a accusé les services français d’avoir organisé le congrès de la Soummam dans le dos de l’état major de l’armée française.

Monsieur Ali Kafi, officier de l’ALN et participant au congrès, président du haut Conseil d’Etat (1992), a révélé, dans ses mémoires, qu’avant le congrès de la Soummam , Abane Ramdhane avait eu des contacts suivis avec des représentants de la puissance coloniale. Cela ne veut nullement dire qu’il était un traître. Comme indiqué plus haut,  avant et après lui, d’autres algériens ont participé à des tables rondes avec des représentants coloniaux. Les négociateurs d’Evian n’étaient pas des traîtres. Dans un conflit il y a toujours eu des rencontres secrètes entre les belligérants. Monsieur Bourgès Maunoury, hommes politique français de haut rang, reconnaît dans son ouvrage : « Un républicain convaincu », qu’avant le congrès de la Soummam , Abane Ramdhane avait expressément sollicité les autorités françaises pour lui désigner Monsieur Vincent Monteil comme unique interlocuteur. Le même Abane Ramdhane avait condamné à mort tout autre algérien que lui qui jouerait à : « l’interlocuteur valable ». Et, à  la même cruelle peine, tout : « Messaliste conscient ».

 A noter que les 6 wilayat d’Algérie, la fédération de France, la délégation extérieure du FLN, l’armée des frontières, n’étaient pas équitablement représentées au congrès de la Soummam. Par ailleurs, les membres les plus influents de ce congrès, avaient blâmé le déclenchement de la lutte armée déclenchée le 1er novembre 1954. Par conséquent, sa légitimité est discutable. Par ailleurs, les principales décisions prises lors de ce congrès : « Primauté de l’intérieur sur l’extérieur et  du politique sur le militaire », n’étaient que de la poudre aux yeux.

 En effet, à peine deux mois après la clôture des travaux de la Soummam , avant même que l’ancre de la charte ne sèche, le 22 octobre 1956, dans un acte historique de piraterie aérienne civile, les services français vont décapiter la direction extérieure du FLN. Et sept mois après le congrès de la Soummam , en février 1957, ceux qui avaient décrété la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et du politique sur le militaire, vont accourir vers l’extérieur, vers un exil doré, pour y confisquer les places libérées par les services français et devenir colonels (militaire), se vêtir en kaki.

Le premier GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) n’était-il pas, aussi, l’œuvre des mêmes services? Présidé par Ferhat Abbas, pharmacien de profession et homme politique, bien estimé par le microcosme politique colonial, mais il n’était révolutionnaire ni malin. C’était un agneau entouré d’incultes, d’assoiffés de pouvoir. A noter qu’au début des années 70, alors qu’il était âgé de quelque 75 ans, il s’était fait roulé, jusqu’au coup,  dans la farine par des bergers chèvres montagnards de la sécurités militaire algérienne et des services marocaines dans une affaire dite du : «  Cap Sigli ». A 75 ans révolus, avec l’aide de la sécurité militaire algérienne et marocaine, notre brave Ferhat Abbas voulait entamer une carrière de révolutionnaire, monter ses petits maquis pour renverser le régime de Boumediene.  Plût à Allah qu’il eût réussi. Ferhat Abbas était à la fois : un juste  et un grand naïf. En fait, face à des finasseries d’analphabètes  montagnards, il n’était pas dans son élément.  Qu’Allah ait son âme,

 Le congrès de la Soummam avait souligné l’esprit tribal (expression de F. Abbas), des algériens qui étaient divisés, incapables de présenter une revendication d’indépendance cohérente et politiquement acceptable par l’adversaire qui n’en demandait pas autant pour gagner un temps qui lui était précieux pour accompagner son régime d’assembler, la 4éme république, à sa dernière demeure, rénover ses institutions politiques, inaugurer une nouvelle république et la consolider. Aussi, toutes les classes politiques françaises, de droite comme de gauche, avaient exploité les sanglants évènements d’Algérie pour consolider leurs positions. Sans ces évènements dramatiques pour le peuple algérien, toutes confessions confondues, le Général de Gaulle ne serait jamais revenu au pouvoir.

 Le congrès de la Soummam et les luttes internes pour le pouvoir qui s’en était suivie ont prolongé la guerre d’Algérie d’au moins 4 années, des plus meurtrières. Temps indispensable à la classe politique française pour tourner la page de sa collaboration avec le nazisme, de recadrer sa politique, mais surtout indispensable aux services coloniaux  pour éliminer physiquement et/ou politiquement des cadres nationalistes gênants, pour former d’autres chefs indigènes félons, pour les infiltrer dans les rangs de leurs adversaires, les doter d’une ancienneté indispensable pour acquérir une légitimité révolutionnaire au nom de laquelle le pouvoir sera par eux confisquer dès après la décolonisation de l’Algérie.

 En décembre 1954, les services égyptiens étaient déjà entièrement infiltrés par : le MI6 britannique, le Mossad israélien, la CIA , américaine et autres services de pays membres de l’OTAN, d’un projet des services égyptiens de doter le front ouest (Maroc) du FLN, vu par  l’occident comme une : « organisation terroriste », d’armes de guerre. Le SDECE et ses alliés vont procurer les armes et les moyens de transports maritimes pour concrétiser ce projet. Comme moyen de transport, le SDECE avait orienté les services de Fethi Dib vers une épave hors d’usage : coque rongée par la rouille et machines bloquées par une longue immobilisation dans un coin perdu de Port Saïd. La remise en état de naviguer de cette épave avait nécessitée pas moins d’un mois de travaux acharnés et coûteux pour le FLN. C’est encore le SDECE qui avait recruté : Ibrahim al Nial et Milan Bachiche, deux agents notoires des services occidentaux, comme membres d’équipage. Au temps révolu de sa splendeur, ce bateau baptisé : « Dinah », avait appartenu à Dinah, autrefois princesse d’Egypte et reine de Jordanie d’antan. En effet, en décembre 1954, Dinah, la femme, n’était plus ni princesse d’Egypte ni reine de Jordanie. La monarchie égyptienne avait été renversée en juillet 1953 et le petit roi Hossein de Jordanie l’avait répudié depuis belle lurette. Contrairement aux affabulations de Boumediene selon lesquelles Dinah était : « piquée de progressisme », « En voyage de noce en Espagne »,  en 1954, Dinah était en désarroi, complètement ruinée. C’est après la décolonisation de l’Algérie, à l’occasion d’une cérémonie organisée par l’ambassade d’Algérie en Egypte que Dinah avait enfin après que son yacht d’antan avait servi la cause des nationalistes algériens. En effet, en février 1955, sous le contrôle des services occidentaux alliés de la France coloniale, Dinah, le yacht, va embarquer, au petit matin, au port d’Alexandrie, quelques pétoires et un groupe de 7 algériens dont un certain Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, qui vont faire une croisière sur un yacht royal jusqu’à Nador (Maroc espagnol à l’époque). Pourquoi les 6 autres compagnons de Boumediene demeurent-ils à ce jours, quasi anonymes ? A noter que suite à l’affaire dite de : « Nemenchia », d’une tentative d’assassinat montée par Abd al Nasser contre lui-même, pour faire croire à son peuple qu’il avait la baraka, le gérant du yacht royal, un notable égyptien, avait été condamné à mort pas contumace et il a disparu depuis.

 Aussi, dès le printemps de 1958, la wilaya 4 va passer sous le contrôle des éléments félons infiltrés par les services français dans les rangs des nationalistes. A la même époque, l’un des hauts responsables de cette wilaya, Omar Oussedik, alias si Taiéb, avait voyagé entre Larhat (Villebpourg) et Alger, à bord d’une voiture d’un notable de Gouraya, sous la protection des services français. Et probablement, d’Alger au Caire, via Paris, sous la même protection. Aussi, ce brave Monsieur avait été nommé, dans le premier GPRA (09.09.1958) secrétaire d’Etat chargé de l’information.

 Limites de la trahison et l’héroïsme de l’action politique. Omar Oussedik, par exemple, qui avait connu la grande misère du peuple, l’enfer des maquis,  a compris que dans un combat opposant des fellah analphabètes et illettrés, affamés, à moitié nus, dépourvus de moyens…, ne faisaient pas le poids contre une puissance mondiale, membre de l’OTAN, maîtrisant : air, mer et terre. Par conséquent, la voie politique était la plus appropriée, plus rapide et la moins coûteuses en vie humaine pour accéder l’indépendance l’Algérie. Il avait donc agit en bon père de famille, en homme politique responsable, en toute bonne foi. Aussi, le colonel Si Sallah (Mohamed Za’moum) et le commandant Si Lakhdar, tous deux de la wilaya 4, en se rendant au palais de l’Elysée (Paris) pour y rencontrer le Général de Gaulle, avaient agi avec patriotisme et un courage politique exemplaire. Cependant, Il existe des éléments matériels difficilement contestables, selon lesquels Boumediene et certains de ces compagnons, étaient des agents félons soigneusement sélectionnés avant d’être recrutés et infiltrer dans les rangs des nationalistes algériens. A noter que dès 1954, en Egypte, le futur Boumediene passait son temps à chercher querelle à la délégation extérieure du FLN. Au Maroc et en Tunisie, il avait servi de point de ralliement aux pseudo déserteurs de l’armée coloniale. C’est grâce à eu qu’il s’était emparé du pouvoir et s’y était maintenu jusqu’à sa mort en 1978.

 La raison d’être de Boumediene était le pouvoir pour le pouvoir. Pour être sûr d’arriver à ses fins, il avait éliminé tout combattant valeureux qui pouvait lui barrer la route du pouvoir. H. Boumediene a assassiné plus de valeureux combattants nationalistes que n’ont tué 12 généraux coloniaux de la trempe de Massu. Il avait servi de point de ralliement à des éléments félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes algériens en Tunisie et au Maroc, qu’il avait protégés promus et utilisés pour réaliser ses funestes desseins. C’est grâce à eux qu’il a accédé au pouvoir et s’y était maintenu pendant 13 ans.

 A l’heure où les dirigeants algériens font appel aux services américains et au Mossad israélien, à des lobbies sionistes français pour dénigrer leurs adversaires, pour se protéger d’autres algériens, se dotent de tout un arsenal : marins, aérien et terrestre non pas pour se protéger d’un ennemi étranger mais pour empêcher ses jeunes (Harragas) dynamiques, les plus diplômés, de fuir l’enfer algérien, n’est-ce pas la faute au boumediénisme ? Si Boumediene n’était pas aveuglé par l’éclat et l’ivresse du pouvoir, il aurait vu que son entourage, ceux qui l’ont porté au pouvoir, n’étaient pas des patriotes, ils n’aspiraient pas à le devenir.

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