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nour.h

Pseudo: nour.hCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Dimanche 18 Mai 2008

Au 13éme siècle, Ibn Khaldoun avait constaté qu’en jeune enfant était ouvert aux deux culture : bien et mal. On ne peut exceller que dans un seul art, a-t-il précisé. J’ai longtemps pensé que ce verdict tranché peut être, exceptionnellement, démenti ou relativiser. Je me suis trompé.Vers le milieu des années 80, l’historien algérien, Mohamed Harbi, avait, quant à lui,  constaté : « …il existe des mafia dans tous les pays du monde. En Algérie, dit-il encore, c’est la mafia qui gouverne… ». La situation n’a pas changée depuis. 

 En avril 1999, de tous les patins candidats aux élections présidentielles algériennes, je pensait que l’enfant d’un illustre personnage, Taleb Ibrahim, que je ne connaissais que de nom, sans jamais l’avoir rencontré, pouvait être le meilleurs des 6 vieux lévriers rabatteurs du non moins géronte et sénile Abdelaziz de Bouteflika, un assoiffé de pouvoir, qui a le don de prolonger l’agonie de l’Algérie et d’accentuer la misère d'un peuple qui lui est étranger, qui n'est pas le sien. 

De tout le personnel apolitique algérien : « pires que les bêtes », selon Aristote, c’est Taleb Ibrahimi qui m’avait longtemps paru comme étant relativement intègre, pouvant être sevrer de la pensée unique et curable du totalitarisme.

Issu d’une modeste famille patriote, n’ayant que le militantisme pour tout héritage,  pour rester dans la lignée des miens et de la famille révolutionnaire algérienne, pour honorer la mémoire de nos valeureux martyrs, défendre la dignité bafouée du peuple auquel j’appartiens, depuis fort longtemps, j’ai pris un engagement d’honneur, en vers moi-même, de faire ce que je pourrais, là où je me trouverais, avec les moyens dont je disposerais… pour dénoncer l’arbitraire, quelque soit le tyran et quelque soient ses victimes et les motifs invoqués pour légitimer l’arbitraire et la barbarie. Et, pour éviter une ignominieuse catastrophe générale que je voyais et entendais se mettre en marche depuis le début des années 70.

Aux élections présidentielles d’avril 1999, j’ai soutenu la candidature de Ahmed Taleb Ibrahimi. Sans que ce candidat le sache, je m’étais procuré des tracts et des affiches que j’avais reproduits, équipé ma voiture en matériel d’affichage, mobilisé des copains, parcouru les marchés et autres lieux publics, à mes frais, pour distribuer les tracts. Braver des nuits fraîche et pluvieuses pour afficher, dans les endroits les mieux fréquentés et les plus visibles. Pour les besoin de la cause, ayant affaire à une population abrutie, voire même, fanatisée par la pensée unique, dépolitisée. J’avais développé un slogan : « Votez, cette fois-ci votre voie ne sera pas perdue ».

 

A tort, j’avais cru que si Taleb Ibrahimi, Aït Ahmed, Mouloud Hamchrouche, par exemple, s’étaient engagés dans la bataille c’est que le scrutin allait être enfin ouvert, propre et honnête.  Que néné ! Que néné ! Ils se sont trompés et ils ont fourvoyé le peuple dans leur sillage. Les élections présidentielles de 1999 étaient les plus sales de toute la misérable histoire de l’Algérie. Elles ont porté à la tête d’un pays malade, un Néron sénile, un cruel masochiste qui se réjouit des malheurs du peuple et  de la prolongation de son agonie.

 

 

Taleb vient d’écrire ses mémoires. Il s’agit en réalité d’une apologie du boumediénisme, du totalitarisme, du crime, de la corruption, du fascisme, du fanatisme et de la barbarie.

 

 

 

Qui était Houari Boumediene ? Nous rappelons encore une fois que Mohamed Boukharouba était un agent des services spéciaux coloniaux recruté, en 1954, en Egypte, instrumentalisé avant d’être infiltré dans les rangs des nationalistes algériens au Maroc et en Tunisie. Houari Boumediene a tué plus de valeureux combattants algériens que 12 généraux salopards de l’envergure d’Aussaresses. H.B était devenu le point de ralliement de félons infiltrés par l’ennemi dans les rangs des nationalistes algériens pour y former une 5éme colonne.

 

 

 

 C’est avec le soutien de pseudo déserteurs, douteux, de la 25éme heure, qu’il a confisqué l’indépendance de l’Algérie, les villas coloniales, les fonds de commerce, les domaines agricoles et livré les algériens à l’arbitraire de la toute puissante sécurité militaire algérienne.

 

 

13 ans de pouvoir absolument de H. B. ont absolument désincarné l’Algérie de ses valeurs et le peuple de sa culture. Saad Saadi, un autre pantin politique algérien, qui se doit de connaître les ficelles du pouvoir, avait écrit, après 1989 : « … En Algérie, les grosses fortunes de la corruption ont été constituées à l’époque de Boumediene ». Avant d’ajouter : « Je dirai que Chadli a démocratisé la corruption ».

 

 

  H. B avec le soutien de sbires félons, s’est emparé du pouvoir au nom de la légitimité révolutionnaire. Au nom de cette même légitimité, il a liquidé physiquement et/ou politiquement tous les symboles de cette même la révolution.

 

 L’Algérie de 1962 n’est plus reconnaissables dans l’Algérie de 2008. Où est passé l’Algérie d’antan ? Le grenier à blé de Rome, de Byzance, de la grande armée napoléonienne ? Et la légendaire solidarité et « nif » (honneur) du peuple algérien ?

 

 

 

 Par millions, si toutefois on leur ouvrait les portes de l’exile, la sève de l’Algérie, ses jeunes cadres et diplômés, se jetteraient dans une eau infestée de requins, jonchée de danger, pour fuir l’Algérie, le boumediénisme, sans se retourner.  Sont-ils des fous ?

 

 

 Comment un despote aveugle, comme H.B., qui a assassiné des dizaines de milliers d’algériens, ruiné l’agriculture algérienne,  livré l’Algérie à la mafia, aux opportunistes, puisse-t-il encore trouver grâce aux yeux de Taleb Ibrahimi ?

 

 

 Certes, ni les esclavagistes, ni les colonialistes, ni les impérialistes, ni Staline, ni Hitler, ni Mussolini, ni Pinochet… ne manqueront de nostalgiques pour les célébrer. En rendant un hommage apologétique à Boumediene, Taleb Brahimi a-t-il pensé aux millions d’Algériens : injustement arrêtés, cruellement persécutés et torturés, arbitrairement exécutés ou contraints à l’exile par son démiurge ?

 

 

 Que les personnes que j’ai abordées pour leur tendre un tract, tenter de les convaincre, qu’aux élections présidentielles de 1999, contrairement aux simulacres des élections passées, que leur voix allait enfin compter, sachent, si toutefois j’avais réussi à surmonté leur légitime méfiance, que je les ai trompée de bonne foi. A présent, j’ai la conviction qu’Ahmed Taleb est le parfait produit d’un pouvoir totalitaire, sanguinaire et anti-populaire. Comme tous les produits d’un pouvoir malfaisant, Taleb n’a reçu que la culture de servir, aveuglément, les puissants et d’asservir le peuple, les faibles. Il est incapable de faire le bien quand bien même il le voudrait, son « ouazi’ » (sa morale, sa conscience, son cliquet de non-retour), comme dit Ibn Khaldour, l’en empêcherait. Comme tous ses lugubres compagnons de du despote Houari Boumediene, Taleb est animé par un seul et unique désir : devenir tyran à la place du tyran.

 

 

 Le moment n’est-il pas encore venu pour juger le boumediénisme non pas à coups de slogans mais l’aune de ses œuvres. Après bientôt un demi siècle du boumediénisme, dans quel état général : culturel, politique, économique, social, sanitaire, infrastructures routières, les vieux immeubles haussmanniens, de grand standing se trouvent-ils ? Aussi doit-il être jugé au travers de son entourage. L’écrasante majorité des responsables qui continuent à ronger l’Algérie, ne sont-ils pas des proches du despote, les produits les plus achevés du boumediénisme ?

 

 

 

  Si aujourd’hui, le gaz et le pétrole, qui ne sont pas les œuvres du boumediénisme mais un don de la nature, permettent encore au misérable peuple algérien de colmater sa faim, de maintenir sa tête hors d’une eau marécageuse, d’éviter l’asphyxie, qu’en sera-t-il  le jour d’après le gaz et pétrole ?

 

Je dédie mon texte à toutes les victimes de l’arbitraires du boumediénisme, aux faibles, au petit peuple algérien qui endure une enfer totalitaire planifié par l’ancienne puissance coloniale, mis en œuvre par Boumediene et sa sécurité militaire

 

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