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Mardi 20 Mai 2008

 

Le New York Times  (journal américain) du 28 avril 2008, a révélé qu’en 2002, pas moins de 75 experts de très hauts rangs : politologues, historiens, économistes, stratèges militaires…ont été soigneusement sélectionnés, préalablement instruits par les services de Donald Rumsfeld et de Paule Wolfowitz, le Pentagone et la Maison Blanche , la CIA et le FBI, avant d’être infiltrés dans les plus grands médias, notamment des télévisions américaines. Ces laveurs de cerveaux et forgeurs d’opinion ont été relayés par les agences de presses du monde entier y compris arabes. Leurs buts ? Vendre les guerres d’Afghanistan et d’Iraq à l’opinion publique occidentale et aux dirigeants arabes. Selon le même journal, selon le temps passé à l’antenne, les prestations de ces experts oscillaient entre 500 et 1000 dollars US. A noter qu’à ce jour, à notre connaissance, aucune de ces chaînes de télévisions mastodontes n’a jugé utile de démentir les révélations du New York Times.

 

 Cette campagne de manipulation de l’information avait fait basculé plus de 70% de l’opinion mondiale, y compris les dirigeants arabes, dans le camp des va-t-en guerre totale contre : les talibans, Saddam et l’Islam et des musulmans, alias « terroristes ».

 

Aussi, faut-il admettre que les plus éminents intellectuels du monde : prix Nobel, universitaires, experts en tout genres… n’ont rien vu venir. Paul Wolfowitz et Ronald Rumsfeld, l’équipe de George Bush, les lobbies de l’armement…, ont vendu, aux occidentaux et aux dirigeants arabes, la guerre d’Afghanistan et d’Iraq comme des petits pains.

 

Si, entre 2002 et 2007, à l’ère d’innombrables sources d’information et d’Internet, les plus éminents cerveaux du monde ont été abusés, roulés dans la farine, instrumentalisé, façonnés comme de l’argile molle par des agents du Pentagone, comment les algériens d’entre 1954 et 1962, analphabètes et illettrés, livrés à l’anarchie, démunis…, pouvaient-ils résister aux plus grands manipulateurs machiavéliques de tous les temps ?

 

A noter que les services spéciaux français et leurs indéfectibles alliés occidentaux et le Mossad israélien, leurs yeux, leurs oreilles et leur bras armé au Moyen Orient et au Maghreb, disposaient de moyens humains et matériels insoupçonnés par les algériens.

 

 Aussi, depuis la fin du second conflit mondial, le nazi français, Paul Aussaresses, était l’un des fondateurs des services homicide du 11éme choc, le bras armé du SDECE (services de documentation extérieure et du contre espionnage). Sa dernière sortie médiatique a trouvé des échos inespérés dans la presse algérienne. Pourquoi ces médias aux ordres sont-ils si attentifs aux propos d’un criminel comme Paul Aussaresses ? Ne craignent-ils pas de le voir faire des révélations compromettantes pour leurs félons et mafieux nourriciers ?

 

Les services français, qui regardent et écoutent le monde arabe et musulman avec les yeux et les oreilles d’Israël, sont, depuis les années 50 du siècle dernier, les meilleurs manipulateurs du monde. Aussi, le criminel de référence, Paul Auissaresses, est le père fondateur des escadrons de la mort : brésiliens, paraguayens, uruguayens, chiliens, argentins, colombiens, etc.

 

Aussi, le fasciste français, Paule Aussaresses, a enseigné aux forces spéciales américaines, à Fort Benning (Georgie) et à Fort Bragg (Caroline du nord), les arts de torturer et d’assassiner, sans aucune forme de procès, l’adversaire. Les méthodes employées par les forces américaines à Guantanamo et Abou Ghrib (Iraq), sont celles de Paul Aussaresses mises en œuvres en Algérie entre 1954 et 1962.

 

Peut-on connaître ces méthodes ?  Dans sa dernière livraison : « Je n’ai pas tout dit », le criminel de guerre Paul Ausaresses déclare : « Lorsqu’un responsable des services spéciaux était relevé, il emportait avec lui archives et documents. Les criminels de guerre et criminels contre l’humanité, conscients de la gravité de leurs crimes, laisseraient-ils des archives qui pourraient le confondre, les exposer à des poursuites éventuelles ? Evidemment que non ! Les : « Archives » de la guerre d’Algérie, actuellement consultables sont les produits de manipulateurs machiavéliques. Elles ne servent qu’à fourvoyer le chercheur, à le transformer en porteur d’eau au moulin de criminels manipulateurs.

 

Aussi, la honte de la République française, Paul Aussaresses, a avoué qu’il a infiltré des agents simple et des agents doubles dans les rangs des nationalistes algériens. Quelle est la différence entre un agent simple et un agent double ? Pourquoi les médias algériens n’ont-ils pas retenu ces aveux ? Qui veulent-ils protéger ?

 

Au début des années 70, Roger Wybot, patron de la DST a déclaré :

 

« …L’infiltration d’agent double dans les réseaux adverses, la manipulation de chefs de wilayas, se révéleront suprêmement efficaces. Avec notre accord (DST) et la complicité de l’armée française, nos agents FLN., montent également des opérations bidon, de manière à se couvrir de gloire aux yeux de l’état major du Caire et de Tunis. Chaque fois, nous organisons tout nous-mêmes pour rendre le coup rebelle totalement crédible. Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents doubles vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major F.L.N. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoints (colonel et lieutenant colonel) de wilaya… (1) ».

 

Dans sa dernière livraison : « Je n’ai pas tout dit », le Nazi français, Paul Aussaresses révèle que dès 1955, il avait manipulé et infiltré des agents simples et doubles dans les rangs des nationalistes algériens. Pourquoi ces révélations anciennes et récentes, n’ont-elles pas retenu l’attention de : historiens, chercheurs et spécialistes de la guerre d’Algérie ? Et, pourquoi la presse algérienne, qui se bat désespérément pour se donner l’apparence d’une presse libre, ne met-elle pas son doigt dans l’engrenage des manipulations coloniales et tenter de débusquer les agents félons, simples ou doubles ? A qui profite le silence de ces médias?

 

Que savons-nous de Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene ? Il a certes fait quelques études coraniques à Héliopolis, banlieue de Guelma, fréquenté quelque temps l’université de Kattania de Constantine, s’être frotté le dos contre les piliers de la Zitouna , pendant quelques mois, sans toutefois y laissé ses empruntes, absorbé quelques bols de soupes de fèves à al Azhar, en Egypte. Mais, jusqu’à sa mort, il était resté d’un niveau primaire, sans aucun diplôme d’études supérieures. Par ailleurs, dès 1953, en Egypte, il avait manifesté une haine implacable à l’égard des membres de la délégation extérieure du MTLD. Cela ne pouvait échapper aux services anglo-israélo-français, très actifs à l’époque au pays des pharaons. Nous savons, avec certitude, que le DINAH, le bateau qui avait embarqué, en février 1955, à Alexandrie et débarqué, en mars 1955, à Nador espagnol (Maroc), Mohamed Boukgarouba et ses six compagnons, qui demeurent à ce jours anonymes, avait été remis en état de naviguer par les services français et les deux membres d’équipages : Ibrahim al Nial et Milan Bachich étaient deux agents notoires de SDECE. Boumediene était un agent des services français. Mais était-il un agent simple ou double ? Quelle différence y a-t-il entre ces deux types d’agents ?

 

D’abord, de manière générale, pour compenser leur grande ignorance, les dirigeants primaires imposent à leur misérable peuple un régime totalitaire, la pensée unique et refusent d’entendre toute autre opinion que la leur. Chacun sait, sans doute, que pour pourrir un cageot de fruits ou de légumes, il suffit d’y mettre un seul fruit ou un seul légume pourris pour pourrir le tout. Pour pervertir une organisation politique, une société, une association, il suffit d’y infiltrer des brigands incultes de tout acabit : proxénètes, drogués, alcooliques, voleurs à la tire, prostituées, etc. Un passage éclair dans les rangs d’une organisation honorable n’absous pas les crimes des nouveaux convertis. Tout comme un pèlerinage à la Mecque n’absous ni crimes commis ni à commettre. Un criminel, un félon, un voleur, un alcoolique, un drogué, doit être pris en charge socialement et non pas hisser aux plus hautes fonctions d’un Etat. L’agent simple est un destructeur par nature, il nuit à la cause qu’il prétend servir, il agit de façon autonome.  Un pays qui tombe sous la botte d’un tel personnel a-t-il un avenir ?   Le bilan général d’un demi siècle de totalitarisme, boumédiénisme, de la pensée unique… est-il digne de louanges ?

 

Un agent double est un être doué d’intelligence, calculateur, politisé. Avant de dissoudre son parti, UDMA et de rallier le FLN., Monsieur Ferhat Abbas avait déclaré et écrit qu’il avait agit conformément aux conseils de ses amis politiques français. Pendant toute la guerre d’Algérie, Monsieur Krime Belkacem était resté un honorable correspondant du colonel Jaquin, le patron du BEL (bureau d’études et de liaison) et de Monsieur Edmond Michelet, un homme politique français de haut rang.  

 

(1) Philippe Bernert, Roger Wybot, « La bataille pour la DST  », presse de la cité, 1975, page 449 et suivantes.,

 

 

 

 

 

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